Mort d’Ari Boulogne : Alain Delon sort du silence, brise le tabou, dément, avoue, implore, révèle des secrets de famille, promet des explications, bouleverse ses fans, et relance un feuilleton sombre qui secoue la France.

Drame à Paris : le corps sans vie de Harry Boulogne, “le fils caché d’Alain Delon”, retrouvé dans son appartement

C’est une découverte tragique qui a bouleversé le monde du spectacle français. Le samedi 20 mai, le corps sans vie de Harry Boulogne, de son vrai nom Christian Bollène, a été retrouvé dans son appartement parisien. Celui qui, depuis des décennies, affirmait être le fils de l’acteur mythique Alain Delon et de la chanteuse allemande Nico, est décédé dans des circonstances encore floues. Une enquête a été immédiatement ouverte, et selon les premières informations, une personne a été placée en garde à vue pour “non-assistance à personne en danger”.

Harry Boulogne était une figure aussi mystérieuse qu’insaisissable. Photographe de profession, il s’était longtemps présenté comme “le fils d’Alain Delon”, une affirmation que l’acteur a toujours démentie, sans jamais commenter publiquement cette rumeur qui le poursuivait depuis les années 1960. La mère présumée, Nico, célèbre muse d’Andy Warhol, mannequin, actrice et chanteuse du groupe The Velvet Underground, avait entretenu une liaison brève mais intense avec le jeune Delon à la fin des années 1950.

Ce roman de vies croisées a nourri l’imaginaire collectif. Harry, enfant né en 1962, avait été élevé par la mère d’Alain Delon, Edith Boulogne, qui, par affection, l’avait recueilli et élevé comme son propre petit-fils — d’où son nom de scène, Boulogne. Cet acte d’amour fut interprété par beaucoup comme un aveu silencieux de la paternité de Delon. Mais jamais l’acteur ne reconnut officiellement Harry, alimentant ainsi une légende familiale faite de secrets, de silences et de blessures.

La nouvelle de sa mort a profondément ému ceux qui le connaissaient. Antoine Delon, le fils officiel de l’acteur, lui a rendu un hommage sobre mais poignant sur Instagram :

“Tristesse. Repose en paix, Harry. Une pensée ce soir pour tes deux enfants.”

Quelques mots, empreints d’émotion et de pudeur, qui en disent long sur la complexité des liens entre ces deux hommes — demi-frères dans le sang ou dans la rumeur, mais manifestement unis par un respect discret.

Dans les milieux artistiques, Harry Boulogne était connu pour son talent de photographe. Derrière l’objectif, il capturait les visages de ceux qu’il admirait, comme s’il cherchait à comprendre, à travers les autres, la figure paternelle qui lui avait échappé. Ses clichés, souvent empreints d’une mélancolie palpable, reflétaient l’âme d’un homme blessé, à la fois fier et fragile.

Le drame de sa disparition rappelle la face sombre d’un mythe : celle d’un enfant longtemps tiraillé entre deux mondes — celui du cinéma doré et celui de la bohème tourmentée. Si Alain Delon a incarné la perfection virile, le mystère et le pouvoir, Harry, lui, symbolisait la marginalité, la quête identitaire et la solitude.

À 62 ans, il laisse derrière lui deux enfants, et une histoire qui, même après sa mort, continue de troubler. L’enquête en cours devra déterminer les circonstances exactes de son décès, mais déjà, un parfum de fatalité semble envelopper cette tragédie. Comme si le destin, une fois encore, avait voulu rappeler que derrière les mythes et les légendes du cinéma français se cachent des destins profondément humains.

Un homme est mort, un fils peut-être oublié, un photographe habité par l’ombre d’un père mythique. Et au-delà de la rumeur, une vérité demeure : Harry Boulogne fut un être à part, à la fois héritier et étranger d’un nom trop grand pour lui.