L’ultime adieu à une icône : Les confidences poignantes du secrétaire particulier de Brigitte Bardot sur ses derniers jours

Le dimanche 29 décembre 2025 restera gravé comme le jour où la France a perdu l’un de ses visages les plus emblématiques. Brigitte Bardot, l’actrice devenue la voix des sans-voix, s’est éteinte à l’âge de 91 ans. Si le public pleure une légende du cinéma et une militante acharnée, certains perdent une amie, une guide, une présence quotidienne. Parmi eux, Franck Guillou, son secrétaire particulier depuis 1989. Pour la première fois en 37 ans de collaboration et d’amitié, cet homme de l’ombre, d’ordinaire d’une discrétion absolue, a accepté de briser le silence sur le plateau de BFMTV.

Une émotion palpable et un départ préparé

C’est dans le bureau historique de la Fondation Brigitte Bardot, entouré de souvenirs, de photos de parrains célèbres et de tableaux d’animaux, que Franck Guillou a choisi de se confier. L’émotion est vive, le choc est réel, même si la raison impose de dire qu’à 91 ans, on s’y prépare. « On pense toujours que ça va durer, durer, durer », confie-t-il avec une tristesse mal dissimulée. L’appel de Bernard d’Ormale, l’époux de Brigitte, ce dimanche fatidique, a sonné comme le glas d’une ère.

Selon son fidèle secrétaire, Brigitte Bardot était apparue un peu résignée lors de leurs derniers échanges en septembre. Fatiguée par l’âge, usée par des années de luttes incessantes et affaiblie par une opération récente, elle n’en restait pas moins attentive à son œuvre. Jusqu’aux dernières semaines, bien que préservée par son entourage pour lui offrir un repos mérité, elle gardait un œil sur les activités de sa Fondation, validant encore des détails pour le magazine de l’organisation.

La simplicité derrière le mythe

L’un des points les plus touchants de ce témoignage concerne la personnalité profonde de « BB ». Loin des projecteurs et des fastes de Saint-Tropez, Brigitte Bardot était une femme d’une simplicité extrême. Franck Guillou raconte qu’elle n’utilisait jamais le grand bureau directorial de sa Fondation. Elle préférait s’installer sur une petite table d’appoint, sur le côté. « Elle avait horreur des tralalas », explique-t-il. Cette simplicité est sans doute ce qui lui a permis de conserver, pendant plus de cinquante ans après avoir quitté le cinéma, un lien épistolaire et affectif unique avec les Français. Elle avait besoin de ce soutien populaire pour mener à bien ses combats, et les Français le lui rendaient bien.

Un héritage colossal : la Fondation comme rempart

La question que tout le monde se pose aujourd’hui concerne l’avenir de la Fondation Brigitte Bardot. Créée il y a près de 40 ans, la structure est aujourd’hui un géant de la protection animale : présente dans 70 pays, employant 300 salariés et gérant quatre refuges en France pour plus de 17 000 animaux recueillis. Brigitte Bardot disait elle-même : « Je suis forte comme ma fondation ».

Franck Guillou se veut rassurant : la mission continue. Et les preuves de cet engagement ne se sont pas fait attendre. Depuis l’annonce de son décès, la Fondation est submergée par des sacs entiers de courriers et des dons massifs. Les citoyens, anonymes ou célèbres, veulent honorer sa mémoire en poursuivant son combat. « C’est incroyable le courrier qu’on reçoit tous les jours », s’étonne encore le secrétaire particulier. Pour lui, le plus bel hommage que l’on puisse rendre à l’icône est de continuer à soutenir financièrement et moralement cette œuvre qu’elle a bâtie à la force du poignet.

Une révolution pour la cause animale

L’article souligne l’impact historique de Bardot sur le droit animal en France. Franck Guillou rappelle avec force que rien n’aurait été possible sans son courage. Pour elle, une victoire n’était jamais une fin en soi. Une fois un objectif atteint, elle passait immédiatement au suivant, refusant de s’attarder sur ses lauriers. C’est cette énergie inépuisable qui guidera désormais les équipes de la Fondation, dont beaucoup travaillent à ses côtés depuis plusieurs décennies.

Alors que les cérémonies d’hommage se préparent — dans le respect strict des volontés très précises laissées par Brigitte — Franck Guillou avoue qu’il lui sera trop difficile de prendre la parole publiquement mercredi prochain. Trop de souvenirs, trop de proximité, trop d’émotion.

Brigitte Bardot laisse derrière elle l’image d’une immense actrice, d’une protectrice des animaux sans égal, mais surtout d’une femme d’une générosité rare qui a sacrifié sa tranquillité pour la cause qu’elle jugeait la plus noble. La France perd une part de son histoire, mais son combat, lui, est plus vivant que jamais.