« Traînée dans la boue » : Santa riposte et dénonce les « mensonges » après l’attaque de l’entourage de Slimane au cœur du Téléthon

« Traînée dans la boue » : Santa riposte et dénonce les « mensonges » après l’attaque de l’entourage de Slimane au cœur du Téléthon

Le Téléthon est l’un de ces rares événements qui parvient à suspendre, ne serait-ce que pour un week-end, le cynisme et les divisions habituelles du paysage médiatique. Il est une parenthèse enchantée dédiée à la générosité et à l’espoir. Malheureusement, l’édition 2025 a vu cette bulle de bienveillance éclater sous le poids d’une controverse inattendue, plaçant la marraine de l’année, la talentueuse Santa, au centre d’une tempête médiatique d’une violence inouïe. Accusée d’avoir usé de son influence pour écarter le populaire duo Slimane et Vitaa de la programmation, la chanteuse a d’abord fait face à la vague de déferlement, avant de briser le silence pour livrer un témoignage poignant qui révèle le coût humain des rumeurs.

La saga a été un cas d’école de la manière dont une simple allégation, nourrie par l’absence de faits et amplifiée par les réseaux sociaux, peut se transformer en un lynchage public, même autour d’une cause aussi sacrée que celle de la recherche médicale. Mais, si Slimane avait choisi l’élégance d’une réponse artistique, et France Télévisions la froideur d’un démenti institutionnel, c’est la réaction de Santa, empreinte d’une sincérité brute, qui a finalement donné la pleine mesure de ce qu’implique d’être « traînée dans la boue ».

Le Feu aux Poudres : L’Allégation et le Verdict Populaire

Tout a commencé par le constat de l’absence du duo Slimane et Vitaa. Ces artistes, qui jouissent d’une popularité transversale et d’une capacité à mobiliser les foules, semblaient des incontournables de l’événement. L’information, relayée par certains médias, suggérait que Santa, artiste à l’esthétique singulière et marraine fraichement nommée, aurait exercé un « veto » pour ne pas partager la scène avec ses collègues.

L’idée qu’un « caprice d’artiste » puisse primer sur l’intérêt supérieur d’une œuvre caritative a immédiatement heurté la sensibilité du public. Les réseaux sociaux, tribunal de l’instantanéité, ont rapidement condamné Santa. Le portrait d’une diva égoïste, cherchant à imposer sa vision artistique au détriment de l’unité et des dons, s’est imposé. Ces attaques étaient d’autant plus douloureuses que le rôle de marraine est avant tout un engagement bénévole, basé sur le don de soi et la visibilité. Voir cet engagement noble perverti en querelle d’égos est un symptôme révélateur des mœurs numériques actuelles.

Pendant que l’onde de choc se propageait, l’attente d’une clarification devenait insoutenable. Le silence des protagonistes, ou leur réponse mesurée, ne faisait qu’accroître la suspicion.

La Réplique Mesurée : L’Art Contre la Guerre

La première voix à s’élever, de manière indirecte, fut celle de Slimane. Faisant preuve d’une maturité remarquable, il a choisi l’apaisement. Sa publication sur Instagram, montrant une ancienne collaboration musicale avec Santa et légendée d’un simple « C’est tout », a été interprétée comme un refus de nourrir la rumeur d’une quelconque animosité personnelle. Ce geste, qui célébrait leur respect artistique mutuel, a permis de calmer une partie du jeu médiatique.

Pourtant, cette tentative de désescalade n’a pas suffi à éteindre l’incendie logistique et politique qui couvait derrière les caméras. L’absence du duo demeurait inexpliquée de manière satisfaisante, et c’est là que l’institution a dû intervenir.

France Télévisions, par la voix de ses producteurs, a publié un communiqué catégorique. La teneur était claire : la marraine n’a jamais eu de pouvoir décisionnel sur la programmation. Les choix sont éditoriaux et assumés par la production seule. Ce démenti, froid et technique, visait à protéger l’intégrité de l’événement et à dédouaner totalement Santa, soulignant que les attaques contre elle étaient basées sur des « allégations mensongères ». Dans la logique institutionnelle, le cas était clos : la rumeur était fausse, Slimane et Vitaa n’étaient simplement pas programmés.

L’Estocade du Manager : Un Récit Contre l’Autre

Mais c’est le manager de Slimane et Vitaa, Saïd Boussif, qui a relancé la machine à rumeurs avec une virulence spectaculaire. Contestant ouvertement la version officielle, il a posté un message cinglant qui a remis en question l’honnêteté de la production et le désintéressement de l’artiste.

Sans jamais nommer Santa directement, ses phrases étaient des flèches acérées, pointant du doigt un « caprice » et une volonté d’« arranger des egos », détournant ainsi « une action dédiée à des enfants malades ». Le ton était celui de la dénonciation d’une injustice profonde, suggérant que des considérations purement personnelles et des jeux de pouvoir avaient coûté à Slimane et Vitaa leur place dans ce moment de solidarité. Cette intervention a créé un schisme parfait : d’un côté, le déni institutionnel et la version apaisée de Slimane ; de l’autre, l’accusation explosive d’un manager affirmant détenir la vérité des coulisses.

Ce conflit de narratifs, orchestré sur la place publique, a créé une pression insoutenable sur celle qui restait la figure de proue de cette 39e édition : Santa. C’est à ce moment, au pic de la controverse, que la chanteuse a choisi de parler avec son cœur.

Santa brise le silence : « J’ai été traînée dans la boue après des mensonges »

Après avoir encaissé les coups et laissé l’institution se défendre pour elle, Santa a finalement livré son propre récit, révélant la profonde blessure que ces accusations ont infligée. Sa réaction, d’une franchise désarmante, a replacé la controverse dans sa dimension humaine.

« J’ai été traînée dans la boue après des mensonges. » Cette citation, aussi simple que puissante, est un cri de détresse. Elle exprime la violence du jugement sans appel, la difficulté d’être exposé aux attaques personnelles, et le sentiment d’impuissance face à une rumeur qui vous échappe. Santa a souligné à quel point la concentration sur cette polémique était « terrible » pour l’événement, détournant l’attention de l’objectif fondamental : lever des fonds pour la recherche.

Sa défense n’était pas seulement une négation des faits, mais une affirmation de ses valeurs. Elle a réitéré son engagement total et désintéressé pour la cause, s’étonnant de devoir se justifier sur des allégations aussi viles. Son émotion est palpable : elle a été jugée et condamnée par l’opinion publique pour un acte qu’elle n’a, selon ses dires et le communiqué officiel, jamais commis.

Le véritable enjeu de la prise de parole de Santa n’était pas de donner raison à une partie contre l’autre, mais de dénoncer la culture du mensonge et de l’acharnement qui peut détruire l’image d’un artiste en quelques clics. Elle rappelle, avec force, que derrière le rôle de « marraine » se trouve une femme, une artiste, sensible et vulnérable aux calomnies.

L’Héritage Toxique d’une Polémique Stérile

L’affaire Slimane, Vitaa et Santa restera un moment marquant dans l’histoire récente du Téléthon. Elle illustre parfaitement l’emprise du spectacle médiatique sur la réalité. En l’absence de preuves irréfutables pour étayer l’une ou l’autre version, le public est laissé avec un goût amer : celui du doute.

Qui disait la vérité ? France Télévisions, dont la neutralité est un impératif de service public, ou le manager de Slimane, dont la mission est de défendre farouchement les intérêts de ses artistes ? Les tentatives d’apaisement de Slimane et la défense émotionnelle de Santa suggèrent qu’il n’y a peut-être pas eu de conflit personnel, mais une faille communicationnelle ou logistique exploitée par des tierces parties pour créer du drame.

Ce qui est certain, c’est que cette polémique a volé une partie de la lumière qui aurait dû être braquée sur les chercheurs et les malades. En étant « traînée dans la boue », Santa a payé le prix fort d’une rumeur, rappelant à tous que la solidarité, même télévisée, est un terrain où les egos et les allégations peuvent causer des dommages considérables. Il reste à espérer que le succès des dons viendra, malgré tout, réaffirmer la seule vérité qui compte : celle de la générosité nationale.