L’Évasion d’Alcatraz Enfin Résolue ? La Lettre, la Photo et les Preuves qui Confirment que Frank Morris et les Frères Anglin ont Survécu

C’est l’une des énigmes les plus fascinantes du XXe siècle, un récit qui mêle ingéniosité criminelle, mystère insondable et légende urbaine. Le 11 juin 1962, trois hommes se volatilisent de la prison la plus sécurisée d’Amérique : Alcatraz. Frank Morris et les frères John et Clarence Anglin laissent derrière eux des têtes en papier mâché dans leurs lits et s’enfoncent dans les eaux glaciales de la baie de San Francisco.

Pendant plus de 50 ans, la version officielle du FBI a été inébranlable : ils se sont noyés. Emportés par les courants violents, morts d’hypothermie. Affaire classée. Mais aujourd’hui, de nouvelles preuves explosives, des témoignages troublants et des analyses scientifiques modernes viennent faire voler en éclats cette certitude. Et si l’impossible s’était produit ? Et si les fantômes d’Alcatraz avaient en réalité vécu de longues vies paisibles sous le soleil du Brésil ?

Le Plan du Siècle : Génie et Patience

Pour comprendre l’ampleur du choc, il faut revenir sur la mécanique de l’évasion. Ce n’était pas un coup de tête, mais un chef-d’œuvre de planification orchestré par Frank Morris, un criminel au QI exceptionnel de 133. Avec une patience infinie, le trio (initialement un quatuor, avant que leur complice Allen West ne reste bloqué) a creusé le béton friable de ses cellules à l’aide de cuillères volées et de moteurs d’aspirateur bricolés.

Leur ingéniosité défie l’imagination : un radeau et des gilets de sauvetage cousus à partir de 50 imperméables volés, des têtes factices peintes avec réalisme et coiffées de vrais cheveux récupérés chez le coiffeur de la prison pour tromper les gardes lors des rondes de nuit. Le matin du 12 juin 1962, lorsque les gardiens découvrent la supercherie, les oiseaux se sont envolés. Seuls quelques débris seront retrouvés dans la baie, suffisants pour que les autorités concluent à la noyade. C’était la fin parfaite pour rassurer l’opinion publique : personne ne s’échappe d’Alcatraz.

Les Failles de la Version Officielle

Pourtant, dès le début, des détails clochent. Pourquoi aucun corps n’a-t-il jamais été retrouvé, contrairement aux autres tentatives d’évasion ? Pourquoi des proches de la famille Anglin rapportent-ils, année après année, des signes de vie ?

La mère des frères Anglin a reçu, chaque fête des mères jusqu’à sa mort en 1973, des bouquets de fleurs anonymes. Plus troublant encore, lors de ses funérailles, deux “femmes” inhabituellement grandes et lourdement maquillées ont été aperçues pleurant près du cercueil avant de disparaître. Étaient-ce John et Clarence, venus faire un dernier adieu à celle qu’ils aimaient, au nez et à la barbe du FBI ?

2013 : La Lettre qui Change Tout

Le véritable tournant de l’affaire survient en 2013, lorsque le département de police de San Francisco reçoit une lettre manuscrite qui fait l’effet d’une bombe. L’auteur affirme être John Anglin.

« Mon nom est John Anglin. Je me suis évadé d’Alcatraz en juin 1962 avec mon frère Clarence et Frank Morris. J’ai 83 ans et je suis en mauvaise santé. J’ai un cancer. Oui, nous nous en sommes tous sortis cette nuit-là, mais de justesse. »

La lettre précise que Frank Morris serait décédé en 2008 et Clarence en 2011. L’auteur propose même un marché : il se rendra en échange d’une peine légère et de soins médicaux. Le FBI analyse l’écriture, les empreintes, l’ADN. Résultat ? “Non concluant”. Impossible de confirmer, mais impossible d’infirmer. Cette bouteille à la mer, jetée par un vieil homme malade, pourrait bien être l’aveu final d’une vie de cavale.

La Piste Brésilienne : Une Vie au Soleil ?

Si la lettre a semé le doute, une photo révélée en 2015 a failli apporter la preuve définitive. Le cliché, pris prétendument au Brésil en 1975 par un ami de la famille, Fred Brizzi, montre deux hommes debout près d’une termitière. Ils ressemblent trait pour trait à John et Clarence Anglin.

Des experts en reconnaissance faciale et intelligence artificielle ont analysé l’image. Leur verdict est sans appel : les proportions du visage, l’écartement des yeux, tout correspond. Selon cette théorie, les fugitifs les plus recherchés d’Amérique auraient troqué leurs uniformes de bagnards pour une vie d’agriculteurs en Amérique du Sud, loin, très loin des brumes de San Francisco.

La Science Valide l’Exploit

Enfin, la science moderne a elle aussi apporté sa pierre à l’édifice. En 2014, des chercheurs néerlandais ont modélisé les courants de la baie de San Francisco pour la nuit du 11 juin 1962. Leur conclusion contredit formellement le FBI : si les hommes sont partis à une heure précise (vers minuit), les courants auraient pu, non pas les pousser vers le large, mais les aider à atteindre la rive, exactement là où des débris ont été retrouvés. Ce qui était présenté comme une mission suicide était en réalité scientifiquement réalisable.

Conclusion : Une Légende Bien Vivante

Alors, noyés ou libres ? Aujourd’hui, la balance penche de plus en plus vers la survie. L’idée que Frank Morris et les frères Anglin aient pu déjouer la surveillance de la prison la plus dure du monde, survivre aux eaux glacées, et vivre plus de 50 ans en liberté, est vertigineuse.

Cela ferait de leur évasion non seulement un exploit physique, mais le plus grand pied de nez jamais adressé à l’autorité. Ils ne sont plus seulement des criminels ; ils sont devenus des mythes. Et quelque part, peut-être dans un cimetière anonyme du Brésil ou sous une fausse identité, reposent les hommes qui ont vaincu “Le Rocher”. L’histoire, elle, continuera de s’écrire, car tant qu’il n’y a pas de corps, la légende d’Alcatraz ne mourra jamais.