Adieu Évelyne Leclercq : Les larmes de Fabienne Égal et l’hommage vibrant du monde de la télé à Nice

C’est sous le ciel azuréen de Nice, contrastant cruellement avec la grisaille des cœurs, que le monde de la télévision a dit adieu à l’une de ses étoiles les plus lumineuses. Ce mardi 13 janvier 2026, la cathédrale Sainte-Réparate n’était pas seulement un lieu de culte, mais le théâtre d’une émotion brute, palpable, où les souvenirs d’une époque révolue se sont mêlés aux larmes de ceux qui restent. Évelyne Leclercq, figure emblématique de “Tournez Manège” et visage familier de millions de Français, a rejoint les étoiles, laissant derrière elle un vide immense et une famille de cœur inconsolable.

Le chagrin d’une “sœur” : Fabienne Égal brise le silence

Si la douleur était visible sur tous les visages, c’est celle de Fabienne Égal qui a particulièrement bouleversé l’assistance. L’ancienne complice d’Évelyne, avec qui elle a formé l’un des duos les plus iconiques de la télévision française, est apparue marquée, portant le poids d’une amitié qui a traversé les décennies. Loin des projecteurs qu’elle a quittés il y a longtemps, Fabienne était là pour celle qu’elle considérait comme sa famille.

Dans un témoignage poignant relayé peu après la cérémonie, Fabienne a livré des mots d’une sincérité désarmante. “Nous étions très proches, toujours là l’une pour l’autre dans les moments forts de nos vies. Tu as lâché prise hier soir, tu ne souffres plus. Je t’aime”, a-t-elle écrit. Ces phrases simples résonnent comme un écho douloureux à la complicité qui les unissait à l’écran comme à la ville.

Elle a rappelé avec nostalgie l’ambiance unique qui régnait sur le plateau de “Tournez Manège” : “C’est un cliché de le dire, mais on était vraiment une grande famille. Quand la fin de saison arrivait l’été, on était en larmes.” Cette fraternité ne s’est jamais étiolée. Fabienne a révélé qu’elles s’écrivaient quotidiennement, un rituel d’amitié indéfectible qui s’est brusquement interrompu. Leur dernière rencontre, il y a quelques mois, était placée sous le signe de la vie, Fabienne étant venue présenter son petit-fils à son amie de toujours.

La dignité de Céline et la présence de Jean-Pierre Foucault

Au premier rang, la dignité de Céline, la fille unique d’Évelyne Leclercq, a forcé le respect. Entourée de ses enfants et soutenue par son père, Jacques Olive, le premier époux de l’animatrice, elle a affronté cette épreuve avec une force silencieuse. Voir cette famille unie dans la douleur rappelait à quel point Évelyne, au-delà de sa carrière publique, était le pilier d’un clan aimant.

Le monde de la télévision, bien que souvent taxé de superficiel, a montré ce jour-là son visage le plus humain. Jean-Pierre Foucault, voisin et ami, a fait le court déplacement depuis Marseille. Accompagné de son épouse Évelyne Jarre, l’animateur star a tenu à être présent. Sa femme, très proche de la défunte, avait respecté à la lettre les dernières volontés d’Évelyne Leclercq en portant une tenue claire. “C’était une amie de ma femme”, a glissé sobrement Jean-Pierre Foucault à Nice Matin, une phrase courte qui masque une peine profonde et une loyauté sans faille.

Des dernières volontés respectées à la lettre

Ce qui a marqué les observateurs, c’est le respect scrupuleux des souhaits de la défunte. Évelyne Leclercq ne voulait pas d’obsèques lugubres. Elle avait demandé des tenues claires, comme pour repousser l’obscurité de la mort. Dans la nef de la cathédrale, les touches de blanc et de beige apportaient une lumière douce, presque irréelle, comme un dernier clin d’œil de l’animatrice à la vie qu’elle aimait tant célébrer.

Ce choix vestimentaire, loin d’être anecdotique, symbolisait la personnalité d’Évelyne : solaire, élégante et tournée vers les autres. Même dans son départ, elle a voulu imposer sa marque, celle de la douceur et de l’espoir.

La fin d’une époque télévisuelle

Avec la disparition d’Évelyne Leclercq, c’est tout un pan de notre mémoire collective qui s’efface. “Tournez Manège” n’était pas qu’une émission, c’était un rendez-vous familial, un moment de partage. La présence de Fabienne Égal aux obsèques, effondrée mais fidèle, matérialise la fin de ce chapitre.

Pour beaucoup de Français, voir ces figures familières vieillir et partir est un rappel cruel du temps qui passe. Mais l’hommage rendu à Nice a prouvé que si les corps s’en vont, l’affection du public et des proches demeure intacte.

Alors que la foule se dispersait sur le parvis de la cathédrale, une certitude demeurait : le rire cristallin d’Évelyne Leclercq et sa bienveillance continueront de résonner longtemps dans les mémoires. Elle a rejoint les étoiles, mais sur terre, elle laisse une leçon d’amitié et de fidélité que Fabienne Égal, Jean-Pierre Foucault et sa fille Céline porteront désormais comme un précieux héritage. Repose en paix, Évelyne. Le manège s’est arrêté, mais l’amour, lui, continue de tourner.