Héritage de Brigitte Bardot : La Guerre est Déclarée entre son Fils Nicolas et la Fondation pour 65 Millions d’Euros

Paris, France. Le deuil national n’aura duré que quelques jours. Alors que les fleurs déposées devant La Madrague commencent à peine à faner, une tempête judiciaire s’abat déjà sur la mémoire de Brigitte Bardot. Décédée le 28 décembre dernier à 91 ans, l’icône laisse derrière elle une légende, des millions d’animaux orphelins, et une succession estimée à 65 millions d’euros qui met le feu aux poudres.

Son fils unique, Nicolas-Jacques Charrier, 66 ans, a décidé de contester l’héritage et de porter plainte. C’est l’ultime acte d’une tragédie familiale qui dure depuis plus de six décennies, opposant le “fils maudit” à la “mère nature”.

Le Pactole de 65 Millions d’Euros

On savait BB riche, mais l’ampleur de son patrimoine donne le vertige. Outre ses cachets de star accumulés durant son âge d’or, Bardot a su faire fructifier son image. Droits d’auteur, royalties sur les produits dérivés, portefeuille boursier… La “petite fiancée de la France” était assise sur une mine d’or.

Mais le joyau de la couronne reste l’immobilier. En tête, la mythique Madrague à Saint-Tropez, temple de sa solitude face à la mer, mais aussi La Garrigue, son refuge dans l’arrière-pays varois, ainsi que des appartements de prestige à Paris et Cannes. Un trésor de guerre que l’actrice avait, dans son esprit, entièrement dédié à sa seule vraie famille : les animaux.

La Fondation vs Le Droit du Sang

C’est là que le bât blesse. Depuis 1986, Brigitte Bardot avait fait de sa Fondation son légataire universel de cœur. Elle voulait que chaque centime serve à acheter des ambulances pour éléphants, à financer des refuges ou à lutter contre la chasse aux phoques. Pour elle, l’argent n’avait d’odeur que s’il servait à sauver des vies animales.

Sauf que le droit français est têtu. Il existe ce qu’on appelle la “réserve héréditaire”. En clair, on ne peut pas déshériter totalement ses enfants, même si on les a peu aimés, même si on ne les voit plus. En tant que fils unique, Nicolas Charrier a droit, légalement et automatiquement, à 50% du patrimoine de sa mère.

Nicolas, qui vit en Norvège depuis des décennies, loin du tumulte médiatique de sa mère, a décidé de faire valoir ce droit. Il ne conteste pas les donations faites du vivant de la star, mais il réclame sa part sur tout le reste : les liquidités, les droits futurs, et potentiellement une part de la valeur des propriétés.

Le Réveil des Vieilles Rancœurs

Cette bataille financière n’est que la partie émergée de l’iceberg. Elle réveille les fantômes d’une relation mère-fils désastreuse. Nicolas est né en 1960 de l’union de Bardot avec l’acteur Jacques Charrier. Une grossesse vécue comme un cauchemar par la star, qui dira dans ses mémoires avoir préféré “accoucher d’un petit chien”.

Des mots terribles, violents, qui avaient déjà valu à Bardot une condamnation en justice pour “atteinte à l’intimité de la vie privée” de son fils et de son ex-mari. Nicolas a grandi loin d’elle, élevé par la famille Charrier. Il s’est construit contre elle, dans l’anonymat. Aujourd’hui, en réclamant sa part, c’est comme s’il demandait une réparation pour ce désamour originel.

Un Procès à Haut Risque

Les avocats s’apprêtent à s’affronter dans ce qui s’annonce comme le procès de l’année 2026. D’un côté, la Fondation Brigitte Bardot, qui a besoin de ces fonds pour survivre et continuer le combat de sa créatrice. De l’autre, un fils blessé qui rappelle que la biologie a ses droits que la philanthropie ne peut ignorer.

Le risque ? Que La Madrague, sanctuaire inviolable, doive être vendue pour payer la part de Nicolas. Ou que l’image de Bardot soit à nouveau éclaboussée par le déballage de son intimité glaciale. Brigitte Bardot voulait reposer en paix parmi ses bêtes. Il semble que les humains, et leurs lois, en aient décidé autrement. La bataille pour les 65 millions ne fait que commencer.