“Michèle Bernier se confie : « Je n’ai quasiment pas d’amis dans ce métier » – Découvrez la vérité cachée derrière ses relations professionnelles et l’isolement qu’elle ressent dans le milieu du showbiz !”
La comédienne rayonne dans “Lily et Lily”, une pièce de boulevard truculente où elle joue le double rôle de deux sœurs. Une performance pour celle qui a reçu l’humour en héritage. Par Christian Eudeline.

Michèle Bernier incarne avec brio deux sœurs aux personnalités opposées dans la pièce “Lily et Lily”, explorant la complexité de la célébrité et de la solitude.
Dans Lily et Lily, Michèle Bernier joue le double rôle de deux sœurs que tout oppose. Et semble prendre autant de plaisir à jouer une capricieuse diva qu’une innocente fermière. Actrice incontournable du paysage audiovisuel depuis plusieurs décennies, la comédienne est parfaitement à l’aise dès les premières minutes d’une pièce truculente.
VSD. Le rôle principal de la pièce est celui d’une femme. Dans le boulevard, c’est généralement un homme qui joue le personnage principal.
Michèle Bernier. Je ne m’en étais pas vraiment rendu compte quand j’ai débuté, mais plus je regarde ces pièces de boulevard, et plus je vois ce qu’ont accompli les Maria Pacôme, Sophie Desmarets, Marthe Mercadier, Jacqueline Maillan… Elles ont ouvert les portes, tout autant que les Sylvie Joly ou Zouc qui, elles, évoluaient dans le seul en scène.
Ce ne sont pas de jeunes premières ou des femmes pour lesquelles les hommes vont se battre, mais des personnes qui ont du fond, du caractère, à la fois aimées et abandonnées, adulées et maltraitées. Ce sont des personnages intenses et extrêmement intéressants à jouer. Hélas, il n’y a pas assez de comédies écrites dans ce sens.
L’histoire de ces deux sœurs est assez triste.
Elles n’ont pas eu la vie qu’elles voulaient, elles n’ont pas aimé ni été aimées comme elles l’auraient désiré. Le chemin de la star est rocailleux, on se sert d’elle, de son argent, de sa réputation, elle sombre dans l’alcool… Il y a de nombreux paramètres qui ne sont pas joyeux, pourtant le ressort est comique.
Justement, cette perception de la célébrité…
La célébrité c’est merveilleux, parce que c’est quelque chose qui vous donne beaucoup, le public vous aime et vous le ressentez. Mais après, dans la vraie vie, ce n’est pas toujours simple de savoir jauger qui est sincère de qui ne l’est pas. Dès que l’on est populaire, on a l’impression que les gens veulent toujours quelque chose. Je n’ai quasiment, pas d’amis dans ce métier.
Mes amis font autre chose, et ça fait un bien fou parce que l’on ne se demande rien les uns aux autres à part d’être ensemble et là si quelqu’un est dans la peine. Ce métier vous isole. Les gens sont persuadés que nous sommes dans un état de folie permanent, mais c’est faux. On finit d’ailleurs par beaucoup se recentrer, se renfermer, pour justement arriver à être tranquille.
Votre popularité a commencé avec Le Théâtre de Bouvard .
Du jour au lendemain, on s’est retrouvé dans le salon des gens. Nous venions du café-théâtre et on se disait que ça nous ferait un peu de publicité. Mais au fur et à mesure que l’émission a commencé à prendre de l’ampleur, les gens nous reconnaissaient dans la rue.
Et s’ils nous croisaient dehors à 19 h 30, ils nous disaient même : « Mais qu’est-ce que vous faites là ? Vous n’êtes pas en train de faire l’émission ? » On n’en revenait pas ! On est arrivé à 17 millions de spectateurs en quotidienne, toutes générations et catégories sociales confondues… C’est impensable aujourd’hui.
Qu’est-ce qui vous a donné envie de faire rire ?
Je pense que c’est dans ma nature. Déjà, à l’école, j’organisais des chorégraphies et je chantais du Sheila pour amuser les copines. Le spectacle est vraiment quelque chose d’ancré en moi. Je ne me suis jamais forcée. Et puis avec mon père, je suis tombée dans la bassine.
Vous représentez cependant l’exact opposé de votre papa, le Professeur Choron (créateur d’ Hara Kiri et Charlie Hebdo , NDLR). Votre humour est populaire, il qualifiait le sien de « bête et méchant ».
Dans l’émission Les Raisins verts de Jean-Christophe Averty, il passait des bébés à la moulinette, cassait une télé sur la tête de Catherine Langeais. On était dans une France très conservatrice, à peine sortie de la Seconde Guerre mondiale, avec le général de Gaulle.
La liberté n’était pas simple, et il leur fallait toujours aller plus loin, frapper plus fort. Mon père et ses amis, Reiser, Cavanna, Wolinski, Cabu, avaient trouvé un moyen de s’exprimer à travers la presse, et il est vrai que les femmes à poil et les gros mots, ça choquait. Les familles de mes camarades de classe n’y comprenaient rien d’ailleurs : à leurs yeux, je n’étais pas fréquentable.
Photo : Bétarice Livet
Quelle était votre relation avec lui ?
Il n’était pas du tout comme cela à la maison. Mon père m’adorait. Il y avait Georges Bernier et le personnage du Professeur Choron, mais les gens pensaient qu’ils ne faisaient qu’un. Mes tontons, Reiser, Cabu, Wolinski, étaient d’une gentillesse absolue.
J’ai grandi dans un monde où je savais ce qu’était l’affection familiale. Ils avaient besoin de casser les codes et pour cela il leur fallait parfois aller loin, mais ça les faisait surtout marrer. À un moment, mon père a eu du mal à louer un appartement parce que les gens se disaient : « On va avoir des femmes nues dans les escaliers, ça va être affreux. »
Votre enfance fut-elle ainsi plutôt solitaire ?
Oui parce que mes parents n’étaient pas souvent à la maison. Je passais mon temps à les attendre, mais je ne me suis jamais sentie abandonnée, ni rejetée. J’avais conscience qu’ils travaillaient et quand je pouvais, je fonçais les rejoindre. Ma maman s’occupait des abonnements et de tout l’administratif du magazine.
Votre père a été le cofondateur de Charlie Hebdo . Quelle fut votre réaction en apprenant l’attentat de 2015 ?
Je me suis retrouvée dans un état de sidération quand j’ai appris que Cabu et Wolinski étaient morts. Comment peut-on tuer des gens comme ça ? J’ai connu les procès, les interdictions du journal, les lettres de menaces, les féministes devant la porte qui criaient, mais on n’assassinait pas les gens ! C’était violent et angoissant parce que ça coûtait de l’argent, mais de là à finir dans un bain de sang… C’est insupportable.
Dix ans ont passé.
Et c’est encore plus désespérant. On a quand même passé notre temps à essayer d’être intelligents et de prôner le « peace and love », mais ça n’a servi à rien. On ne veut plus d’une autorité, ni d’une espèce de morale à tous crins, on commence à lâcher la bride, mais on se rend compte qu’il y a des choses sur lesquelles il ne faut pas pousser.
Alors on recule, un pas en avant, deux pas en arrière. Il y a énormément de sujets dont on ne peut plus rire. On a créé une société de consommation extrême où l’on peut tout avoir grâce au crédit, où l’on est abreuvé toute la journée d’un tas de choses qui nous donnent envie.
Comme si la réflexion s’arrêtait à ce que l’on possède. Il suffit de regarder les réseaux sociaux : dès qu’ils boivent un cocktail, même si ce n’est pas dans un endroit génial, les gens le prennent en photo. On est dans un état de démonstration permanente qui engendre une société plus égoïste. Là-dessus, l’extrême droite arrive et vous explique que si vous n’êtes pas bien, c’est à cause des autres. Et là, ça devient compliqué.
Laquelle des deux ?
Des deux Lily, laquelle préfère leur interprète? « J’ai de la tendresse pour Déborah. Elle ne comprend pas ce qui lui arrive, elle n’a pas les codes, c’est un vrai ressort comique. Tout d’un coup, c’est une révélation pour elle de se dire qu’elle est capable de devenir une star : on lui apprend à marcher, à se servir d’un couvert à poisson… Ce sont des personnages sympas à jouer. »

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