“Retour de Jimmy Kimmel : Ce sketch de De Niro en nouveau patron de la censure de Trump est parfait – Un moment hilarant, une satire imparable et un coup de génie qui secoue les médias et la politique américaine !”

L’acteur a fait une apparition surprise dans l’émission « Jimmy Kimmel Live ! » mardi soir, marquant le retour de l’humoriste sur ABC après sa suspension d’antenne.


Capture d’écran ABC
Robert De Niro, ici dans son sketch pour l’émission « Jimmy Kimmel Live ! » sur ABC, le 23 septembre 2025.

ÉTATS-UNIS – Le retour de Jimmy Kimmel à la télévision américaine était particulièrement attendu mardi soir. Dans son talk-show sur la chaîne ABC, l’humoriste s’est fait le chantre de la liberté d’expression, fustigeant ceux qui avaient suspendu son émission après ses remarques concernant l’assassinat de l’influenceur pro-Trump Charlie Kirk.

« Un gouvernement qui menace de faire taire un comédien que le président n’aime pas est anti-américain », a-t-il notamment affirmé. « Cette émission n’a pas d’importance. Ce qui importe, c’est que nous vivons dans un pays qui nous permet d’avoir une émission comme celle-ci », a aussi déclaré le présentateur vedette à l’entame de son traditionnel monologue d’ouverture.

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Celui-ci a aussi été égayé par une séquence surprise mettant en scène Robert De Niro (à voir en intégralité plus bas). L’acteur est apparu à distance, filmé dans un bureau dans le rôle d’un parrain de la mafia ayant pris le contrôle de la FCC, le gendarme américain de l’audiovisuel. Ce poste qui est occupé à l’heure actuelle par Brendan Carr, qui avait menacé Disney et ABC de retrait de licence mercredi dernier.

Un « rôle » taillé pour mesure pour Robert De Niro, en destructeur de la liberté d’expression au nom de Donald Trump. Il s’en est tout d’abord pris à Whoopi Goldberg, dont l’émission-débat – The View – sur ABC est restée silencieuse sur la suspension de Jimmy Kimmel la semaine dernière, avant de finalement aborder la controverse en début de semaine. « Dites à Whoopi qu’elle ferait mieux de montrer un peu de respect, sinon la seule vue qu’elle aura sera celle sous George Washington. Le pont (à New York, ndlr), pas le type », a commencé Robert De Niro, comme le retranscrit Variety.

Dans le style De Niro

Jimmy Kimmel s’est alors adressé à l’acteur pour lui faire cette remarque : « excusez-moi de vous dire cela, et vous n’êtes peut-être pas la personne à qui m’adresser, mais il semble que la FCC utilise des tactiques mafieuses pour réprimer la liberté d’expression. »

Le faux patron de l’audiovisuel américain s’est alors lancé dans une tirade ponctuée de jurons. « Qu’est-ce que tu viens de me dire, putain ? Je suis la putain de FCC. Je peux dire tout ce que je veux, putain. Écoute. C’est juste moi, Jimmy, le président de la FCC, qui te suggère gentiment de fermer ta gueule, putain », a-t-il lâché, dans un style très De Niro dont il a habitué le public dans ses films où il joue des rôles de mafieux.

« La liberté d’expression n’est plus gratuite. Nous facturons désormais au mot », a ajouté par ailleurs Robert De Niro. Lorsque Jimmy Kimmel lui a demandé combien il facturait, il a eu droit à cette explication : « cela dépend de ce que vous voulez dire. Si vous voulez dire quelque chose de gentil sur les beaux cheveux épais et blonds du président ou sur le fait qu’il se maquille mieux que n’importe quelle femme, c’est gratuit. Mais si vous voulez faire une blague du genre “il est tellement gros qu’il a besoin de deux sièges dans le jet d’Epstein”, cela vous coûtera cher »