« Je ferai comme Milei » : Le Choc ! Florent Pagny Apporte un Soutien Explosif au Président Argentin et Tacle les “Gnocchis” du Système

C’est une séquence de télévision qui restera gravée dans les annales de l’émission Quotidien, et probablement dans celles des débats médiatiques de cette fin d’année. Ce vendredi 12 décembre, alors que l’ambiance sur le plateau de Yann Barthès se voulait détendue et conviviale pour accueillir l’un des monstres sacrés de la chanson française, Florent Pagny a lâché une véritable bombe politique. Loin de la simple promotion artistique, l’interprète de Ma liberté de pensée a fait honneur à son titre fétiche en livrant une analyse aussi brutale qu’inattendue de la situation en Argentine, son pays de cœur. Sans filtre, sans langue de bois, et avec une franchise qui a visiblement déstabilisé l’animateur, Pagny a apporté un soutien franc et massif à Javier Milei, le très controversé président argentin ultra-libéral.

Le pavé dans la mare : “Je ferai comme Milei”

Tout part d’une question presque anodine de Yann Barthès. L’animateur, curieux de connaître la vision du monde de son invité qui partage sa vie entre la France et la Patagonie, lui demande ce qu’il ferait s’il se retrouvait, par un curieux hasard, à la tête d’un État. La réponse de Florent Pagny ne s’est pas fait attendre, cinglante et immédiate : « Je ferai comme Milei ».

La phrase a résonné comme une déflagration sur le plateau. Javier Milei, surnommé “El Loco” (le fou) ou l’homme à la tronçonneuse, est une figure qui divise l’opinion mondiale. Élu sur un programme de rupture totale, promettant de dynamiter le système, de dollariser l’économie et de réduire l’État à sa plus simple expression, il incarne pour beaucoup une forme de populisme radical. Mais pour Florent Pagny, qui vit la réalité argentine au quotidien depuis ses terres de Patagonie, le constat est tout autre. Il ne voit pas un fou, mais un nettoyeur nécessaire.

La chasse aux “gnocchis” : l’argument choc

Pour justifier sa position, Florent Pagny a utilisé une image culinaire locale aussi savoureuse qu’assassine : les “gnocchis”. En Argentine, ce terme ne désigne pas seulement des pâtes, mais une catégorie bien spécifique de fonctionnaires fantômes. « Il a viré la moitié de ce qu’on appelle des “gnocchis”, ces employés publics qui venaient chercher l’argent mais ne venaient pas travailler », a expliqué le chanteur avec véhémence.

Cette dénonciation d’un système corrompu et parasitaire est le cœur de l’argumentaire de la star. Pour lui, Milei a eu le courage de s’attaquer à un tabou absolu : l’administration pléthorique qui étouffait le pays. Pagny décrit une réalité que les observateurs lointains peinent parfois à saisir, celle d’un État argentin obèse où les privilèges indus étaient devenus la norme. « De 70 ministères, il en a fait 9 ! », s’exclame-t-il, admiratif de cette cure d’austérité drastique.

L’artiste poursuit en détaillant la fin des privilèges pour la classe politique : « Il leur a dit : il n’y aura pas de voiture de fonction, ni de première classe. Vous allez prendre le bus et le métro, vous allez aller bosser. » Une vision méritocratique et austère qui semble résonner profondément avec les valeurs de Pagny, lui qui s’est construit seul et qui a souvent exprimé son agacement face aux lourdeurs administratives, que ce soit en France ou ailleurs.

Un contexte économique explosif

Si le discours de Florent Pagny est séduisant par sa simplicité et son appel au bon sens, il s’inscrit néanmoins dans un contexte économique et social dramatique. Le soutien du chanteur intervient alors que l’Argentine traverse une thérapie de choc sans précédent. Les mesures de Javier Milei, que Pagny applaudit, ont eu des conséquences immédiates et violentes sur la population.

Les chiffres sont là, et ils sont vertigineux. La dévaluation massive du peso, la fin des subventions sur les transports, l’énergie et l’eau ont fait exploser le coût de la vie. Si l’inflation a effectivement ralenti – un point que Florent Pagny souligne à juste titre comme une victoire – le prix social à payer est lourd. La pauvreté a bondi, touchant plus de la moitié de la population argentine au début de l’année, avant de redescendre très légèrement.

Mais pour Florent Pagny, l’observateur patagon, ces souffrances semblent être le prix inévitable d’un redressement nécessaire. Il adopte ici une posture pragmatique, voire cynique diront ses détracteurs, estimant que le pays était de toute façon au bord du gouffre et qu’il fallait un électrochoc pour le sauver. C’est la vision de celui qui voit le long terme, peut-être protégé par son statut privilégié, mais qui refuse de condamner l’homme qui tente l’impossible.

Florent Pagny, l’éternel rebelle

Cette sortie médiatique n’est pas surprenante pour qui connaît le personnage. Florent Pagny n’a jamais cherché à plaire à la bien-pensance. Son histoire avec la France, et notamment avec le fisc, a souvent été tumultueuse. On se souvient de ses démêlés médiatisés, de son exil au Portugal puis en Patagonie, et de ses chansons aux textes revendicatifs. En soutenant Milei, Pagny réaffirme sa liberté de ton. Il se pose en homme du peuple, paradoxalement, en soutenant un libéral pur et dur, parce qu’il voit en lui celui qui casse les codes et renvoie les élites inefficaces à leurs études.

Il y a chez Pagny une fascination pour l’autorité qui “fait le job”, pour le leader qui ne tremble pas au moment de trancher dans le vif. C’est une posture “anti-système” qui traverse les frontières. En validant la méthode Milei, il envoie aussi, en filigrane, un message à la France. Une critique à peine voilée d’un pays qu’il juge peut-être trop immobile, trop englué dans ses acquis et sa bureaucratie.

Un malaise sur le plateau ?

Face à Yann Barthès, souvent habitué à des discours plus progressistes ou nuancés de la part des artistes, la tirade de Pagny a créé un moment de flottement. Comment réagir face à l’éloge d’un président qui se compare à un lion et qui brandit une tronçonneuse en meeting ? L’animateur a laissé parler son invité, conscient sans doute de tenir là une séquence “pépite”.

Car au-delà de la politique, c’est la sincérité de l’homme qui frappe. Pagny ne récite pas d’éléments de langage. Il parle avec ses tripes, avec son expérience de terrain. Il raconte ce qu’il voit depuis ses fenêtres en Argentine : un pays qui tente de se relever, brutalement certes, mais qui bouge. « Il a réussi à stabiliser un petit peu l’inflation », insiste-t-il, comme pour dire : “Regardez les résultats, pas seulement la méthode”.

Conclusion : La liberté de penser, envers et contre tous

Qu’on soit d’accord ou non avec l’analyse économique de Florent Pagny, force est de constater que l’artiste reste fidèle à lui-même. En pleine promotion, il prend le risque de cliver, de choquer, d’aliéner une partie de son public peut-être moins sensible aux charmes du libéralisme radical. Mais c’est précisément cette authenticité brute qui fait sa popularité.

Florent Pagny ne joue pas un rôle. Il est ce Français d’ailleurs, cetamoureux de la Patagonie qui refuse de voir son pays d’adoption sombrer sans réagir. En soutenant Javier Milei, il choisit le camp de l’action radicale contre l’immobilisme. Une position qui fera grincer des dents dans les salons parisiens, mais qui a le mérite de la clarté. Reste à savoir si l’avenir donnera raison au chanteur ou si l’Argentine, et ses “gnocchis”, finiront par indigérer cette thérapie de choc. Une chose est sûre : Pagny, lui, n’a pas fini de dire ce qu’il pense, et tant pis si ça dérange.