Florent Pagny : “Si j’étais président, je ferais comme Milei !” Le chanteur choque et assume son soutien au président argentin

C’est une prise de parole qui a l’effet d’une déflagration dans le paysage médiatique français. Habituellement salué pour sa franchise légendaire et sa liberté de penser, Florent Pagny vient de franchir un nouveau cap. Invité vedette de l’émission “Quotidien” ce vendredi, le chanteur aux millions d’albums vendus ne s’est pas contenté de parler musique. Avec la spontanéité qu’on lui connaît, il a livré une analyse politique aussi inattendue que radicale, érigeant le très controversé président argentin Javier Milei en modèle absolu de gouvernance. Retour sur une séquence télévisée qui n’a pas fini de faire parler.

Le “Patron” valide la méthode “Tronçonneuse”

Florent Pagny n’est pas un observateur comme les autres. Résident partiel en Patagonie depuis plus de trente ans, il vit la réalité argentine de l’intérieur, loin des clichés parisiens. C’est donc avec une légitimité de terrain qu’il a abordé le sujet brûlant de la politique de Javier Milei, l’économiste ultra-libéral élu à la tête de l’Argentine fin 2023.

Alors que Yann Barthès l’interrogeait sur la situation de son pays de cœur, l’interprète de “Savoir Aimer” n’a pas usé de langue de bois. “Si j’étais président, je ferais comme Milei,” a-t-il lancé, provoquant un silence stupéfait sur le plateau. Pour Pagny, la méthode forte n’est pas une option, c’est une nécessité vitale pour un pays rongé par des décennies de crises économiques et d’inflation galopante.

“De 70 ministères, il en a fait 9 !”

Ce qui séduit Florent Pagny chez Javier Milei ? Son courage à s’attaquer aux privilèges de la caste politique. Le chanteur a détaillé avec admiration les mesures drastiques prises par le président argentin dès son arrivée au pouvoir. “De 70 ministères, il en a fait 9,” a-t-il expliqué, illustrant la volonté de Milei de réduire l’État à son strict minimum.

Mais Pagny ne s’arrête pas là. Il loue la fin du train de vie fastueux des élites dirigeantes. “Il leur a dit : il n’y aura pas de voiture de fonction, ni de première classe. Vous allez prendre le bus et le métro, vous allez aller bosser.” Une vision de la politique “au pain sec et à l’eau” qui semble résonner profondément chez l’artiste, lui-même issu d’un milieu modeste et qui a toujours prôné la valeur du travail. Pour lui, Milei a simplement “remis les pendules à l’heure” dans un système à bout de souffle.

Un témoin privilégié du “Miracle” ou du “Chaos” ?

Si les propos de Florent Pagny peuvent choquer en France, où Javier Milei est souvent dépeint comme un populiste d’extrême droite brandissant une tronçonneuse dans ses meetings, le chanteur apporte un éclairage différent. Il décrit un pays qui tente le tout pour le tout. Récemment conforté par une victoire aux élections législatives d’octobre 2025 avec 40% des voix, Milei semble garder la confiance d’une grande partie du peuple argentin, malgré une cure d’austérité brutale.

Pagny se pose en témoin de cette transformation. Il voit un président qui “ne lâche rien”, qui applique ses promesses de campagne à la lettre, quitte à bousculer violemment l’ordre établi. C’est cette intégrité, cette adéquation entre la parole et les actes, qui force le respect du chanteur. “Il fait ce qu’il a dit qu’il ferait,” constate-t-il, une qualité rare selon lui dans le monde politique moderne.

Pagny, l’éternel insoumis

Cette sortie médiatique confirme une chose : Florent Pagny reste un esprit libre, inclassable. Qu’on l’aime ou qu’on le déteste, il refuse de se plier au politiquement correct. En affichant son soutien à une figure aussi clivante que Javier Milei, il sait qu’il s’expose aux critiques. Certains y verront une apologie d’une politique antisociale, d’autres salueront le bon sens d’un homme qui privilégie l’efficacité aux belles promesses.

Mais au fond, n’est-ce pas là tout l’ADN de Florent Pagny ? Celui qui chantait “Vous n’aurez pas ma liberté de penser” prouve une fois de plus qu’il est le seul maître à bord de ses opinions. Entre la France et l’Argentine, entre la chanson et la politique, il continue de tracer sa route, droit dans ses bottes, prêt à défendre ses convictions, aussi tranchantes soient-elles. Une chose est sûre : avec Pagny président, ça filerait droit !