“Si la Star Ac a un impact sur toi, je m’en voudrais” : La Révélation Bouleversante de Leslie Lemarchal sur l’Angoisse Secrète de Grégory au Sommet de sa Gloire

Pour des millions de Français, l’automne 2004 reste gravé comme un moment de grâce télévisuelle. L’éclosion d’un ange à la voix d’or, Grégory Lemarchal, sur le plateau de la Star Academy. On se souvient de son talent, de sa force, de sa victoire éclatante. On pensait avoir tout vu, tout partagé de cette ascension fulgurante. Pourtant, près de vingt ans après, sa sœur cadette, Leslie, vient de lever le voile sur une facette méconnue de cette période. Une confidence intime, presque déchirante, qui révèle l’anxiété profonde qui rongeait le jeune artiste au moment même où la France tombait amoureuse de lui.

La gloire, pour Grégory, n’était pas qu’une lumière. C’était aussi une source d’inquiétude. Pas pour lui, mais pour elle.

Invitée de la journaliste Dominique Lagrou-Sempère dans l’émission “Entre vous & Moi” sur Youtube, Leslie Lemarchal s’est replongée avec une émotion palpable dans ses souvenirs de cette “période délicate”. Car pendant que Grégory entrait dans le château de Dammarie-les-Lys, devenant une icône nationale en quelques semaines, elle, sa petite sœur, faisait sa rentrée en classe de première. Un tourbillon parallèle, où deux mondes entraient en collision.

Pour Leslie, la “Star Ac” n’était pas un simple divertissement. C’était devenu un métronome, un axe central de son existence. “Je vis cette expérience là, à fond en fait”, confie-t-elle. Sa vie d’adolescente était soudainement et totalement “rythmée” par celle de son frère. “Je rentre du lycée, c’est la quotidienne, je l’enregistre. Je suis la préposée aux DVD à l’enregistrement”, se souvient-elle avec un sourire. Une fois l’épisode vu et sauvegardé, seulement, elle pouvait se mettre à ses devoirs.

Cette ferveur, cette exposition soudaine de sa famille, Grégory la vivait depuis l’intérieur du château avec une acuité et une inquiétude que personne ne soupçonnait. C’est là que réside la confidence poignante de Leslie. Loin de savourer égoïstement son triomphe, Grégory était dévoré par une peur : que sa gloire ne brise la normalité et l’avenir de sa sœur.

Un jour, au téléphone, il lui a dit ces mots, qui résonnent encore si fort aujourd’hui : “Si la Star Ac a un impact sur toi, je m’en voudrais.”

Une phrase terrible et magnifique à la fois. La révélation d’un grand frère protecteur, d’une maturité stupéfiante, qui, au cœur de la machine à broyer les âmes qu’est la téléréalité, pensait moins à sa prochaine performance qu’à l’équilibre de sa cadette. “Je n’avais pas forcément besoin qu’il me dise ça pour quand même bien continuer au niveau du lycée”, précise Leslie, qui se décrit elle-même comme “très bosseuse”. Mais la phrase était lâchée, révélant la peur secrète du chanteur.

Cette angoisse fraternelle ne l’a jamais quitté de toute l’aventure. Leslie raconte comment, durant le tournage, Grégory utilisait sa précieuse et “fameuse minute” de téléphone non pas pour ses parents ou sa petite amie de l’époque, mais pour elle. “Greg, oui pour le coup c’est peut-être celui qui prenait le plus de mes nouvelles”, ajoute-t-elle. Il l’appelait pour s’assurer qu’elle tenait le coup, que la pression médiatique ne la déstabilisait pas, que ses notes suivaient.

Cette confession redessine les contours de l’homme que l’on pensait connaître. On savait l’artiste immense. On découvre un frère à l’instinct protecteur quasi paternel. “Il avait ce regard mature par rapport à ça”, analyse Leslie aujourd’hui. Loin de l’insouciance de ses 21 ans, Grégory avait compris avant tout le monde le prix de la lumière. Il avait saisi que si le château était une bulle pour lui, sa célébrité était une vague qui pouvait submerger les siens.

“Je pense qu’il avait peur pour moi par rapport à ça”, résume-t-elle avec pudeur. Une peur qui, selon elle, ne s’est pas arrêtée aux portes de la Star Academy, mais a perduré “même après avant son départ ou autre”.

Cette “période délicate” n’était donc pas celle d’une adolescente en crise, mais celle d’un frère aimant, angoissé par les conséquences de son propre rêve. Il se battait contre la mucoviscidose, il se battait pour sa carrière, et, secrètement, il se battait pour protéger sa sœur du raz-de-marée qu’il avait lui-même déclenché.

Cette révélation ne fait que renforcer l’aura de Grégory Lemarchal. Elle montre un homme dont la grandeur ne résidait pas seulement dans sa voix, mais aussi dans son cœur. Un artiste qui, au sommet de la gloire, avait peur. Pas pour lui, mais pour ceux qu’il aimait. Un grand frère, tout simplement.