Mick Jagger à 81 ans : Les confessions ultimes d’une icône du rock sur ses regrets et sa solitude

Il est l’incarnation même de la rockstar éternelle. Avec ses déhanchés légendaires, sa moue provocatrice et une énergie qui semble défier les lois de la biologie, Mick Jagger a régné sur le monde de la musique pendant plus de six décennies. Mais à 81 ans, le leader des Rolling Stones a décidé de lever le voile sur une réalité bien moins glamour que les riffes de guitare et les stades en délire. Dans une série de réflexions poignantes, l’homme derrière le mythe admet enfin ce que beaucoup soupçonnaient : la vie au sommet est un voyage solitaire, marqué par des regrets profonds et un besoin de vérité.

Des racines disciplinées à la révolte du Blues

Rien ne prédestinait le jeune Michael Philip Jagger, né à Dartford en 1943, à devenir l’icône de la contreculture. Fils d’un professeur d’éducation physique rigoureux, il semblait promis à une carrière conventionnelle dans la finance ou la politique. C’est sa rencontre fortuite avec Keith Richards sur un quai de gare en 1961, des disques de blues sous le bras, qui a scellé son destin. Ensemble, ils ont créé un son brut, chargé d’âme, qui allait bientôt conquérir le monde.

Pourtant, Jagger confesse aujourd’hui que ce rôle de rockstar l’a souvent laissé “intellectuellement inassouvi”. Derrière l’image de la diva provocatrice, il y avait un jeune homme qui aurait pu devenir enseignant ou journaliste, des carrières qu’il a sérieusement envisagées et qui lui auraient peut-être apporté un autre type d’accomplissement.

Les ombres du chaos : Pertes et rivalités

L’histoire des Rolling Stones est jalonnée de tragédies : la mort de Brian Jones en 1969, le chaos meurtrier du festival d’Altamont, et les luttes intestines permanentes. La relation entre Jagger et Richards, affectueusement surnommés les “Glimmer Twins”, a souvent été au bord de l’implosion. Mick admet les rivalités amères autour du contrôle et de l’ego qui ont mis à l’épreuve leur lien fraternel. Keith le surnommait “Her Majesty” ou “Brenda” pour se moquer de son comportement de diva, révélant une fracture profonde que seule la musique parvenait à colmater.

Sur le plan personnel, la vie de Jagger a été un tourbillon de passions et de ruptures. De Marianne Faithfull à Bianca Jagger, en passant par Jerry Hall, ses infidélités chroniques ont fait les gros titres. Mais derrière ces conquêtes se cachent des douleurs intimes : la perte d’un enfant avec Marianne, ou la disparition tragique de sa compagne L’Wren Scott en 2014, qui a montré un Jagger vulnérable, terrassé par le chagrin.

La paternité à 80 ans : Une leçon d’humilité

Père de huit enfants nés de cinq femmes différentes, Jagger se retrouve aujourd’hui dans une position unique : élever son plus jeune fils, Deveraux, né en 2016, alors qu’il est déjà arrière-grand-père. Il admet avec humour se sentir “hors d’entraînement”, adoptant une approche plus détendue et contemplative de la paternité. Pour lui, être père à 80 ans est un défi qui l’oblige à se recentrer sur l’essentiel et à transmettre ce qu’il a de plus précieux : son expérience.

Aujourd’hui, l’envie de domination a laissé place au désir de partage. Avec l’album Hackney Diamonds, Jagger ne cherche plus à prouver sa suprématie, mais à célébrer la survie. Il regarde l’avenir avec une lucidité nouvelle, évoquant même avec amusement l’idée de tournées posthumes grâce à la technologie. Mick Jagger reste une énigme, un survivant magnifique qui nous rappelle que même pour une légende, la vérité finit toujours par être le plus beau des concerts.