Quand la Haine Devient Viscérale : Pierre Ménès Avoue une « Sorte de Répulsion Physique » Inexpliquée pour Patrick Sébastien et Raconte son Malaise

Quand la Haine Devient Viscérale : Pierre Ménès Avoue une « Sorte de Répulsion Physique » Inexpliquée pour Patrick Sébastien et Raconte son Malaise

Paris – Dans le paysage médiatique français, rares sont les personnalités qui osent encore s’exprimer avec une franchise aussi brute, quitte à choquer l’opinion et à ébranler les conventions. Parmi elles, deux noms s’imposent comme des figures de l’excès et de la controverse : Pierre Ménès et Patrick Sébastien. C’est le premier qui a dégainé, et la violence de ses propos, prononcés lors de l’émission Les Incorrectibles sur YouTube, a dépassé le simple cadre de la critique professionnelle pour plonger dans une aversion profondément personnelle et inexpliquée.

L’ancien consultant vedette de Canal+ n’a pas seulement dit qu’il n’aimait pas Patrick Sébastien, il a avoué ressentir pour l’animateur star une « sorte de répulsion physique ». Une expression d’une violence inouïe, qui fait de ce clash un événement médiatique d’une portée psychologique et émotionnelle saisissante, rappelant que même dans l’univers policé de la télévision, les réactions viscérales peuvent prendre le pas sur la raison.

La Confession d’un Malaise Inexpliqué

C’est dans un moment de spontanéité déconcertante, et au milieu d’un débat qui n’avait rien à voir avec lui, que Pierre Ménès a livré le fond de sa pensée concernant l’animateur de 72 ans. La confession est d’autant plus frappante qu’elle est dénuée de tout mobile rationnel ou d’une dispute passée : « J’ai une sorte de répulsion physique pour Patrick Sébastien. Je ne pourrais pas expliquer pourquoi. Il y a quelque chose qui me crispe chez lui. »

Le malaise ressenti par Ménès va au-delà de l’antipathie ou de l’agacement; il relève d’une véritable réaction corporelle. Il a raconté une anecdote qui illustre cette aversion irrépressible : « Un jour, il est rentré dans le studio où j’étais à RTL et je me suis presque senti mal. Je ne sais pas pour quelle raison. » Ce sentiment de malaise physique, cette incapacité à supporter la présence de l’autre, transforme le clash en une confrontation psychologique unique en son genre.

Ménès tente maladroitement de justifier cette réaction en évoquant des détails mineurs : « Je trouve qu’il parle fort. » Mais il admet aussitôt l’irrationalité de son jugement, soulignant la véritable nature de son rejet : « Je ne souscris à rien dans sa personnalité. » C’est l’essence même de Patrick Sébastien, son être médiatique, sa construction humaine, qui provoque chez Pierre Ménès un rejet épidermique total. Une haine irrationnelle, mais d’autant plus puissante.

Le Côté « Mon Cul » : La Cible de l’Aversion

Pour comprendre ce qui provoque une telle « crispation » chez Ménès, il faut analyser l’image que renvoie Patrick Sébastien. L’ancien animateur du Plus grand cabaret du monde est l’incarnation du populaire, du festif, du bon vivant qui ne s’interdit rien, y compris le tutoiement facile, les déguisements, et les blagues potaches. C’est un homme qui a fait de la phrase « Tu l’as vu… Mon cul » un gimmick national, symbole d’une désinvolture assumée.

C’est précisément ce côté “populiste” et exubérant qui irrite Ménès : « C’est la personne et son côté “Tu l’as vu… Mon cul” », a-t-il précisé. L’ironie est cinglante : Pierre Ménès, lui-même réputé pour son langage cru, sa franchise parfois excessive et son côté « grande gueule » qui lui a valu autant de succès que d’ennuis, critique ici l’excès d’un autre. C’est comme si le miroir des débordements médiatiques se brisait : ce que Ménès ne supporte pas chez Sébastien, c’est peut-être la version la plus débridée de la star qui n’a peur de rien, une version qui, malgré tout, lui ressemble sur le plan de la liberté d’expression.

Le Paradoxe du Soutien Politique et Professionnel

Ce qui rend l’intervention de Pierre Ménès si complexe et journalistiquement riche, c’est qu’elle n’est pas un simple acte de détestation. Elle est paradoxalement teintée d’une forme de respect professionnel et d’un soutien idéologique.

Malgré la « répulsion physique », Ménès a tenu à saluer le « combat » mené par Patrick Sébastien contre France Télévisions après son éviction. Les deux hommes se retrouvent, malgré leur antipathie personnelle, dans le camp des personnalités marginalisées, des voix fortes muselées ou écartées par l’establishment du service public. Ce point commun crée une alliance de circonstance : la haine de l’institution l’emporte sur l’aversion personnelle.

Mieux encore, Pierre Ménès a reconnu sans détour la qualité et l’impact des programmes de Sébastien. Il a estimé que Le Grand cabaret du monde était une émission de « variété de qualité » qui « cartonnait ». Il a même suggéré que l’émission du samedi soir de Léa Salamé, Quelle époque!, ferait de meilleures audiences si elle avait « la locomotive Sébastien avant ». Il a ainsi reconnu l’impact et le statut de Sébastien comme une « star qui donne son avis », qualité qu’il estime être « de plus en plus rare » dans le paysage audiovisuel actuel.

Cette nuance est essentielle : le rejet est viscéral, mais l’admiration pour la puissance médiatique et la détestation commune du politiquement correct sont réelles.

Deux « Incorrectibles » sur le Banc des Accusés

Il est impossible d’analyser ce clash sans rappeler le contexte lourd qui entoure ces deux figures. Patrick Sébastien est l’icône du spectacle populaire, qui a été brutalement écarté de France Télévisions, faisant de lui le symbole du dédain du service public pour la France périphérique et populaire.

Quant à Pierre Ménès, il a connu une traversée du désert suite à des accusations d’agressions sexuelles et des controverses sur le sexisme, qui ont conduit à son éviction de Canal+. Devenu une figure ostracisée du petit écran, il s’est réfugié sur YouTube (Les Incorrectibles est un clin d’œil à son statut de pestiféré) pour continuer à s’exprimer sans filtre.

C’est cette position commune de paria, d’hommes qui ont payé cher le prix de leurs excès, qui rend leur affrontement si significatif. Ménès critique Sébastien, mais il critique peut-être, à travers lui, l’excès de personnalité que la télévision, aujourd’hui, refuse d’accueillir.

Au final, la « répulsion physique » de Pierre Ménès révèle bien plus sur les clivages du PAF que sur Patrick Sébastien lui-même. Elle illustre la difficulté, pour deux personnalités médiatiques qui se définissent par leur franchise brute, à coexister dans un espace où les masques tombent rarement. Ce duel brutal est la preuve que même les plus grandes gueules peuvent être déstabilisées par une force qui les dépasse, celle, irrationnelle, de l’aura médiatique d’un homme qui, qu’on l’aime ou qu’on le déteste, ne laisse personne indifférent.