“Le tournage du Parrain, un chef-d’œuvre du cinéma, n’a pas été seulement marqué par des performances mémorables, mais aussi par des tensions explosées, des rivalités et des gestes imprévus. Marlon Brando, icône indétrônable, a laissé sa marque sur le film, mais à quel prix ? Une gifle inattendue, des absences stratégiques, des conflits personnels qui ont redéfini les relations sur le plateau. Découvrez les secrets du film culte et les vérités cachées derrière l’écran. Abonnez-vous pour explorer les dessous du cinéma et revivre ces instants fascinants!”

Marlon Brando, l’un des plus grands acteurs de sa génération, a laissé une empreinte indélébile sur l’industrie cinématographique. Cependant, derrière l’icône, se cache une personnalité complexe, marquée par des rivalités intenses et des tensions sur les plateaux de tournage. L’un de ses rôles les plus célèbres, celui de Don Vito Corleone dans Le Parrain (1972), est devenu un symbole du cinéma mondial, mais la route vers cette réussite a été parsemée de conflits personnels et professionnels.
Le retour de Brando au sommet, mais à quel prix ?
Au début des années 1970, Marlon Brando était en déclin professionnel. Après des succès fulgurants dans les années 1950 et 1960, sa carrière avait pris un tournant dramatique avec plusieurs échecs en termes de choix de films et de comportement difficile sur les plateaux. Pourtant, Le Parrain, film qui allait sauver sa carrière, s’est avéré être un terrain de confrontation entre son génie d’acteur et son caractère difficile. Malgré une période où il était vu comme « ingérable », Francis Ford Coppola, le réalisateur du film, a vu en lui le seul acteur capable d’incarner Don Vito Corleone. Cependant, son retour au sommet n’est pas venu sans des sacrifices et des tensions.
Les tensions avec les autres acteurs : Al Pacino et Robert Duvall
L’une des relations les plus tendues pendant le tournage de Le Parrain fut celle entre Marlon Brando et ses collègues acteurs. Al Pacino, qui incarnait Michael Corleone, a entretenu une relation compliquée avec Brando, marquée par des ressentiments personnels et professionnels. En 2023, Pacino a évoqué cette dynamique, niant toute animosité, mais certains membres de l’équipe ont révélé que Pacino se sentait écarté, notamment à cause de l’attention monopolistique que Brando attirait sur le plateau. Le fait que Brando ait envoyé un activiste amérindien en lieu et place pour recevoir son Oscar en protestation contre la représentation des peuples autochtones à Hollywood n’a fait qu’ajouter à la distance entre lui et ses collègues.
De son côté, Robert Duvall, qui incarnait Tom Hagen, n’a pas caché sa frustration face au comportement de Brando. Il était profondément investi dans son rôle et la discipline sur le plateau, mais Brando, connu pour ses improvisations, souvent distrayantes et désorganisées, mettait la patience de l’équipe à l’épreuve. Leur relation est devenue irréparable, et Duvall a décidé de ne pas revenir pour Le Parrain III.
La gifle à Al Martino : une humiliation publique
Brando, souvent décrit comme un tyran sur les plateaux, a aussi laissé sa marque dans des scènes qui n’étaient pas dans le script. L’une des scènes les plus célèbres du film est celle où il gifle Al Martino, qui jouait Johnny Fontane. Ce geste, non prévu par le scénario, était une réaction à ce que Brando considérait comme une performance peu convaincante de la part de Martino. Ce dernier n’étant pas un acteur de formation, Brando, fidèle à sa méthode d’acteur rigoureuse, n’hésita pas à lui infliger une gifle en pleine scène, ce qui provoqua une réaction authentique de la part de Martino, qui n’était pas préparé à une telle humilité. Cette gifle est devenue un moment culte du film, symbolisant la manière dont Brando imposait son autorité et sa vision du cinéma.
La querelle avec Burt Reynolds : un mépris personnel

Si Brando avait des différends avec ses collègues de Le Parrain, sa rancune ne se limitait pas à l’équipe du film. L’une des querelles les plus célèbres de Brando fut celle avec Burt Reynolds. Pour Brando, Reynolds incarnait tout ce qu’il détestait dans l’industrie hollywoodienne : un showman, pas un artiste. Cette animosité s’intensifia après que Reynolds ait parodié Brando sur Saturday Night Live, ce qui provoqua la colère du géant du cinéma. Selon Brando, Reynolds était une caricature de lui-même, un acteur superficiel qu’il méprisait profondément. Ce conflit atteignit son apogée lorsqu’il menaça de quitter un projet si Reynolds y était casté, affirmant que son intégrité artistique était en jeu.
L’absence de Brando dans Le Parrain II : un acte de rébellion calculé
L’absence de Brando dans Le Parrain II fut l’un des moments les plus remarquables de sa carrière. Bien que Coppola ait initialement prévu de faire revenir Brando pour une scène flashback, Brando refusa de se présenter au tournage. Ce geste n’était pas un simple oubli ou un manque de professionnalisme, mais un acte calculé, une manière de faire comprendre à Paramount et à l’industrie qu’il ne s’était jamais réconcilié avec les conditions imposées sur le premier film. Brando, dans sa rébellion silencieuse, laissa un vide dans le film, rendant sa présence absente mais omniprésente, comme une ombre pesante au-dessus de l’héritage Corleone.
La fin d’une époque : Marlon Brando, l’acteur solitaire
Marlon Brando est souvent perçu comme un génie du cinéma, mais son héritage est aussi marqué par des rivalités et des conflits qui ont parfois éclipsé son talent. Son approche du métier, fondée sur la méthode et l’authenticité, l’a mis en opposition avec beaucoup d’acteurs et de réalisateurs. Cependant, sa contribution au cinéma reste incontestable. Le Parrain est une œuvre immortelle, et Brando, à sa manière, a redéfini ce que cela signifiait être une star. Malgré ses tensions et son comportement difficile, Brando demeure une figure incontournable de l’histoire du cinéma, un acteur dont le talent et l’ego ont marqué de manière indélébile l’industrie hollywoodienne.
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