“Politique ou spectacle ? Patrick Sébastien crée la surprise en lançant son propre mouvement, pendant que Jean-Louis Borloo rêve d’un retour improbable – une semaine de rebondissements dignes d’un feuilleton télévisé !”

Dans le grand cirque de la politique française, où la piste est encombrée de crises, de déficits et d’une défiance citoyenne abyssale, il ne faut jamais sous-estimer le pouvoir d’attraction du vide. Chaque semaine amène son lot de surprises, mais celle-ci restera dans les annales comme un véritable “bêtisier” de la République. Un “bêtisier” qui, sous ses airs de farce, révèle la profonde déconnexion entre le “pays légal” et le “pays réel”. En l’espace de quelques jours, la France a vu non pas un, mais deux sauveurs autoproclamés sortir du bois : l’un, poids lourd de la politique d’hier, l’autre, poids lourd de l’animation populaire.
D’un côté, nous avons Jean-Louis Borloo. L’ancien ministre d’État, l’homme des “plans de banlieue” et du “Grenelle de l’Environnement”, l’éternel recours du centre, fait un retour remarqué. Et il ne revient pas pour serrer des mains. Il veut “décoincer la France”. Rien que ça. De l’autre, nous avons Patrick Sébastien. L’homme du “Plus Grand Cabaret du Monde”, le chantre de la “France populaire, caricaturée”, l’auteur du Petit bonhomme en mousse. Lui aussi veut sauver le pays. Son cri du cœur ? “Ça suffit”.
La juxtaposition est comique, presque grotesque. Elle est pourtant le symptôme parfait de notre époque. D’un côté, une proposition techno-institutionnelle complexe ; de l’autre, un appel au “bon sens” le plus élémentaire. Les deux visages d’une France qui ne sait plus à quel saint se vouer.
Commençons par le “sérieux” de l’affaire : le retour de Jean-Louis Borloo. L’ancien patron de l’UDI, qui avait quitté la vie politique avec fracas, est de nouveau omniprésent dans le débat. Les médias s’interrogent, son nom circule même pour Matignon. Borloo, fidèle à lui-même, arrive avec des idées. Des vraies. Des complexes. Son grand projet ? Mettre en place un “État fédéral”. Une petite révolution copernicienne pour notre vieille République jacobine. Il parle de redonner le pouvoir aux territoires, de simplifier un “mille-feuille” devenu étouffant. Il parle aussi de logement, non pas comme une “dépense passive”, mais comme un “créateur de bonheur et donc d’efficacité économique”.
C’est du Borloo pur jus : des concepts, de l’empathie sociale, et une vision de l’aménagement du territoire. C’est le retour de la politique “à papa”, celle des grands plans, des équilibres budgétaires et des réformes structurelles. Une proposition d’ingénieur social pour “décoincer” une machine grippée.
Et puis, de l’autre côté du miroir, il y a Patrick Sébastien. Lui n’a pas de plan à 150 milliards ni de projet de réforme constitutionnelle. Lui, il a une boîte mail.
Invité sur BFMTV ce vendredi 17 octobre 2025, l’animateur a lancé son “mouvement” : “Ça suffit”. L’objectif ? “Remettre le bon sens au pouvoir”. C’est une ambition que partagent des millions de Français au comptoir du café du commerce, mais Sébastien, lui, a décidé d’en faire une plateforme. Il ne sera “candidat à rien”, non, il veut simplement “représenter” cette “France populaire” qu’on “caricature”. Son idée, qu’il qualifie lui-même de “chantage démocratique”, est d’une simplicité désarmante.

Il invite les Français – “le petit artisan”, “l’infirmière” – à lui envoyer leurs idées. Il fera le tri. Il gardera “une vingtaine, une trentaine de propositions réalistes et réalisables”. Et ensuite ? Il ira voir les deux finalistes de la prochaine élection présidentielle en leur disant : “vous cochez lesquelles ?”. Et s’ils ne les appliquent pas une fois élus ? “À ce compte-là, il faut descendre dans la rue et ne pas remonter”.
Ce n’est pas la première fois que l’animateur flirte avec l’engagement. Déjà en 2009, il évoquait la création d’un “rassemblement humaniste”, assurant que “ce n’est pas une farce”. Quinze ans plus tard, la farce est devenue plus précise, plus amère, et elle porte un nom : “Ça suffit”.
Le “bêtisier” réside dans cette collision. Pendant que Jean-Louis Borloo propose un “État fédéral”, Patrick Sébastien propose de “descendre dans la rue”. L’un veut réformer les institutions, l’autre veut les contourner par un “chantage”. C’est le choc entre la complexité du réel, portée par un ancien ministre, et la soif de simplicité, portée par le roi des Années Bonheur.
Ce qui est fascinant, et un peu effrayant, c’est que les deux démarches, si diamétralement opposées soient-elles, partent du même constat : le système est bloqué. Borloo le dit en économiste, Sébastien le dit en “bonhomme en mousse”. La France est “coincée”, et “ça suffit”.
Le retour de Borloo est la nostalgie d’une politique d’expertise, où un homme providentiel, brillant et un peu brouillon, pouvait réconcilier les contraires. Le mouvement de Sébastien est l’expression d’un populisme “gentil”, celui de la France des “serviettes”, qui se méfie des “élites” (dont Borloo fait partie) et qui croit que le “bon sens” d’un artisan vaut mieux que tous les rapports de l’ENA.
Que l’on trouve refuge dans la complexité d’un “État fédéral” ou dans la simplicité d’un “chantage démocratique”, les deux phénomènes révèlent un vide béant. La politique traditionnelle n’imprime plus. Elle a laissé le champ libre à la fois aux fantômes du passé, comme Borloo, et aux tribuns du présent, comme Sébastien.
Ce “bêtisier” de la semaine n’est finalement pas si drôle. Il est le miroir d’une démocratie fatiguée, qui cherche désespérément un pilote. Qu’il s’agisse d’un énarque ou d’un saltimbanque, l’appel à l’homme (ou la femme) providentiel(le) n’a jamais été aussi fort. Reste à savoir si la France a davantage besoin d’un nouveau “Grenelle” ou d’un grand “tournage de serviettes”.
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