Entre tempêtes, chutes de pierres et vertige glacé : les secrets inavoués du tournage d’‘Alex Hugo’, la série qui défie la mort dans les montagnes des Cévennes

Les téléspectateurs la voient comme une série poétique et sauvage, où un ancien flic cherche la paix dans les montagnes. Mais derrière les paysages à couper le souffle d’« Alex Hugo », se cache une réalité tout autre : une aventure humaine et technique extrême, où chaque épisode ressemble à une expédition polaire. De Briançon aux Cévennes, les conditions de tournage sont si dures qu’elles flirtent parfois avec le danger.
Des montagnes impitoyables, une équipe au bord du gouffre
Dès l’aube, les techniciens chargent les caméras, les câbles et les projecteurs dans des 4×4 cabossés. Les routes s’effacent rapidement, remplacées par des sentiers d’un mètre de large. « On a dû monter le matériel avec des ânes ! » se souvient en riant Muriel Aubin, assistante réalisatrice, encore marquée par la peur d’une chute vertigineuse.
Chaque déplacement devient une épreuve : des torrents à franchir, des glaciers à escalader, des falaises à longer sous un vent coupant. À 3000 mètres d’altitude, l’oxygène manque, les mains gèlent, et les caméras refusent parfois de fonctionner. Mais pour Delphine Wautier, la productrice, pas question de tricher.
« Tout ce qu’on voit à l’écran est vrai. Pas d’effets spéciaux, pas de fond vert. C’est la nature brute, et notre équipe face à elle. »
La météo, ennemie invisible mais redoutable
Là-haut, les éléments dictent leur loi. Un matin de septembre, le ciel s’assombrit brutalement. En quelques minutes, le tournage se transforme en cauchemar : des bourrasques de neige s’abattent, les routes se ferment, les véhicules s’enlisent. « On a cherché désespérément une sableuse pour dégager la route, » raconte la directrice de production, Catherine Jurquet.
Résultat : la scène du jour, initialement prévue sous un grand soleil, se tourne sous un manteau blanc.
Olivier Langlois, le réalisateur, en rit encore :
« Le matin, on filmait sans neige. L’après-midi, tout était blanc. Il a fallu réécrire la scène sur place, adapter les dialogues, changer la lumière… C’est ça, Alex Hugo : rien n’est jamais prévisible. »
Des tournages dignes d’une expédition d’alpinisme
Il y a deux ans, l’équipe s’est aventurée sur le glacier de la Meije, à 3200 mètres d’altitude. Huit guides de haute montagne, un médecin urgentiste, des cordes, des crampons, des casques : tout est calculé au millimètre.
Les crevasses, profondes de 70 mètres, menacent à chaque pas.
« Les guides nous indiquaient où poser le pied, » confie Muriel Aubin. « Un faux mouvement, et c’était la chute. »

Samuel Le Bihan, lui, refuse la peur. Acteur principal et âme de la série, il tient à faire lui-même la majorité de ses cascades.
« Il grimpe, il rame, il court, il se gèle. Il veut ressentir ce que vit Alex Hugo, » souligne Langlois. « Le week-end, il s’entraîne à l’escalade pour rester crédible. »
Lors d’une séquence sur le glacier, il doit chuter sur une paroi enneigée. Un cascadeur le double, mais Samuel insiste pour refaire lui-même certaines prises. « Le froid vous ronge les os, le vent glace la peau, mais cette authenticité, on la voit à l’écran, » confie-t-il.
Quand la nature se rebelle
La montagne n’est pas qu’un décor : c’est un personnage à part entière. Et parfois, elle décide de se défendre.
Un jour de tournage près d’un torrent, la production se retrouve bloquée par une transhumance de 1800 moutons. Les animaux envahissent le chemin, impossible d’avancer.
« On a attendu trois heures que les bergers les fassent passer, » rit encore un technicien. « C’est ça aussi, le charme du tournage ! »
Mais d’autres jours, le ton est moins léger. Un rocher se détache soudain d’une paroi, frôle un cameraman. Plus loin, une rafale arrache une tente de régie. Chaque minute peut basculer dans le drame.
« Tourner en montagne, c’est accepter qu’on ne contrôle rien. Ni la météo, ni la lumière, ni même les animaux, » résume Wautier.
Un lac vidé, des plans à recommencer
L’imprévu ne vient pas toujours du ciel. Ce printemps, le lac de Serre-Ponçon, censé servir de décor, se vide subitement pour travaux. Catastrophe : impossible de tourner les scènes prévues au bord de l’eau.
« On a dû tout repousser en fin de tournage, attendre qu’il se remplisse à nouveau, » raconte la réalisatrice. « Un contretemps monstrueux, mais ça valait le coup. Les images finales sont magnifiques. »
Une aventure humaine avant tout
Derrière la dureté du terrain, il y a surtout une solidarité rare. Techniciens, acteurs, guides, cuisiniers : tous partagent le même quotidien rude et exaltant. Les repas se font dans le froid, autour d’un réchaud. Les rires résonnent malgré les lèvres gelées.
« C’est une famille, » confie Le Bihan. « Quand on tourne là-haut, on se soutient, on s’écoute. Il n’y a plus de star ni de technicien, juste une équipe soudée. »
Chaque épisode devient une épopée, chaque plan une victoire contre les éléments. « On rentre épuisés, mais heureux, » souffle Muriel Aubin. « Parce qu’on sait qu’on a filmé quelque chose de vrai. »

Le prix du réalisme
Ce réalisme a un coût : blessures, matériel détruit, journées perdues. Mais la production assume.
« Le public sent la différence, » affirme Delphine Wautier. « Cette authenticité, cette respiration de la montagne, c’est ce qui fait le succès d’‘Alex Hugo’. »
Et les chiffres lui donnent raison : la série, lancée en 2014, rassemble des millions de téléspectateurs à chaque diffusion. Dans un paysage audiovisuel saturé de fictions aseptisées, elle incarne un retour à la nature, à la lenteur, à l’essentiel.
Au-delà du polar, une leçon de vie
Pour Samuel Le Bihan, Alex Hugo n’est pas seulement un personnage : c’est une philosophie.
« Il fuit la violence des villes pour trouver la paix dans la nature. Mais la montagne le met face à lui-même. C’est une métaphore de notre époque : on cherche tous à respirer, à revenir à l’essentiel. »
Et si la série fascine autant, c’est peut-être parce qu’elle capture ce lien fragile entre l’homme et le monde sauvage.
Conclusion : la beauté née du danger
Des tempêtes de neige aux torrents glacés, des moutons rebelles aux glaciers meurtriers, « Alex Hugo » est plus qu’une fiction : c’est une épopée humaine, tournée au bord du vide.
Là où beaucoup reculeraient, eux avancent, caméra à la main, cœur battant, défiant la montagne pour offrir au public des images aussi réelles que vertigineuses.
Et quand le générique défile, personne ne devine que, derrière chaque plan, il y a parfois du sang, de la peur, et beaucoup de courage.
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