LE BIOPIC DE MICHAEL JACKSON PULVÉRISE UN RECORD PHÉNOMÉNAL AVANT MÊME SA SORTIE : LE ROI DE LA POP CONSERVE SON MAGNÉTISME SULFUREUX

LE BIOPIC DE MICHAEL JACKSON PULVÉRISE UN RECORD PHÉNOMÉNAL AVANT MÊME SA SORTIE : LE ROI DE LA POP CONSERVE SON MAGNÉTISME SULFUREUX

Quinze ans après sa disparition tragique, le mythe de Michael Jackson ne s’éteint pas, il se réincarne. Non pas sous forme d’hologramme, mais sur grand écran, avec un biopic sobrement intitulé Michael. Attendu comme l’un des événements cinématographiques majeurs de 2026, le film prouve, avant même d’avoir été entièrement dévoilé, que le Roi de la Pop continue d’exercer une fascination planétaire, capable de briser tous les plafonds de verre du marketing hollywoodien.

Le premier teaser de ce projet colossal vient d’être mis en ligne, et la réponse du public a été un véritable raz-de-marée. En seulement 24 heures, la bande-annonce de Michael a engrangé un score ahurissant de plus de 116,2 millions de vues toutes plateformes confondues. Un chiffre qui ne relève pas de la simple performance, mais du record pur et simple pour un biopic musical, dépassant de loin les démarrages de films comparables, pourtant largement plébiscités, tels que Bohemian Rhapsody (sur Queen) ou Rocketman (sur Elton John).

Ce succès éclair témoigne de l’énorme enjeu qui entoure la figure de Michael Jackson : celle d’une icône planétaire, génie incontesté de la musique et de la danse, mais dont l’héritage est irrémédiablement teinté par d’innombrables scandales et des polémiques judiciaires persistantes. Le film, réalisé par Antoine Fuqua (connu pour Training Day et la saga Equalizer), est donc d’avance un numéro de funambule moral, attendu à la fois comme une résurrection artistique et un exercice de haute voltige éthique.

Le Magnétisme Incorrigible d’un Mythe Tornié

L’industrie cinématographique ne lâche décidément pas le filon du biopic musical, malgré la lassitude grandissante du public face à cette prolifération. Mais l’exemple de Michael Jackson est unique. Alors que l’on aurait pu croire que les documentaires à charge, les révélations chocs et les débats houleux avaient fini par épuiser le sujet, ce record de vues prouve que l’attraction qu’exerce le chanteur sur les masses reste intacte, voire même renforcée par le mystère et le malaise qui l’entourent.

Pour mettre en perspective l’ampleur de ce démarrage, il faut se tourner vers les mastodontes du cinéma. La bande-annonce la plus vue de l’année précédente, celle révélant le casting complet de l’ultra-blockbuster Avengers Doomsday, avait atteint 275 millions de vues, mais sur une période de près de cinq jours. Un film sur le Roi de la Pop, un sujet intrinsèquement moins “tout public” qu’un Marvel, rivalise donc avec les plus grandes franchises hollywoodiennes. C’est la preuve que, dans le cœur des spectateurs, Michael Jackson est une franchise à lui tout seul, un monument qui transcende les générations et les controverses.

Le producteur de Michael a d’ailleurs clamé que le film serait « le nouveau Bohemian Rhapsody », affichant une ambition non dissimulée de succès critique et populaire similaire.

Un Casting Troublant : La Ressemblance comme Promesse

Ce qui a le plus frappé et participé à cette transe collective n’est autre que le choix de l’acteur pour le rôle-titre : Jaafar Jackson. Neveu de la star, fils de Jermaine Jackson (membre des Jackson Five), le jeune homme a stupéfié le monde par sa ressemblance physique et son aisance à reproduire les chorégraphies mythiques. Le teaser est visiblement calibré pour raviver la fascination en s’appuyant sur des piliers intouchables : les mouvements iconiques, les reconstitutions millimétrées des tournées légendaires, le tout enrobé par une esthétique de super-production. Le message est clair : l’esprit du « King of Pop » est là, vibrant, puissant, prêt à danser sur grand écran.

Autour de Jaafar Jackson, le casting est complété par des acteurs de renom : Colman Domingo incarne le patriarche controversé Joe Jackson, tandis que Nia Long prêtera ses traits à la mère du clan, Katherine Jackson. Des acteurs tels que Miles Teller, Laura Harrier et Larenz Tate complètent la distribution, garantissant un ensemble entre biopic de prestige et hommage contrôlé.

Le Grand Débat : Un Portrait « Sans Tabou » ou Hagiographie ?

L’énorme succès du teaser ne fait qu’accentuer la question qui brûle toutes les lèvres : le film Antoine Fuqua sera-t-il réellement « sans tabou » ? Le réalisateur a promis d’aborder la vie de Michael Jackson « dans son intégralité », y compris les zones d’ombre. Mais la prudence est de mise. Hollywood a souvent prouvé que ses promesses de transparence s’évaporaient rapidement lorsqu’il s’agit de protéger l’image et la rentabilité d’une icône.

Le terme de « portrait définitif », souvent accolé au projet par l’équipe de production, est particulièrement dangereux dans le cas de Michael Jackson. L’artiste, accusé de pédophilie dans de retentissantes affaires judiciaires, est une figure dont la complexité et les ambiguïtés sont immenses. Le film se trouve au carrefour délicat entre le récit de la gloire artistique et la confrontation aux aspects les plus sombres de sa vie personnelle.

Le public, qui s’est précipité sur la bande-annonce, semble prêt à un nouveau dialogue avec le mythe, mais il sera exigeant quant à l’honnêteté du propos. Le film dansera-t-il sur la ligne fine de l’hagiographie pour ne froisser personne, ou aura-t-il le courage de proposer un mea culpa cinématographique, même partiel ?

Quoi qu’il en soit, Michael est déjà un phénomène marketing sans précédent pour un biopic musical. Il est le produit d’une époque qui cherche à réévaluer ses géants, à les aimer malgré (ou à cause de) leurs failles.

Le compte à rebours est lancé. Le 22 avril 2026, le public français découvrira en salle si la promesse d’un portrait complet et sans concession sera tenue, ou si Hollywood aura choisi, une fois de plus, de ne montrer que la face lumineuse du Roi de la Pop. En attendant, le buzz est là, écrasant, et le monde entier est prêt à se lever pour l’entendre.