L’ultime adieu à l’icône : L’émotion déchirante de Bernard d’Ormale et de ses proches aux obsèques de Brigitte Bardot

Le ciel de Saint-Tropez semble avoir perdu de son éclat pour saluer une dernière fois celle qui fut, durant des décennies, le symbole de la liberté et du rayonnement français. Brigitte Bardot, la muse des plus grands et la protectrice farouche des animaux, a tiré sa dernière révérence à l’âge de 91 ans. Si le monde entier pleure une légende du cinéma, c’est l’image d’un homme brisé, Bernard d’Ormale, qui restera gravée dans les mémoires à l’issue de cette cérémonie funèbre empreinte d’une émotion rare.

Depuis l’annonce de sa disparition à La Madrague, une onde de choc a traversé l’Hexagone. Celle qui avait choisi de vivre recluse dans son havre de paix, entourée de ses fidèles compagnons à quatre pattes, a laissé derrière elle un vide immense. Mais au-delà de la figure publique, c’est l’épouse et la compagne de route depuis plus de trente ans que l’on accompagnait vers sa dernière demeure. Bernard d’Ormale, son mari dévoué, est apparu marqué par une tristesse que les mots peinent à décrire.

Une cérémonie sous le signe de la simplicité et de l’authenticité

Conformément aux vœux de la star, la cérémonie s’est voulue à l’image de sa vie : passionnée mais loin des artifices superficiels. Pas de tapis rouge, mais une église Notre-Dame-de-l’Assomption emplie de fleurs des champs. Pourtant, dès l’arrivée du convoi funéraire, la tension émotionnelle est devenue palpable. Des milliers d’admirateurs s’étaient massés le long des rues de Saint-Tropez, certains tenant des portraits de l’icône ou des pancartes de remerciements.

Bernard d’Ormale, soutenu par ses proches, semblait porter sur ses épaules tout le poids de ce deuil. Les témoins présents rapportent que le moment où le cercueil en osier tressé — un choix symbolique et épuré — est entré dans l’église a été l’un des moments les plus poignants. Pour Bernard, ce n’était pas seulement BB que l’on célébrait, mais la femme de sa vie.

Des retrouvailles et des personnalités émues

L’un des moments les plus marquants de cette journée fut la présence de Nicolas Charrier, le fils unique de Brigitte. Malgré des relations historiquement complexes, la douleur a agi comme un ciment. Aux premières loges, Bernard d’Ormale et Nicolas ont partagé ce fardeau, unis par la perte de celle qui restait le pilier de leur histoire.

Plusieurs personnalités ont fait le déplacement pour rendre hommage à “la plus belle femme du monde”. Marine Le Pen est apparue recueillie, Brigitte Bardot n’ayant jamais caché son amitié pour elle. Mireille Mathieu, amie fidèle de l’actrice, n’a pu retenir ses larmes, saluant autant la beauté physique que la “beauté du cœur” de celle qui avait tout plaqué pour la cause animale. Bernard d’Ormale, écoutant ces hommages, semblait par moments perdre ses moyens, submergé par la réalité de cette absence définitive.

Un héritage qui survit à la douleur

Malgré la tristesse accablante, une volonté ferme a émergé de cette journée : celle de poursuivre l’œuvre de Brigitte Bardot. Ses proches ont réitéré que la Fondation qui porte son nom continuerait de se battre avec la même ferveur. C’est peut-être là le seul réconfort pour Bernard d’Ormale : savoir que l’âme de Brigitte continuera de vibrer à travers chaque animal sauvé.

À la fin de l’office, le corbillard a traversé une dernière fois le port de Saint-Tropez, escorté par les motards de la gendarmerie et les notes des Gipsy Kings, amis de longue date. L’inhumation s’est ensuite déroulée dans l’intimité la plus stricte au cimetière marin, où elle repose désormais face à la mer, conformément à ses dernières volontés.

Aujourd’hui, Saint-Tropez est orpheline de sa reine. Brigitte Bardot est partie rejoindre les étoiles, mais elle laisse derrière elle un mari inconsolable et un monde qui se souviendra à jamais de son regard, de sa voix et de son courage. Le deuil sera long pour Bernard d’Ormale, mais il peut compter sur le soutien d’un peuple entier qui, tout comme lui, se sent un peu seul.

Brigitte n’est plus, mais la légende, elle, est éternelle.