Révélations bouleversantes : La sœur de Grégory Lemarchal brise le silence sur l’impensable. Elle dévoile la stratégie secrète et déchirante qui lui a permis de “survivre” à l’abîme laissé par son départ tragique.

Dix-huit ans après la disparition tragique de Grégory Lemarchal, sa petite sœur, Leslie, s’est livrée avec une rare sincérité sur le deuil qui a bouleversé sa vie. Invitée du podcast « Entre vous & moi », elle est revenue sur la perte de son illustre frère, évoquant tour à tour la douleur, les doutes, mais aussi la lumière qui a fini par renaître au cœur de l’épreuve.
 Anastasia Wolfstirn
Domnique Jacovides/Bestimage

Si les années passent, la mémoire de Grégory Lemarchal demeure profondément ancrée dans les esprits. Le célèbre gagnant de la Star Academy, emporté brutalement en 2007 à seulement 23 ans des suites de la mucoviscidose, a marqué toute une génération par sa voix unique, mais aussi par la bienveillance et la lumière qu’il dégageait, franchissant sans peine la barrière de l’écran.

Si ses parents ont, au fil du temps, régulièrement accepté de s’exprimer publiquement, il n’en allait pas de même pour sa petite sœur, Leslie, âgée de 19 ans au moment du drame. Aujourd’hui âgée de 37 ans, elle a choisi, à son tour, de renouer avec cette part de son histoire, en livrant une bouleversante interview à la journaliste Dominique Lagrou-Sempère dans le podcast Entre vous & moi.

« J’ai réussi à trouver le chemin de mon propre bonheur »

La maladie a toujours été présente dans la relation qui liait Grégory et Leslie Lemarchal. Petite, cette dernière n’a pourtant jamais vraiment pris conscience de sa place d’enfant « valide ». Une fois adulte, elle a réalisé le rôle qu’elle avait endossé malgré elle : celui d’une petite fille et d’une adolescente sage, « qui ne pose pas de problème ». Avec ce même élan naturel de dévotion, Leslie a ainsi volontairement laissé davantage de lumière à Grégory. « Je voulais, coûte que coûte, qu’il réussisse ce qu’il entreprenait, car c’était un moteur pour lui. Moi, ce n’était pas grave, donc j’ai investi tous mes souhaits dans ses projets à lui », a-t-elle relaté auprès de notre consœur.

À la disparition de l’ancien compagnon de Karine Ferri, Leslie a dû apprendre à se faire sa propre place, un chemin essentiel dans son processus de deuil. Cela a bien sûr demandé du temps et le passage par de nombreuses étapes. Il y a d’abord eu l’injustice et l’incompréhension, le sentiment d’être « l’enfant qui reste, qui vit ». « Pourquoi lui, pourquoi moi… », se répétait-elle alors. Est ensuite venue une forme de déni : elle s’était plongée corps et âme dans ses études, se mettant « en mode pilote automatique ». Portée par l’amour « éternel » qu’elle ressent pour son frère, qui lui a donné « la force de ne pas s’effondrer », Leslie a tout de même réussi à « survivre à son départ», mais aussi à devenir sa « propre priorité ». « J’ai réussi à trouver le chemin de mon bonheur à moi », a-t-elle ajouté avec beaucoup d’émotion. Un exemple de résilience admirable.