L’adieu à l’icône éternelle : L’émotion déchirante de Bernard d’Ormale aux obsèques de Brigitte Bardot à Saint-Tropez

Le soleil de la Côte d’Azur semblait voilé d’une tristesse infinie en ce jour de janvier. Saint-Tropez, le village de pêcheurs devenu mythique grâce à elle, s’est figé pour dire adieu à sa muse éternelle. Brigitte Bardot, l’icône absolue du cinéma et la voix infatigable des sans-voix, a été accompagnée vers sa dernière demeure lors d’une cérémonie où l’authenticité l’a disputé à l’émotion. Si la France entière pleure une légende, c’est la douleur de Bernard d’Ormale, son mari dévoué, qui a bouleversé l’assistance.

Un mari protecteur face à l’absence

Bernard d’Ormale, l’homme qui a partagé la vie de la star pendant plus de trois décennies, est apparu marqué par un deuil profond. Celui qu’elle surnommait affectueusement “Piou Piou” a perdu bien plus qu’une épouse : il a perdu sa complice de chaque instant. C’est lui qui, dans une interview poignante, a révélé que la star s’était éteinte des suites d’un cancer, luttant avec la dignité qu’on lui connaissait jusqu’à son dernier souffle à La Madrague.

Tout au long de la cérémonie, il a semblé porter le poids de cette disparition, soutenu par la présence de Nicolas Charrier, le fils unique de Brigitte. Longtemps éloignés, les deux hommes sont apparus unis dans la peine, Bernard ayant œuvré durant des années pour cette réconciliation familiale, permettant à Brigitte de connaître ses petites-filles avant de partir.

Une cérémonie “sans chichi”, fidèle à l’esprit de BB

Brigitte Bardot avait été très claire : elle ne voulait pas d’hommage national aux Invalides, ni de protocole ampoulé. Elle souhaitait une “messe sans chichis”, entourée de ceux qu’elle aimait vraiment. Fidèle à ses convictions écologistes et à sa simplicité légendaire, elle a rejoint l’église Notre-Dame-de-l’Assomption dans un cercueil en osier tressé, orné de fleurs des champs aux tons orangés et jaunes, évoquant la chaleur de l’été tropézien qu’elle chérissait tant.

L’émotion a atteint son paroxysme lorsque Mireille Mathieu a fait résonner sa voix sous les voûtes de l’église. En interprétant un chant liturgique vibrant, la chanteuse n’a pu contenir ses larmes, saluant “la plus belle femme du monde” et son immense “beauté de cœur”. Bernard d’Ormale, les yeux rougis, écoutait ces hommages, rappelant que derrière le mythe se cachait une femme simple qui préférait la compagnie de ses chiens aux mondanités parisiennes.

Le rassemblement des compagnons de route

Dans l’assistance, le mélange des genres reflétait la vie complexe de l’actrice. Des personnalités politiques comme Marine Le Pen, dont Brigitte appréciait le franc-parler, côtoyaient des activistes de la première heure comme Paul Watson ou Alain Bougrain-Dubourg. Tous étaient venus saluer non pas l’actrice du “Mépris”, mais la combattante qui avait sacrifié sa carrière à 38 ans pour se dévouer corps et âme à la cause animale.

Le monde du cinéma, qu’elle avait quitté avec fracas en 1973, était le grand absent de cette journée, un choix délibéré de la star qui affirmait ne pas aimer sa carrière passée. Pour elle, le seul talent qu’elle se reconnaissait était d’avoir mis sa célébrité au service des animaux.

Un dernier voyage en musique

La sortie de l’église a été marquée par une note d’espoir et de fête, conformément au caractère de Brigitte. Les Gipsy Kings, ses amis de longue date avec qui elle dansait pieds nus sur le port de Saint-Tropez, ont accompagné le cortège vers le cimetière marin. Les applaudissements de la foule, venue du monde entier, ont salué une dernière fois celle qui incarnait la France et la liberté absolue.

Alors que le convoi s’éloignait vers le rivage méditerranéen, l’image de Bernard d’Ormale, digne mais brisé, restait le symbole de cette perte immense. Brigitte Bardot repose désormais face à la mer, laissant derrière elle une fondation solide et un mari qui continuera de porter son message. Le rideau est tombé, mais l’âme de BB continuera de flotter sur les vagues de Saint-Tropez.