« Une vie de larmes derrière les paillettes » : L’effroyable solitude et les secrets tragiques de Brigitte Bardot révélés

On la croyait bénie des dieux, née sous une bonne étoile, parée de beauté, de gloire et d’argent. Pourtant, derrière le mythe planétaire de “BB”, se cachait une réalité bien plus sombre, faite de cicatrices indélébiles, de rejets cruels et d’une souffrance physique et morale que les flashs des photographes n’ont jamais su éclairer. Aujourd’hui, alors que l’icône aborde le crépuscule de sa vie, le voile se lève sur l’existence véritablement tragique de celle qui fut l’objet de tous les fantasmes. Loin de la “dolce vita” tropézienne, c’est le portrait d’une femme profondément blessée et seule qui émerge.

L’enfance volée : le traumatisme originel

Tout commence dans un appartement bourgeois de Paris, où le luxe apparent dissimule une froideur glaciale. Brigitte Bardot ne grandit pas dans l’amour, mais dans la rigueur. Ses parents, Louis et Anne-Marie, imposent un code strict : on se vouvoie, on ne montre pas ses émotions, on obéit. La petite Brigitte se sent “inférieure”, “laide”, écrasée par les critiques maternelles incessantes sur son apparence.

Mais le drame fondateur, celui qui scellera son destin, est d’une cruauté sans nom. Ses parents tuent “Noireau”, son lapin apprivoisé et seul ami, pour le servir au dîner familial. Ce jour-là, en mangeant son compagnon sous la contrainte, quelque chose se brise en elle. Ce traumatisme explique peut-être à lui seul pourquoi, des décennies plus tard, elle choisira de sauver les animaux plutôt que de fréquenter les hommes. Cette trahison parentale a planté les graines d’une méfiance éternelle envers l’espèce humaine.

La maternité rejetée : “Un cercueil” dans le ventre

Si l’enfance fut dure, l’âge adulte ne lui apporta pas l’apaisement espéré, notamment dans son rapport à la maternité. Les révélations sur sa grossesse, survenue lors de son mariage avec Jacques Charrier, sont d’une violence inouïe. Dans ses mémoires, Bardot ne mâche pas ses mots, comparant le fœtus à une “tumeur” qui se nourrissait d’elle, et son ventre arrondi au “couvercle d’un cercueil”.

Elle avoue avoir tenté de provoquer une fausse couche en se frappant le ventre, un geste de désespoir absolu face à un rôle de mère qu’elle ne se sentait pas prête à assumer. “Je préférais accoucher d’un petit chien”, lâchera-t-elle plus tard. Ces mots terribles ont creusé un fossé infranchissable avec son fils, Nicolas. Un procès retentissant s’ensuivra, le fils réclamant des dommages et intérêts pour l’exposition publique de cette douleur privée. Aujourd’hui encore, cette blessure reste ouverte, témoignant de l’incapacité de l’icône à trouver sa place dans les schémas familiaux traditionnels.

La gloire comme une prison et l’envie d’en finir

Le monde entier l’enviait, mais elle ne rêvait que de fuir. Propulsée sex-symbol international avec “Et Dieu… créa la femme”, Bardot a vécu sa célébrité comme une agression permanente. “Chaque fois que le tournage commençait, j’avais des poussées d’herpès”, confie-t-elle, symptôme physique d’un rejet viscéral de ce milieu artificiel.

La dépression, cette compagne fidèle et toxique, ne l’a jamais quittée. “J’ai vraiment voulu mourir à certains moments”, admet-elle. Les tentatives de suicide, les pilules avalées pour échapper à la pression, racontent une tout autre histoire que celle des couvertures de magazines sur papier glacé. Elle cherchait l’amour fou pour combler le vide, enchaînant les passions avec Vadim, Trintignan, Gainsbourg, mais finissant toujours par se retrouver face à elle-même et à son mal-être.

Le calvaire physique et la solitude choisie

Les dernières années de sa vie ressemblent à un huis clos médical et psychologique. Frappée par un cancer du sein en 1983, elle commence par refuser la chimiothérapie, persuadée que le traitement est pire que le mal, avant de céder grâce à l’insistance de son amie Marina Vlady. Aujourd’hui, c’est l’arthrose qui la cloue sur des béquilles. Pourtant, elle refuse l’opération qui pourrait la soulager, terrifiée à l’idée de ne pas se réveiller de l’anesthésie.

“Ma vie a été une succession de brefs moments de joie et de terribles épreuves”, résume-t-elle. Recluse à La Madrague, elle a fait le vide autour d’elle. “Je hais les humains”, répète-t-elle, préférant la compagnie silencieuse et fidèle de ses animaux. Son mari, Bernard d’Ormale, est le dernier rempart entre elle et ce monde extérieur qu’elle exècre.

Brigitte Bardot aura passé son existence à chercher la liberté, pour finalement s’enfermer dans une solitude hautaine et douloureuse. Son histoire n’est pas un conte de fées, c’est une tragédie moderne : celle d’une femme qui a tout eu, sauf peut-être l’essentiel : la paix avec elle-même et avec les autres.