Elvis Presley : Les confessions explosives de sa femme de chambre avant sa mort – Ce qu’elle a caché pendant 40 ans

Pendant plus de quatre décennies, Nancy Rooks a porté un fardeau silencieux derrière les grilles en fer forgé de Graceland. Elle n’était ni une rockstar, ni une manager avide, ni une parente éloignée cherchant la gloire. Elle était simplement Nancy, la femme discrète qui préparait le petit-déjeuner du King, qui pliait ses vêtements, et qui, dans l’ombre, a été le témoin privilégié de la vie et de la mort d’Elvis Presley. Avant de s’éteindre à son tour, elle a choisi de briser le sceau du secret, livrant un témoignage qui bouleverse ce que nous pensions savoir sur la fin tragique de l’idole.

Une Vie au Service du King : Entre Culte et Quotidien

Nancy Rooks est entrée à Graceland par hasard, un matin de mai 1967, envoyée par une agence d’emploi. Elle ne devait rester que quelques jours ; elle y restera une vie. Très vite, elle gagne la confiance du clan Presley par son calme et sa discrétion. Elle devient bien plus qu’une domestique : elle est la gardienne du foyer, celle qui connaît les habitudes nocturnes d’Elvis, ses goûts culinaires (des œufs très cuits, du bacon croustillant, des biscuits au babeurre), et ses humeurs changeantes.

Elle décrit un homme loin du mythe intouchable. Un homme poli, toujours respectueux (« s’il vous plaît » et « merci » étaient ses maîtres-mots), qui chantait du gospel dans la cuisine avec sa grand-mère. Mais elle a aussi vu les ombres s’allonger sur Graceland. L’été 1977, l’atmosphère avait changé. La maison, autrefois vibrante de rires, semblait retenir son souffle. Elvis, épuisé, gonflé, luttait contre la douleur physique et la solitude morale, entouré d’une cour qui ne savait plus comment le protéger.

Le Matin du 16 Août 1977 : L’Heure de Vérité

C’est sur cette journée fatidique que les révélations de Nancy sont les plus poignantes. Ce 16 août, elle croise Elvis tôt le matin. Il rentre d’une partie de racquetball, fatigué. Il refuse le petit-déjeuner mais demande de l’eau glacée. « Il avait l’air de vouloir se remettre à zéro », confiera-t-elle. Il voulait dormir. Il n’avait rien d’un homme suicidaire ou détruit par la drogue à cet instant précis ; il avait des projets, une tournée à venir, une envie de changement.

Puis, le silence. Un bruit sourd à l’étage vers 9h30, que Nancy interprète malencontreusement comme un objet tombé. Ce n’est qu’en début d’après-midi, alertée par les pleurs de Ginger Alden, la fiancée d’Elvis, qu’elle monte et découvre l’impensable : le King gît face contre terre dans sa salle de bain.

Le Secret “Nettoyé” : Un Aveu de Culpabilité

C’est ici que l’histoire prend un tournant troublant. Nancy Rooks a révélé qu’avant même l’arrivée des secours, dans la panique générale, elle a reçu l’ordre de « ranger un peu ». Obéissante, loyale, elle s’exécute. Elle remet de l’ordre dans la salle de bain, essuie le comptoir, déplace une serviette.

« Je ne savais pas ce que je cachais », avouera-t-elle avec un regret immense à la fin de sa vie. « Je pensais juste aider. » Ce geste, anodin en apparence, la hantera toujours. A-t-elle effacé involontairement des indices ? A-t-elle participé à maquiller une scène que l’entourage voulait rendre plus « présentable » ? Elle n’accuse personne, mais son témoignage jette une lumière crue sur la gestion chaotique et protectrice de l’entourage d’Elvis dans ces instants critiques.

Elvis Voulait Vivre : La Réhabilitation d’un Homme

Au-delà du drame, Nancy Rooks tenait à rétablir une vérité humaine. Pour elle, Elvis ne s’est pas laissé mourir. Il ne s’est pas autodétruit sciemment ce jour-là. « Il essayait de revenir », insiste-t-elle. Il lisait des livres sur la santé, parlait de s’éloigner du bruit, de recommencer ailleurs. Sa mort n’est pas l’aboutissement logique d’une déchéance, mais un accident tragique survenu au moment même où il cherchait une issue de secours.

Elle décrit un homme qui se battait en silence, incompris par ceux-là mêmes qui vivaient à ses crochets. « Personne ne savait faire la différence entre être fatigué et être abandonné », résume-t-elle tristement.

Une Loyauté Jusqu’au Bout

Nancy Rooks est restée travailler à Graceland pendant 26 ans après la mort d’Elvis. Elle a continué à servir la famille, à nettoyer cette maison devenue musée, sentant parfois, disait-elle, la présence du King la réveiller lors de ses siestes furtives. Elle n’a jamais cherché à s’enrichir avec des scandales. Ses livres étaient empreints de tendresse.

En parlant enfin avant sa propre mort, elle n’a pas cherché à salir la légende, mais à lui rendre son humanité. Elle a offert aux fans le portrait d’un homme qui a lutté jusqu’au bout, et celui d’une femme qui a porté le poids d’un secret trop lourd pour elle seule. Nancy Rooks est partie en paix, ayant enfin déposé son fardeau, laissant l’image d’un Elvis plus vulnérable, plus réel, et plus tragique que jamais.