L’Adieu Déchirant de Bernard d’Ormale : Les Derniers Instants de Brigitte Bardot et l’Effondrement de son Amour Ultime à Saint-Tropez

C’est une douleur qui ne se joue pas devant les caméras, une souffrance brute, viscérale, celle d’un homme qui vient de perdre sa moitié. Ce mercredi 7 janvier 2026, sous le ciel hivernal de Saint-Tropez, alors que le monde entier pleurait l’icône Brigitte Bardot, un drame intime se jouait au premier rang de l’église Notre-Dame de l’Assomption. Bernard d’Ormale, l’homme de l’ombre, le compagnon indéfectible des trente dernières années, s’est effondré, brisé par le chagrin.

“Piou Piou” : Le Dernier Souffle d’une Légende

Pour comprendre l’intensité de cette douleur, il faut revenir quelques jours en arrière, dans le huis clos de La Madrague. Brigitte Bardot, 91 ans, luttait depuis des mois contre un cancer, refusant comme à son habitude les hôpitaux, préférant finir ses jours chez elle, au milieu de ses animaux et de ses souvenirs.

Bernard d’Ormale a raconté ces ultimes instants avec une pudeur bouleversante. C’était le dimanche 28 décembre. Ils étaient dans leur chambre, les chats blottis contre elle, sentinelles silencieuses de son départ. “Je dormais d’un œil à côté d’elle”, confie-t-il. Soudain, dans le silence de la nuit, Brigitte s’est redressée. Elle a cherché son regard et a murmuré deux mots, un surnom tendre, enfantin presque, qu’ils n’utilisaient que dans le secret de leur intimité : “Piou Piou”. Puis, elle s’est éteinte.

Ce sont ces mots d’amour, ce dernier lien ténu avec la vie, qui hantaient Bernard d’Ormale ce matin à l’église. Comment dire adieu à celle qui vous appelle “Piou Piou” avant de fermer les yeux pour l’éternité ?

L’Effondrement à l’Église : L’Image du Désespoir

La cérémonie, sobre et émouvante, était rythmée par la voix cristalline de Mireille Mathieu chantant le Panis Angelicus. Mais au premier rang, Bernard d’Ormale semblait ailleurs. Le visage ravagé, le corps voûté sous le poids de l’absence, il peinait à tenir debout. Lui, l’industriel discret, le roc sur lequel Brigitte s’était appuyée pour trouver enfin la sérénité après une vie de tempêtes amoureuses, vacillait.

Les témoins racontent qu’il a frôlé le malaise, submergé par l’émotion lorsque le cercueil en rotin, simple et fleuri, a commencé sa procession vers la sortie. Il a fallu le soutien des proches pour qu’il ne s’écroule pas physiquement, à l’image de son monde intérieur qui venait de s’effondrer.

Le Trait d’Union : Bernard, l’Artisan de la Réconciliation

Pourtant, au milieu de ce naufrage personnel, une image forte a émergé : celle de Bernard d’Ormale marchant aux côtés de Nicolas Charrier. Le mari et le fils. Deux hommes que tout aurait pu opposer, mais qui se sont unis dans le deuil.

C’est là le dernier grand accomplissement de Bernard. C’est lui, avec patience et bienveillance, qui avait œuvré en coulisses pour réconcilier Brigitte et ce fils unique qu’elle avait si durement rejeté dans ses mémoires. “J’ai proposé à Brigitte d’aller voir son fils et puis voilà, ça s’est bien passé”, expliquait-il simplement il y a un an. Grâce à lui, Nicolas, sa femme et ses filles venaient régulièrement à La Madrague ces derniers temps.

Voir ces deux hommes sortir ensemble de l’église, derrière la dépouille de celle qu’ils ont aimée – l’un comme une mère difficile, l’autre comme une épouse adorée – était le symbole le plus puissant de cette journée. Bernard n’a pas seulement accompagné Brigitte dans la mort, il lui a offert la paix de sa famille avant de partir.

“Toutes les Bêtes sont à Aimer” : Un Hymne pour l’Éternité

À la sortie de l’église, c’est la voix de Brigitte elle-même qui a résonné. Sa chanson de 1982, Toutes les bêtes sont à aimer, a accompagné son cercueil vers le parvis. Un dernier message militant, joyeux et mélancolique à la fois. Pour la foule amassée dehors, c’était l’adieu à la star. Pour Bernard, c’était l’adieu à la femme qui se cachait derrière le mythe.

Brigitte Bardot repose désormais au cimetière marin de Saint-Tropez, près de ses parents et non loin de Roger Vadim. Bernard d’Ormale, lui, retourne à La Madrague. Une maison sans doute trop grande, trop silencieuse désormais, où les chats chercheront leur maîtresse et où l’écho d’un dernier “Piou Piou” résonnera longtemps.

L’histoire retiendra que Brigitte Bardot a eu mille vies, mille amours, mais qu’à la fin, c’est dans les bras de Bernard, son “Piou Piou”, qu’elle a trouvé le repos. Une fin d’une tristesse infinie, mais d’une beauté absolue.