Mel Brooks Brise le Silence à 99 Ans : “Rob Reiner a Été Tué par l’Amour qu’il Portait à son Fils Monstrueux”

C’est un homme de 99 ans, le dos courbé sous le poids d’un siècle d’histoire et d’une tragédie trop lourde à porter, qui a décidé de parler. Mel Brooks, la légende vivante de la comédie, celui qui a fait rire le monde entier avec Les Producteurs ou Frankenstein Junior, ne rit plus. Enfermé dans le silence depuis le drame qui a secoué Hollywood, il a enfin ouvert les portes de sa maison isolée pour livrer une confession qui glace le sang.

Ce n’est pas un communiqué de presse, c’est un cri de douleur. Le sujet ? La mort brutale de Rob Reiner, son meilleur ami, son “fils” spirituel. Alors que les médias parlent de procès et de rapports de police, Mel Brooks veut rétablir la vérité humaine : Rob Reiner n’est pas seulement une victime, c’est un martyr de l’amour paternel.

Un Drame qui Se Jouait Depuis 10 Ans

Pour Mel Brooks, l’horreur ne date pas de la nuit du meurtre. “Ce n’était pas un accident, et ce n’était pas soudain”, lâche-t-il, les mains tremblantes de rage. Selon lui, la descente aux enfers a duré une décennie. Une décennie durant laquelle Nick Reiner, le fils de Rob, s’est transformé sous les yeux aveugles de ceux qui l’aimaient.

L’icône raconte comment Nick, toxicomane et manipulateur, est devenu un “prédateur” au sein même du foyer familial de Brentwood. Il décrit un Rob Reiner terrorisé, obligé de verrouiller la porte de sa chambre à coucher la nuit. Imaginez cela : l’homme qui a réalisé Princess Bride, symbole de l’amour et de la communication, se barricadant chez lui pour échapper à sa propre chair.

L’Aveuglement Fatal d’un Père

Pourquoi Rob n’a-t-il rien fait ? Pourquoi n’a-t-il pas appelé la police ? La réponse de Mel Brooks est déchirante. “J’ai promis à Michelle que je ne l’abandonnerais pas”, répétait Rob. Il pensait pouvoir “réaliser” la guérison de son fils comme on dirige un film, en mettant les bons éclairages et les bons acteurs.

Mel Brooks dénonce avec une violence inouïe l’entourage professionnel de la famille : ces thérapeutes et consultants payés à prix d’or qui ont minimisé la menace, parlant de “troubles” là où il y avait des pulsions homicides. “Ils ne lui ont pas dit que c’était une condamnation à mort”, rugit Mel. Nick exigeait des millions en “réparations” pour des traumatismes imaginaires, drainant ses parents émotionnellement et financièrement, utilisant leur libéralisme et leur culpabilité comme des armes.

La Nuit du Cauchemar : Un Ultime Sacrifice

Le détail le plus insoutenable de l’interview concerne la nuit du drame. Mel Brooks révèle avoir reçu un appel de Rob. Ce n’était pas un appel au secours, c’était un adieu. Rob savait qu’il allait mourir. Il a confié à Mel que Nick était en pleine crise psychotique, hurlant à propos de l’héritage.

Mel l’a supplié de fuir, de prendre la voiture. La réponse de Rob Reiner restera gravée dans l’histoire des tragédies grecques : “Je ne peux pas laisser Michelle. Elle est dans la pièce avec lui. Si je pars, il retournera tout contre elle.” Rob Reiner est retourné dans cette pièce, conscient du danger, pour s’interposer entre le monstre et sa femme. Il est mort en bouclier humain.

“Vous Ne Pouvez Pas Aimer la Violence pour la Faire Disparaître”

Aujourd’hui, Mel Brooks est le dernier survivant de cette génération dorée. Carl Reiner est parti, et maintenant Rob. Il ne lui reste que la colère et le devoir de mémoire. Il veut que la mort de Rob serve de leçon, de “fusée de détresse” pour tous les parents riches et célèbres qui se voilent la face sur la dangerosité de leurs enfants troublés. “Vous ne pouvez pas aimer la violence pour la faire disparaître”, assène-t-il.

Mel Brooks ne racontera pas de blagues aux funérailles. Il dire la vérité. Il pointera du doigt non seulement Nick, l’assassin qui tenait le couteau, mais aussi tous ceux qui, par lâcheté ou intérêt, ont “aiguisé la lame”. Le rire s’est éteint à Hollywood, remplacé par les larmes d’un vieil homme de 99 ans qui a vu son monde s’effondrer parce qu’un père a trop aimé son fils.