« Un Dos Tres » : Kendji Girac, Léo et Théo P Transforment le Prime de la Star Academy en Une Fête Explosive Contre la Haine

« Un Dos Tres » : Kendji Girac, Léo et Théo P Transforment le Prime de la Star Academy en Une Fête Explosive Contre la Haine

Le plateau de la Star Academy 2025 n’est jamais un lieu de repos. C’est une arène de tensions, de rêves brisés et d’espoirs fulgurants, où chaque prime est un jugement, une étape vers la lumière ou l’élimination. Le huitième prime, diffusé le vendredi 5 décembre 2025 sur TF1, n’a pas dérogé à la règle. Intitulé « intense et riche en surprises » par la production, il s’est notamment distingué par la difficulté des défis imposés – comme le montage d’une comédie musicale en seulement trois jours – et par des duos prestigieux.

Au milieu de cette pression écrasante, où l’on a vu la candidate Lily être éliminée, laissant dix élèves encore en lice, une performance a fait office de véritable exutoire : le trio formé par l’artiste invité Kendji Girac et les académiciens Léo et Théo P. Sur les notes entraînantes de « Un Dos Tres », la scène du studio 217 s’est transformée en une bulle de fête, d’énergie latine et de joie pure, offrant aux élèves et au public une bouffée d’air frais indispensable.

Le retour de Kendji Girac au château, après quelques semaines d’absence, était en soi un événement attendu. L’artiste, figure humble et populaire de la chanson française – qui a récemment prouvé son immense cœur lors d’un concert solidaire pour les pompiers de l’Aude –, incarne la réussite par la simplicité. En s’associant à Léo et Théo P, il n’a pas seulement partagé une chanson ; il a offert aux deux élèves un moment de grâce, loin des calculs et du stress des évaluations.

Le Défi de l’Authenticité face à la Pression

La Star Academy n’est pas qu’une école de chant, c’est une machine à émotions. Pour les académiciens, chaque prestation est une preuve de leur évolution, une ligne dans leur CV, mais aussi un moment de vulnérabilité. Théo P., en particulier, a connu un parcours émotionnel intense dans l’aventure. On se souvient de sa prestation touchante sur « Quand je marche » de Ben Mazué lors du Prime 2, une chanson qui révélait ses doutes, sa pudeur et son besoin de se libérer.

Face à la pression de la compétition, le fait de se retrouver en duo avec un artiste aussi festif que Kendji Girac sur un titre tel que « Un Dos Tres » est une libération. Le morceau, tout en rythme, exige non pas la perfection technique, mais l’abandon, la joie et l’énergie contagieuse. C’est un moment où l’on oublie le « banc des nommés » et la peur de la sortie.

Léo et Théo P, qui doivent tous deux prouver leur capacité à habiter la scène et à transmettre des émotions variées, ont trouvé dans ce duo une occasion en or. C’est dans ce genre de performance, où le lâcher-prise est roi, que les vraies personnalités se révèlent. L’alchimie entre les trois hommes a été immédiate : Kendji, avec sa guitare et son sourire désarmant, a naturellement encouragé les deux élèves à se défaire de leurs inhibitions, à embrasser la légèreté de la pop festive. Le trio a transformé la scène en une place de village espagnole, rappelant les origines et la chaleur du style de Kendji.

Pour des élèves qui ont été plongés dans le stress de monter une comédie musicale en un temps record – une preuve supplémentaire de l’intensité de cette saison –, cette incursion dans le genre festif était vitale. Elle leur a permis de se ressourcer, de retrouver le plaisir brut de la scène, loin de la tension des « battles » et des jugements techniques.

La Bulle de Joie Face au Cyberharcèlement

L’éclat de cette performance festive prend une dimension tragique et symbolique inattendue lorsqu’on la replace dans le contexte général de cette saison de Star Academy. L’émission, loin de rester un simple divertissement, a été confrontée à une dure réalité du monde médiatique : le cyberharcèlement.

La production, TF1 et Endemol, a été contrainte d’adresser un message d’une gravité inédite au public, rappelant la nécessité de « respecter les candidats ». De nombreux messages agressifs, relayés quotidiennement sur les réseaux sociaux, ont ciblé les élèves, forçant la production à engager « des démarches auprès des autorités compétentes ».

Cette vague de haine en ligne – un phénomène que d’autres personnalités comme Cyril Hanouna affrontent régulièrement dans la sphère médiatique – rappelle que la célébrité est une épée à double tranchant. Elle offre la lumière de la scène, mais expose à l’ombre des commentaires anonymes et destructeurs.

Dans ce climat toxique, le duo « Un Dos Tres » est apparu comme un acte de résistance par la joie. C’était une bulle de bonheur pur, une parenthèse enchantée de trois minutes où l’ambiance contagieuse a chassé la noirceur des réseaux. La musique festive, en invitant au pas de danse et au sourire (un pasito para adante, un pasito para atrás), est devenue un bouclier contre l’agressivité.

La performance de Léo et Théo P avec Kendji est donc plus qu’un moment de télévision ; elle est un message. C’est le rappel que même dans l’adversité et face à la violence des jugements extérieurs, la sincérité et la passion peuvent créer un moment de partage et d’unité. Les jeunes académiciens, en s’abandonnant à la fête, ont montré une résilience admirable, prouvant que leur cœur est assez grand pour ne pas se laisser ronger par la négativité.

Kendji : La Solidarité de la Star Populaire

Le rôle de Kendji Girac dans cette séquence est essentiel. Kendji, que l’on a vu se mobiliser pour les pompiers après les incendies de l’Aude, incarne une certaine forme de noblesse médiatique : celle qui utilise sa notoriété pour des causes justes et pour soutenir la nouvelle génération.

Son retour au château en tant qu’artiste invité était un soutien moral majeur pour les élèves. Il est l’exemple vivant que l’on peut réussir sans se prendre au sérieux, que l’humilité et la joie sont des valeurs qui paient. En choisissant un titre aussi populaire et dansant, il a donné à Léo et Théo P l’occasion de montrer une facette de leur personnalité souvent éclipsée par le stress des évaluations.

L’alchimie visible sur scène a été saluée par les chroniqueurs et les internautes, qui ont vu dans ce trio un moment de vérité. C’est l’essence même de la Star Academy : le croisement entre les étoiles établies et les espoirs de demain. Kendji n’était pas là pour juger, mais pour partager, pour offrir un tremplin de pure énergie positive.

Conséquences sur la Course à la Victoire

À l’issue de ce prime, la pression a fait sa victime, Lily, mais Léo et Théo P ont poursuivi l’aventure, désormais parmi les dix derniers élèves en compétition. Leur performance avec Kendji pourrait avoir un impact psychologique majeur, leur offrant un regain de confiance nécessaire dans cette phase cruciale du jeu.

Le public, qui est l’arbitre final des éliminations (et qui a été invité à voter pour sauver deux candidats parmi les nommés suite à une nouvelle règle allégeant la pression), est sensible à l’authenticité et à la progression. L’image laissée par ce trio – celle de la joie pure, de l’énergie partagée et de la capacité à embrasser le divertissement total – est un atout non négligeable.

En conclusion, le duo Kendji Girac, Léo et Théo P sur « Un Dos Tres » n’était pas qu’une séquence musicale. C’était le triomphe de la joie sur la tension, de l’unité sur la haine en ligne, et de la simplicité sur la complexité d’une compétition télévisée intense. En faisant danser la Star Academy, Kendji a offert aux deux élèves non seulement un moment mémorable, mais une leçon vitale : dans le monde médiatique, c’est souvent en lâchant prise et en célébrant la vie que l’on gagne les cœurs. Et dans cette saison marquée par les excès et les polémiques, cette bulle de fête a été, pour tous, le plus beau des cadeaux.