Amir pris pour cible : Quand la scène devient un tribunal politique, Rachida Dati monte au créneau contre un boycott “inacceptable”

La musique est censée unir, transcender les frontières et apaiser les âmes. Mais dans une époque fracturée par les passions et les conflits, la scène d’un artiste peut devenir, malgré lui, un champ de bataille. Le chanteur Amir Haddad, l’une des figures les plus aimées de la scène musicale française, en fait aujourd’hui l’amère expérience. L’artiste franco-israélien, révélé par “The Voice” et adulé depuis son passage à l’Eurovision, se retrouve au cœur d’une nouvelle tempête, visé par des appels au boycott d’une violence qui a forcé le gouvernement à réagir au plus haut niveau.
L’affaire n’est pas nouvelle, mais elle prend une ampleur nouvelle, plus sombre. Déjà cet été, lors des Francofolies de Spa en Belgique, des collectifs avaient tenté de faire déprogrammer l’artiste. Aujourd’hui, le scénario se répète en France. À l’approche de ses concerts, notamment celui prévu à Neuilly-sur-Seine pour la Fête de la Musique, des groupes, dont le collectif propalestinien “Urgence Palestine”, mènent une campagne active pour faire annuler sa venue.
Que reproche-t-on exactement à l’interprète de “J’ai cherché” ? Les griefs sont d’ordre politique et profondément personnels. On lui exhume son passé de soldat dans l’armée israélienne – un service militaire effectué il y a des années, comme de nombreux citoyens de son pays. On lui reproche sa double nationalité, comme si être “franco-israélien” était en soi un acte d’accusation. Plus précisément, ses détracteurs pointent du doigt sa participation, il y a plusieurs années, à un concert dans une colonie israélienne et sa présence à une soirée de soutien aux soldats de Tsahal.
Pour les militants qui appellent à son boycott, ces faits, combinés à son silence supposé sur le drame palestinien, font de lui le complice d’une politique qu’ils dénoncent. L’artiste, qui a toujours prôné la paix et le dialogue dans ses rares prises de parole sur le sujet, se voit ainsi sommé de choisir un camp, sa musique devenant otage d’un conflit qui le dépasse.
Face à ce qui s’apparente à une campagne d’intimidation, l’artiste avait déjà réagi avec une dignité poignante lors des Francofolies. Montant sur scène la gorge nouée, il avait confié au public avoir “redouté” ce concert pour la première fois de sa vie, avant de livrer une performance ovationnée. Il avait alors lancé un message puissant : “Les réseaux sociaux, ce n’est pas la réalité. Je respecte ceux qui s’opposent à moi, mais pour avancer vers la paix, il faut savoir dialoguer. Le dialogue vaut mieux que les interdits et les boycotts.”
Mais aujourd’hui, la haine semble avoir franchi un nouveau cap, poussant la ministre de la Culture, Rachida Dati, à sortir de sa réserve. Et sa prise de parole n’a rien d’anodin. Sur le réseau social X, la ministre a publié un message d’une fermeté absolue, qui recadre le débat non pas sur le terrain politique, mais sur celui des principes républicains.
“Intimidations, campagnes de dénigrement, pressions : c’est inacceptable,” a-t-elle écrit. “La scène doit rester un espace de liberté, de création et d’échange. Soutien plein et entier à Amir.” Rachida Dati ne s’est pas arrêtée là. Elle a nommé ce qu’elle perçoit comme le véritable moteur de ces attaques, allant au-delà de la simple critique politique. “Aucun prétexte à l’antisémitisme ! La justice doit être saisie,” a-t-elle conclu.
Ces mots sont forts. En qualifiant ces appels au boycott d’antisémites, la ministre de la Culture déplace le curseur. Elle ne défend pas seulement un artiste ; elle dénonce une dérive qu’elle juge “honteuse” et “sectaire”. Pour le gouvernement, s’attaquer à Amir en raison de ses origines, de sa double nationalité ou de son service militaire passé, c’est importer en France un conflit étranger en utilisant un bouc émissaire. C’est faire peser sur un citoyen français juif la responsabilité d’une politique étrangère sur laquelle il n’a pas prise.
Cette affaire pose une question fondamentale et douloureuse pour notre société : un artiste doit-il être jugé pour son art ou pour ses origines ? Peut-on exiger d’un chanteur qu’il devienne un militant politique et le punir s’il ne prend pas la position attendue ? Le label d’Amir avait déjà dénoncé un “déferlement de haine antisémite” lors des précédents incidents. La réaction de Rachida Dati vient institutionnaliser cette analyse : la critique politique s’arrête là où commence l’assignation à résidence identitaire.
Le “crime” d’Amir, aux yeux de ses détracteurs, semble être son existence même en tant qu’artiste franco-israélien populaire, qui ne renie ni la France ni Israël. Dans le climat actuel, cette nuance est devenue insupportable pour les extrêmes. Le cas d’Amir n’est malheureusement pas isolé. D’autres artistes, juifs ou supposés proches d’Israël, subissent les mêmes pressions, créant un climat de “cancel culture” où la moindre prise de position, ou même l’absence de prise de position, peut vous coûter votre carrière.
Cette politisation à outrance de la sphère culturelle est un poison lent. Elle réduit l’art à un simple outil de propagande et l’artiste à un porte-drapeau. Elle nie la complexité de l’individu au profit de caricatures binaires. Amir, qui chante l’amour, la résilience et l’espoir, se voit ainsi résumé à son identité et à un conflit dont il est, comme tant d’autres, spectateur et victime collatérale.
Le soutien de Rachida Dati est un signal politique crucial. Il rappelle que la liberté de création et de diffusion est un pilier de la République. Il rappelle que la scène est un sanctuaire qui ne doit pas devenir le prolongement des haines qui déchirent le monde. En appelant à la saisine de la justice, la ministre montre que la ligne rouge a été franchie, que l’intimidation ne doit pas rester impunie.
Reste à savoir quel impact cette affaire aura sur l’artiste lui-même, et sur le public. La précédente vague d’attaques s’était soldée par une standing ovation et un lien renforcé entre Amir et ses fans. Il est probable que cette nouvelle offensive produira le même effet : une vague de soutien populaire face à une minorité agissante. Car au final, ce que le public vient chercher dans un concert d’Amir, ce n’est pas un meeting politique, mais un moment de partage et d’émotion. Et c’est peut-être cela, la réponse la plus puissante au sectarisme : continuer à chanter, continuer à rassembler, et prouver que la musique sera toujours plus forte que la haine.
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