Alain Delon Demande à Bardot : ‘Que Laisses-tu au Monde?’ — Leurs Réponses Disent Tout 

Le testament n’était pas long, mais il disait tout. Sur qui ils étaient devenus. Saint-opé, automne, la Madrague, le bureau de Brigitte, au premier étage. Fenêtres ouvertes sur le jardin, bruit des vagues au loin. Aboiement occasionnel de chiens, l’odeur du romarin porté par la brise d’octobre. Alain Delont est assis dans le fauteuil en face du bureau de Brigitte, 425 ans.

Costume gris, parfaitement coupé. Même ici, même pour une visite privée, l’élégance est inscrite dans ses eaux. Brigitte est derrière son bureau. Si pull simple. Jean, cheveux blancs coupés courts, lunettes de lecture. Elle tient des documents. Son testament vient de le finaliser avec son avocat à la veille.

Tu voulais voir ça ? Demande-t-elle, levant les papiers. Tu as dit au téléphone que tu avais fini ton testament dit de long. J’étais curieux. Curieux de savoir comment je meurs. Curieux de savoir ce que tu laisses. Brigitte pose les documents sur le bureau. Tout va à la fondation. Chaque euro, la maison, les économies, les droits d’auteur des films, tout de longche lentement la tête.

 Ton fils, le minimum légal 7 millions environ. Il sera blessé. Il l’est déjà depuis des décennies. Ça ne changera pas. De long regarde par la fenêtre. Dans le jardin, des chiens jouent. Tu ne laisses rien d’autre. Pas de musée, pas de fondation culturelle en ton nom. Pourquoi faire ? Célébrer Brigitte Bardau, l’actrice.

 Non merci, tes films ont marqué une génération. Mes films ont vendu une image, une illusion. Je ne veux pas qu’on les célèbre. De long se tourne vers elle. Tu les détestes tellement. Je ne les déteste pas. Je suis juste indifférente. C’était il y a si longtemps. Une autre personne. Une personne qui n’existe plus. Silence.

Brigitte retire ses lunettes, frotte ses yeux fatigués. Et toi ? Demande-t-elle. Qu’est-ce que tu laisses ? Ton sort une enveloppe de sa poche intérieure. J’ai apporté une copie. pensait qu’on pourrait comparer. Il lui tend l’enveloppe. Elle l’ouvre, lit. Ses sourcils se lèvent légèrement. 30 millions d’euros litel divisé entre tes enfants.

 La maison de Douchi à Anthony, tes collections d’art au musée, tes archives cinématographiques à la cinémathèque française, elle lève les yeux. Tu organises ton immortalité. Je laisse mon héritage. Ce n’est pas la même chose. N’est-ce pas Brigitte repose les papiers. Non. Un héritage est ce que tu laisses derrière toi qui compte. Tes archives, c’est de la nostalgie, des souvenirs d’un temps révolu.

 C’est de l’art, du cinéma français important. C’est de belles images de toi préservé pour toujours pour que dans 100 ans les gens puissent encore voir Alain Delon jeune et beau. De long serait dit qu’est-ce qui ne va pas avec ça ? Rien. Si c’est qui tu veux être pour toujours, une belle image.

 Et toi, tu ne veux pas être souvenu ? Pas comme Brigitte Bardau, l’actrice. Si les gens me souviennent, je veux que ce soit pour ce qui compte vraiment. Les animaux sauvés, les lois changées, la souffrance arrêtée. Alors pourquoi pas créer un musée de ton activisme ? Parce que l’activisme n’est pas pour être exposé, c’est pour être continué.

 C’est pourquoi tout va à la fondation, pour que le travail continue après moi. De long se lève, marche vers la fenêtre, regarde les chiens dans le jardin. Tu sais ce qui est ironique, dit-il sans se retourner. Nous avons tous deux été les personnes les plus photographiées de notre génération, nos visages partout. Mais quand nous mourons, tu ne veux aucune photo de toi exposé.

 Et moi, je veux qu’elle soit dans les musées pour toujours. Ce n’est pas ironique, dit Brigitte. C’est révélateur. De quoi ? Que tu as toujours aimé être Alain Delont et que j’ai toujours détesté être Brigitte Bardau. De long se retourne. Tu penses que je suis vaniteux ? Je pense que tu es honnête. Tu aimais être une star.

 Tu aimais la beauté, le pouvoir, l’adoration. Il n’y a pas de honte là-dedans. Mais tu ne l’aimais pas. Non, je me sentais piégé, observé, possédé. Chaque photo de moi était comme des barreaux de prison. De long revient s’asseoir. Alors, pourquoi as-tu continué si longtemps ? 40 films, 20 ans de carrière, parce que je ne savais pas comment arrêter.

 Ne savais pas qu’on pouvait arrêter. Puis à 50 ans, je me suis réveillé un matin et j’ai réalisé je peux juste partir. Alors, je l’ai fait. Et tu n’as jamais regardé en arrière ? Jamais. Pas de regret. Pour avoir quitté ? pour avoir pris si longtemps. Oui, de long prend son testament. Relis les détails. Donc ton fils obtient 7 millions.

 Ton héritage personnel zéro. Tout aux animaux. Oui, les gens vont dire que tu es cruel, qu’une mère devrait laisser plus à son enfant. Qu’il le disent. Nicolas et moi, nous n’avons jamais eu de vraies relations. Je l’ai échoué quand il était jeune. Je ne peux pas le réparer maintenant avec de l’argent. Tu aurais pu essayer. Non, l’argent n’achète pasle pardon, n’achète pas l’amour.

 Il aurait pris les millions et m’aurait toujours détesté au moins maintenant. Je suis honnête sur ce que nous sommes l’un pour l’autre. Rien de longue rima. C’est dur. C’est vrai. Il repose les papiers. Mes enfants me détestent aussi, tu sais. Surtout Anthony. Il pense que j’étais un père terrible. Tu l’étais probablement.

J’étais absent, concentré sur ma carrière, sur moi-même. Quand j’étais là, j’étais critique, distant. Pourquoi leur laisses-tu tant alors ? parce que il hésite. Parce que peut-être l’argent peut dire ce que je ne peux pas dire que je que je me soucie à ma façon. Ça ne marchera pas, dit Brigitte doucement. Ils prendront l’argent mais ça ne changera pas ce qu’ils ressentent.

 Je sais mais je dois essayer quelque chose. Non, tu ne dois pas. Tu peux juste accepter que tu as échoué comme père, comme moi et laisser ton argent aller où il fait vraiment du bien. Les animaux ne comptent pas plus que les humains dit de long. Une pointe de défense dans sa voix.

 Pour moi si les animaux n’ont jamais exigé que je sois belle, n’ont jamais voulu que je sois quelqu’un que je n’étais pas, m’ont juste aimé parce que j’étais là. Mes enfants, mon ex-mari, le public, ils aimaient tous une version de moi qui n’existait pas. Alors, tu punis les humains et récompenses les animaux. Non, je donne aux êtres qui m’ont donné la paix, c’est tout.

 De long se lève à nouveau, marche dans la pièce, s’arrête devant une étagère. photo d’animaux. Aucune d’elle-même, aucune de sa carrière. “Tu sais ce qui me fait peur ?” dit-il finalement. “Quoi que dans 100 temps quand les gens regarderont mes films, ils verront juste un beau visage. Pas un acteur, pas un homme, juste une image.” C’est exactement ce qui arrivera.

 Ça ne te dérange pas que tes films soient vus de la même façon ? Non, parce que je ne les possède plus. Ils appartiennent au passé. À cette autre personne, pas à moi. De long se retourne vers elle. Comment as-tu fait ? Comment as-tu laissé aller ? J’ai arrêté de regarder en arrière. Arrêé de lire les articles sur moi.

 Arrêtez de me soucier de ce que les gens pensaiit. J’ai juste commencé à vivre pour maintenant. Pour les chiens qui ont besoin de nourriture aujourd’hui, les chats qui ont besoin de soin maintenant, pas pour la gloire d’hier. Je ne peux pas faire ça. Je sais, mon passé est tout ce que j’ai. Non, ton passé est tout ce que tu choisis d’avoir.

 Tu pourrais choisir autre chose. À 85 ans, il est trop tard. Il n’est jamais trop tard pour choisir qui tu veux être. De long secoue la tête. Tu ne comprends pas. Sans mon image, sans mes films, sans Alain Delon, la star, je ne sais pas qui je suis exactement et c’est ton problème, pas ton héritage. Silence pesant, de long retourne s’asseoir.

 Soudainement fatigué. Vieux, qu’est-ce que tu veux que je fasse ? Demande-t-il finalement. Changer mon testament, tout donné à une œuvre de charité pour animaux. Non, je veux que tu sois honnête sur pourquoi tu laisses ce que tu laisses. Arrête de prétendre que c’est pour tes enfants ou pour l’art.

 Admet que c’est pour toi pour immortaliser Alain de long. Et si c’est le cas, qu’est-ce qui ne va pas avec ça ? Rien. Si tu l’admets. Si tu dis “Je veux être souvenu comme beau, comme une star, comme une légende”, c’est honnête. Mais ne te mens pas que c’est pour quelqu’un d’autre. De l’on la regarde longuement. Tu as toujours été brutalement honnête.

 Oui, c’est tout ce qui me reste maintenant, la vérité. La vérité est surestimée. Non, l’illusion est surestimée. La vérité est juste, difficile. Un chien à bois dehors, puis un autre. Brigitte regarde par la fenêtre. Je dois les nourrir bientôt. C’est l’heure. De l’on comprend. La visite se termine. Il se lève lentement. Donc c’est ça, dit-il. Ton héritage.

 45 millions d’euros pour les animaux, rien pour les humains. 7 millions pour Nicolas, ce n’est pas rien. Comparé à 45, c’est une insulte. C’est une vérité. Je ne l’ai pas aimé comme une mère de vrai. L’argent ne peut pas prétendre autrement. De long ramasse son testament, le remet dans sa poche. Je vais garder le mien comme il est.

 Mes films à la cinémathèque, mes archives préservées, mon nom souvenu. Je sais, ça ne fait pas de moi une mauvaise personne. Non, juste une personne différente de moi. Ils se tiennent face- à face. de légendes, de visions du monde, deux façons de mourir. Quand je mourrai, dit de long lentement, il y aura un service public, des caméra, des célébrités, des discours sur ma grandeur. Je sais quand tu mourras.

Crémation privée, pas de service. Cendre dans le jardin avec mes chiens qui sont morts avant moi. Pas d’annonce pendant des jours. Tu veux disparaître. Je veux partir en paix sans spectacle. Même ta mort sera un rejet de ce que tu étais. Non, ma mort sera une célébration de ce que je suis devenu.

 De long marche vers la porte s’arrête. Nous étions sisimilaires autrefois. Jeune, beau, célèbre, célèbre. Oui, maintenant nous sommes si différents parce que tu as conservé qui tu étais et j’ai tué qui j’étais pour devenir quelqu’un d’autre. Qui a raison ? Nous avons tous deux raisons pour nous-mêmes. C’est tout ce qui compte. Il ouvre la porte.

 Au revoir Brigitte. Au revoir Alain. Il part. Brigitte reste à la fenêtre. regarde sa voiture partir dans l’allée. Puis elle descend nourrir les chiens comme chaque soir, comme elle le fera jusqu’à son dernier souffle. Son testament reste sur le bureau. Simple, clair, 45 millions aux animaux.

 Sa maison transformée en refuge, son nom utilisé seulement pour sauver des vies. Pas de musée, pas de statue, pas de célébration de Brigitte Bardau, la star, juste le travail. Continuant après elle. C’est son immortalité, pas dans les images, dans les vies sauvées, de testaments, deux personnes, de vérités. L’un dit souvenez-vous de ma beauté.

 L’autre dit, oubliez-moi, sauvez-les. Ni bon ni mauvais, juste, différent. L’héritage de la vanité contre l’héritage de la compassion, l’image contre l’action, le passé contre l’avenir. Et au final, chacun meurt comme il a vécu. Alain Delon, préservant sa beauté pour l’éternité. Brigitte Bardau, la détruisant pour trouver quelque chose de plus réel.