C’est fini : Brigitte Bardot, l’icône éternelle, s’est éteinte à 91 ans dans son refuge de La Madrague

C’est une nouvelle qui résonne comme un coup de tonnerre dans un ciel d’été, un choc émotionnel qui traverse toutes les générations, des nostalgiques de la Nouvelle Vague aux défenseurs acharnés de la cause animale. Ce dimanche 28 décembre 2025 restera à jamais gravé comme le jour où la France a perdu l’une de ses figures les plus emblématiques, une femme qui fut tour à tour le visage de la liberté, un sex-symbol planétaire et une guerrière infatigable pour ceux qui n’ont pas de voix. Brigitte Bardot, “BB” pour l’éternité, a tiré sa révérence à l’âge de 91 ans.

Le dernier souffle à La Madrague

C’est dans l’intimité de sa résidence mythique de La Madrague, à Saint-Tropez, que la star a rendu son dernier souffle. Ce lieu, qu’elle avait transformé en forteresse contre les assauts du monde extérieur et en sanctuaire pour ses animaux, a été le théâtre de ses derniers instants. Selon les informations communiquées avec une profonde tristesse par la Fondation Brigitte Bardot, l’icône s’est éteinte paisiblement, entourée de l’amour des siens.

Les derniers mois avaient été marqués par une santé déclinante. Le corps, bien que fatigué par le poids des années, abritait encore cet esprit indomptable qui a fait sa légende. Jusqu’au bout, Brigitte Bardot est restée fidèle à elle-même, refusant les compromis, même face à la maladie. Elle n’était pas seule pour affronter cette ultime épreuve. Son mari, Bernard d’Ormale, celui qui partageait sa vie depuis plus de trois décennies, était à son chevet, lui tenant la main jusqu’à ce que la lumière s’éteigne. Une présence rassurante et aimante pour celle qui avait souvent préféré la compagnie des bêtes à celle des hommes.

Une volonté de rester ancrée à sa terre

L’annonce de sa disparition s’accompagne de détails touchants sur ses dernières volontés, révélant une fois de plus son attachement viscéral à ce coin de paradis tropézien. Brigitte Bardot ne souhaitait pas d’honneurs nationaux grandiloquents ou de cérémonies parisiennes déconnectées de sa réalité. Son vœu le plus cher ? Être enterrée chez elle, à La Madrague.

Elle voulait reposer là où elle a vécu ses années les plus vraies, loin des projecteurs et des paillettes qu’elle avait fuies en 1973. Ce souhait d’inhumation dans sa propriété privée est le symbole ultime de sa quête de paix et de fusion avec la nature qu’elle a tant chérie. C’est là, au milieu des pins parasols, bercée par le chant des cigales et le ressac de la Méditerranée, qu’elle désirait trouver le repos éternel, entourée de l’âme de ses nombreux compagnons à quatre pattes disparus avant elle.

De la star planétaire à la militante farouche

La mort de Brigitte Bardot, c’est la fin d’une époque. Celle d’une France insouciante, celle de “Et Dieu… créa la femme”, où sa danse endiablée et sa beauté sauvage avaient scandalisé autant qu’elles avaient libéré les mœurs. Dans les années 50 et 60, elle n’était pas seulement une actrice ; elle était une révolution. Une moue boudeuse, une choucroute blonde, des pieds nus et une liberté insolente qui ont fait d’elle l’égale de Marilyn Monroe à l’échelle mondiale. Elle a incarné la modernité, l’émancipation féminine avant l’heure, brisant les carcans d’une société puritaine.

Pourtant, ce n’est pas seulement la star de cinéma que l’on pleure aujourd’hui. C’est aussi la femme de conviction qui, au sommet de sa gloire, a eu le courage inouï de tout plaquer. À 39 ans, elle a dit adieu aux plateaux de tournage pour se consacrer à ce qu’elle appelait sa “vraie vie” : la défense des animaux.

Depuis la création de sa Fondation en 1986, elle n’a eu de cesse d’interpeller les présidents, de bousculer les consciences et de se battre contre la cruauté, de la banquise canadienne aux abattoirs français. Ce combat, qu’elle a mené avec une fougue parfois polémique mais toujours sincère, a défini la seconde moitié de son existence. Elle a prouvé que l’on pouvait utiliser sa célébrité non pas pour son propre ego, mais pour servir une cause plus grande.

Le monde entier tourne le regard vers Saint-Tropez

Aujourd’hui, alors que la nouvelle se répand comme une onde de choc à travers le monde, les hommages affluent. Mais au-delà des mots officiels, c’est l’émotion populaire qui domine. On se souvient de la jeune fille qui dansait le mambo, de la femme amoureuse, mais surtout de la vieille dame digne qui, du fond de sa retraite tropézienne, continuait de rugir pour ceux qu’on opprime.

Bernard d’Ormale, son époux, se retrouve aujourd’hui gardien de cette mémoire, témoin privilégié de la femme derrière le mythe. Leur histoire, faite de complicité loin des regards indiscrets, trouve ici sa conclusion tragique mais belle. Il a été son roc, son dernier amour, celui qui a vu l’icône devenir une étoile filante.

Alors que les grilles de La Madrague resteront sans doute closes, respectant le deuil de ses proches, des milliers de pensées s’envolent vers cette maison mythique. Brigitte Bardot est partie, mais elle laisse derrière elle bien plus que des films. Elle laisse un héritage de courage, une certaine idée de la liberté française, et une Fondation qui continuera, c’est certain, à porter le flambeau de ses combats.