L’AMI FIDÈLE QUI A FAIT TOMBER LA VEUVÉ : “ELLE VA EN CHIER LA LAETICIA !” LE COUP DE GUEULE EXPLOSIF DE GÉRARD DEPARDIEU QUI A CHANGÉ LE COURS DE L’AFFAIRE HALLYDAY

L’AMI FIDÈLE QUI A FAIT TOMBER LA VEUVÉ : “ELLE VA EN CHIER LA LAETICIA !” LE COUP DE GUEULE EXPLOSIF DE GÉRARD DEPARDIEU QUI A CHANGÉ LE COURS DE L’AFFAIRE HALLYDAY

À 76 ans, Gérard Depardieu n’a plus de filtres. Le monstre sacré du cinéma français, connu autant pour ses rôles légendaires que pour son franc-parler déconcertant, a toujours vécu sans garde-fous. Quelques semaines à peine après la mort de Johnny Hallyday, alors que la France pleurait encore son idole, Depardieu a lâché une phrase qui allait résonner bien au-delà des plateaux de télévision, marquant un tournant brutal dans la bataille la plus médiatisée de la décennie : l’affaire de l’héritage Hallyday.

« Elle va en chier la Laeticia. »

Cinq mots cinglants, lancés en février 2018 sur le plateau de l’émission Quotidien face à Yann Barthès, qui ont suffi à cristalliser l’opinion publique et à donner un poids moral immense au camp des enfants aînés, Laura Smet et David Hallyday. Depardieu n’est pas un spectateur lambda : il est l’ami de Johnny depuis quarante ans, celui qui a partagé ses excès, ses nuits folles, et qui l’a connu avant Laeticia. Quand un homme de cette trempe et de cette fidélité prend position, cela compte, et cela révèle une injustice que Depardieu ne pouvait laisser passer.

L’Intervention Choc et la Prophétie

Le contexte est brûlant. Johnny Hallyday est décédé le 5 décembre 2017. Moins de deux mois plus tard, la guerre est déclarée : Laura Smet et David Hallyday annoncent qu’ils contestent le testament californien qui fait de Laeticia l’unique héritière de la fortune colossale du rockeur, déshéritant de fait les deux premiers enfants. L’opinion publique est divisée entre le soutien à la veuve éplorée et la défense des enfants légitimes.

C’est dans cette atmosphère électrique que Gérard Depardieu est invité sur le plateau de Yann Barthès. Venu pour parler de sa série Marseille, il est inévitablement interrogé sur l’actualité brûlante. Sans la moindre hésitation, l’acteur regarde la caméra et livre sa vérité brute. Il juge la situation “courue” et “pas bien ce qui se passe”, invoquant sa légitimité : « Je connais Laura, je connais David. » On sent l’acteur peser ses mots, mais refuser de se taire face à ce qu’il perçoit comme une forfaiture morale.

Puis vint la phrase qui fit le tour de la France, affichée en une des magazines et partagée des milliers de fois : « Ça va être long, elle va en chier la Laeticia. » Ce n’est pas seulement une prédiction, c’est une sentence, un jugement de valeur prononcé par une figure que l’on ne peut ignorer. Depardieu enfonce le clou, ajoutant une précision fondamentale : « Je trouve triste […] qu’on en arrive là. Alors que Johnny était quelqu’un qui n’en avait rien à foutre de tout ça. »

Cette dernière précision est essentielle. Selon Depardieu, Johnny Hallyday se fichait de l’argent, de l’héritage, et de ces calculs mesquins. Le rockeur vivait pour l’instant présent, pour la scène. L’implication est claire : si cette guerre familiale, que Johnny aurait détestée, a eu lieu, c’est que quelqu’un l’a influencé, quelqu’un l’a poussé vers cette direction. Et ce “quelqu’un”, sans être nommé, était désigné à la face du monde.

La Loyauté Forgée dans les Excès : Une Amitié de Quarante Ans

La légitimité du “coup de gueule” de Depardieu prend sa source dans une amitié de quarante ans, une fraternité d’armes qui a traversé les décennies d’excès, de gloire et de moments partagés. Depardieu et Hallyday incarnaient deux facettes explosives de la culture française : l’idole du rock et le monstre du cinéma. Ils se rencontrent dans le Paris effervescent des années 70 et le courant passe immédiatement.

Leur lien n’était pas superficiel. C’était une complicité viscérale, intense, nourrie par une même soif de liberté absolue et une approche de la vie sans retenue. Les nuits étaient longues, les discussions passionnées, et les excès monumentaux. Les photos de l’époque les montrent jeunes, fringants, souvent aux côtés d’Eddie Mitchell ou Serge Gainsbourg, formant une bande d’amis qui électrisait le paysage culturel français.

Mais c’est une anecdote, racontée par Patrick Roussel, ancien garde du corps de Johnny, qui illustre le mieux leur relation unique : un jour, à la porte d’Auteuil, l’un des carrefours les plus fréquentés de Paris, Johnny aperçoit Depardieu à moto. Malgré l’absurdité de la situation, Johnny ordonne à son garde du corps de s’arrêter en plein milieu du carrefour. Les deux légendes descendent, discutent tranquillement pendant quelques minutes, bloquant des centaines d’automobilistes qui, étonnamment, n’osent même pas klaxonner. Quand Johnny voulait voir Gérard, rien, pas même le code de la route, ne pouvait l’arrêter.

Plus troublant encore, cette amitié fut scellée par un événement qui aurait pu leur coûter la vie. Lors de cette même interview en 2018, Depardieu a raconté une soirée dans les années 70 où, dans un moment d’inconscience, ils ont sniffé du « brown sugar », une variante de l’héroïne. Le drame : « 48 heures de coma. » Pendant deux jours entiers, les deux hommes ont frôlé la mort. Depardieu se réveille chez Sylvie Vartan sans aucun souvenir. Ils ont, littéralement, été “morts ensemble”.

Cette expérience limite forge des liens indéfectibles. Quand on a frôlé la mort avec quelqu’un, on ne le trahit jamais. C’est cette loyauté profonde qui pousse Depardieu à parler. Pour lui, la guerre de succession est une trahison de la mémoire de son ami, une insulte à ses valeurs. Johnny, le pacifique, n’aurait jamais voulu que ses enfants se déchirent en justice, que David et Laura se sentent exclus.

L’Impact Dévastateur sur l’Opinion Publique

Les déclarations de Depardieu ont eu un impact immédiat et massif. La phrase choc, « Elle va en chier », devient un slogan, un cri de ralliement. Les médias s’en emparent, les titres explosent. Les partisans de David et Laura se sentent confortés, disposant désormais d’un témoin de poids, crédible et authentique, pour valider leur sentiment d’injustice.

Depardieu a aussi souligné un détail lourd de sens lors de l’hommage national à la Madeleine : « J’ai vu une image qui m’a frappé où il y avait les enfants à côté de monsieur et madame Macron. Il n’était pas à côté de Laeticia, il ne me semble pas. » Cette observation, apparemment anodine, met en lumière la fissure déjà existante au sein de la famille, même dans le deuil.

Face à la prise de position d’un tel monument de la culture française, Laeticia se retrouve en difficulté. Son camp l’accuse de s’immiscer dans des affaires qui ne le regardent pas, mais la voix de Depardieu a plus de poids que n’importe quelle défense médiatique. Il est l’ami de quarante ans, celui qui connaissait Johnny avant tous les autres, celui qui peut attester des valeurs profondes du rockeur. Son témoignage révèle une vérité que Laeticia n’a jamais pu complètement réfuter : elle n’avait pas le soutien unanime des proches historiques de Johnny.

La Prophétie Réalisée et les Cicatrices

Les mois qui ont suivi l’interview de Depardieu ont donné raison à sa prédiction cinglante. « Ça va être long », avait-il dit, et la bataille a duré deux ans et demi interminables, entre tribunaux français et américains, expertises juridiques et déchirements publics.

Et effectivement, « Laeticia en a bavé. » Elle a fait face à un flot incessant de critiques, d’accusations de manipulation, et a été obligée de se défendre sur tous les fronts, le tout en gérant une dette fiscale colossale laissée par Johnny, estimée à 34 millions d’euros. Chaque apparition publique devenait un calvaire médiatique. Depardieu n’a pas eu besoin de rajouter quoi que ce soit ; sa parole initiale a suffi à installer un doute durable dans l’opinion publique.

Le conflit a pris fin officiellement en juillet 2020 avec un accord financier. Laura a récupéré une somme et des objets personnels symboliques, mais les blessures, elles, ne guériront jamais. La famille Hallyday est restée brisée, éclatée. Les réconciliations publiques sont rares et froides.

Au-delà de l’aspect juridique, c’est l’aspect moral qui compte. Et sur ce terrain, Depardieu a marqué les esprits d’une empreinte indélébile. Son témoignage a rappelé à tous que Johnny n’était pas qu’un patrimoine à gérer, pas qu’une machine à cash dont on se dispute les royalties. C’était un homme avec des amis fidèles, une histoire complexe et des valeurs profondes.

À 76 ans, Gérard Depardieu n’a sans doute aucun regret d’avoir parlé. Il a défendu ceux qu’il considérait comme les victimes d’une injustice. Il a honoré la mémoire de son ami. Dans un monde où beaucoup préfèrent le silence par confort, ce courage mérite d’être salué, car la vraie loyauté est celle qui se manifeste quand l’ami n’est plus là pour voir. Gérard Depardieu a choisi de dire la vérité, même si elle dérange, et son coup de gueule continue de résonner, car il a rappelé à tous que l’héritage de Johnny est avant tout une question de respect, de dignité et de mémoire.