Samuel Le Bihan : Le Succès d’Alex Hugo l’a-t-il “Tué” au Cinéma ? Sa Phrase Choc sur le “Chômage” Révèle une Blessure Profonde

Il est le visage rassurant des mardis soirs, le flic écolo au grand cœur qui rassemble des millions de Français devant leur poste. Samuel Le Bihan est Alex Hugo. Son succès est colossal, incontestable, populaire au sens le plus noble du terme. Pourtant, derrière cette image d’homme solide et épanoui, se cache une fêlure, une “déception” qu’il a récemment laissée échapper dans une phrase lourde de sens : “Dans un métier qui compte autant de chômage…”
Cette simple incise, lâchée au détour d’une question sur son absence remarquée des grands écrans, a l’effet d’une déflagration. Comment lui, l’un des acteurs les plus aimés et les plus “bankables” du paysage audiovisuel français, peut-il seulement prononcer le mot “chômage” ?
La déclaration de Samuel Le Bihan n’est pas une plainte. C’est un constat, à la fois lucide, amer et terriblement humain. C’est l’histoire d’un paradoxe français : le succès populaire à la télévision peut-il devenir une prison dorée, fermant à double tour les portes du “septième art” ?
Pour comprendre l’ampleur de cette déception, il faut se souvenir du Le Bihan d’avant Alex Hugo. L’acteur n’est pas né à la télévision. Il a été une figure marquante du cinéma français des années 90 et 2000. On l’a vu intense dans Capitaine Conan, magnétique et flamboyant dans le blockbuster Le Pacte des loups, drôle et touchant dans Jet Set. Il avait cette “gueule” de cinéma, capable de passer du drame d’auteur le plus pointu à la comédie populaire la plus débridée. Il appartenait à cette “famille” du cinéma.
Puis, en 2014, arrive Alex Hugo. Le succès est immédiat, foudroyant. Le Bihan trouve un rôle à sa mesure, un personnage qu’il façonne, qu’il aime, et que le public adopte instantanément. Mais ce triomphe a eu un coût invisible : il a disparu des radars du cinéma.
La machine à étiquettes, si cruelle dans le milieu artistique français, s’est mise en marche. Samuel Le Bihan n’était plus l’acteur protéiforme ; il était devenu “l’acteur de télé”.
C’est là que sa phrase sur le chômage prend tout son sens. Elle révèle une double réalité. La première est celle, évidente, d’un désir artistique inassouvi. Le Bihan est un comédien, un artiste. L’expérience de la salle obscure, le temps long du cinéma, la complexité des rôles qu’on ne trouve peut-être pas dans une série, tout cela semble lui manquer. Sa “déception” est celle d’un amant éconduit par son premier amour, le cinéma, qui ne l’appelle plus.
Il y a une forme de snobisme, très française, qui persiste. Bien que les frontières soient devenues poreuses, grâce notamment aux plateformes, le cinéma d’auteur français reste un cercle fermé. S’engager corps et âme dans une série populaire récurrente est parfois vu, non pas comme un accomplissement, mais comme une forme de facilité, voire une “trahison” artistique. En devenant Alex Hugo, Le Bihan est peut-être devenu trop populaire, trop identifiable. Les réalisateurs de cinéma, craignant que le public ne voie que le flic des montagnes, ne prennent plus le risque de l’appeler.
La seconde réalité, plus poignante encore, est contenue dans la fin de sa phrase : “…dans un métier qui compte autant de chômage…”. Ici, Le Bihan fait preuve d’une humilité et d’une lucidité rares. Il ne se plaint pas la bouche pleine. Il sait qu’il est un privilégié. Il sait que pendant qu’il exprime sa déception de ne pas tourner pour le grand écran, des milliers de comédiens, d’intermittents du spectacle, se battent pour la moindre ligne, le moindre cachet.
Il ne dit pas “je suis déçu”, il dit “j’ai presque honte d’être déçu”. Il contextualise sa propre frustration par rapport à la précarité systémique de sa profession. C’est un aveu d’une grande intelligence émotionnelle : oui, son désir de cinéma est frustré, mais il mesure sa chance d’avoir un rôle magnifique qui lui assure un travail régulier et l’amour du public.
Ce sentiment est partagé par de nombreux acteurs dans sa situation. C’est le syndrome de la “cage dorée”. Le succès télévisuel est incroyablement gratifiant. Il offre une sécurité financière que le cinéma ne garantit presque jamais, et il tisse un lien unique avec les spectateurs. Mais il est aussi un “typecasting” redoutable. Le public vous aime pour ce rôle, et l’industrie ne vous voit plus que par ce rôle.
On pense à d’autres, comme Mimie Mathy (Joséphine, ange gardien) ou Véronique Genest (Julie Lescaut), qui, malgré des tentatives, n’ont jamais vraiment réussi à “casser” leur image télévisuelle au cinéma. Samuel Le Bihan se retrouve pris dans cet étau. Il est au sommet de sa popularité, mais peut-être au creux de sa reconnaissance par la “grande famille” du cinéma.
Cette situation soulève une question plus large sur la valeur que nous accordons à nos artistes. Un acteur est-il “meilleur” parce qu’il joue dans un film d’auteur vu par 50 000 personnes, plutôt que dans une série qui en touche 5 millions ? La performance de Le Bihan dans Alex Hugo, toute en nuances, en force tranquille et en humanité, n’est-elle pas aussi exigeante, aussi “artistique”, qu’un rôle dans un drame psychologique en salle ?
La frustration de l’acteur est d’autant plus compréhensible que l’industrie elle-même a changé. Aux États-Unis ou au Royaume-Uni, le passage de la télévision au cinéma, et vice-versa, est constant. Les plus grandes stars d’Hollywood (de Meryl Streep à Matthew McConaughey) n’hésitent plus à tenir les rôles principaux de séries prestigieuses. En France, ce mouvement existe, mais un plafond de verre persiste pour les acteurs de séries “traditionnelles”, celles de TF1 ou de France Télévisions.
La déclaration de Samuel Le Bihan est un rappel brutal que derrière l’image glamour, le métier d’acteur est une lutte perpétuelle. Une lutte pour le travail, bien sûr, mais aussi une lutte pour la reconnaissance, pour le désir des autres (réalisateurs, producteurs), et pour le droit de ne pas être enfermé dans une seule case, aussi confortable soit-elle.
En parlant de “chômage”, il ne parle pas de sa situation bancaire, mais de son chômage artistique au cinéma. C’est le sentiment d’être laissé sur le banc de touche, de regarder les autres jouer le jeu qu’il aime tant.
En fin de compte, cette confession ne rend Samuel Le Bihan que plus attachant. Elle brise l’icône pour révéler l’homme. Un homme qui, malgré un succès phénoménal, partage les mêmes doutes que n’importe quel artiste : le désir d’être aimé, la peur d’être oublié, et l’envie constante de se réinventer. Sa “déception” est le signe que l’acteur est bien vivant, que le feu sacré brûle toujours. Espérons que le cinéma français, parfois si oublieux, saura entendre cet appel du pied et se souviendra de l’acteur magnétique qu’il a été, et qu’il est toujours.
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