Pierre-Yves : un maestro en devenir ? Nagui ne cache plus son admiration pour le nouveau champion de “N’oubliez pas les paroles”

Quand un nouveau candidat débarque dans une émission comme “N’oubliez pas les paroles”, il attire rarement l’attention dès les premières notes. Pourtant, Pierre-Yves, discret trentenaire au sourire calme, a surpris tout le monde en quelques apparitions seulement. Non seulement il enchaîne les victoires, mais il fait surtout l’unanimité autour de lui — chez les téléspectateurs comme chez Nagui lui-même, pourtant habitué à voir défiler des talents chaque semaine sur le plateau de France 2.

La voix posée, le regard concentré, Pierre-Yves a d’abord séduit par sa capacité à garder la tête froide, même lorsqu’il s’agit de restituer les paroles les plus redoutées du répertoire français. Face à lui, les fameux “crayons” du jeu n’ont eu qu’à bien se tenir : l’homme en noir et blanc les a littéralement dominés, jour après jour. Résultat : en quelques émissions, il a cumulé un gain impressionnant, dépassé les 100 000 euros, et semble déjà se diriger vers le classement des 20 meilleurs maestros.

Mais au-delà de ses performances chiffrées, c’est l’attitude de Pierre-Yves qui frappe. Pas de démonstration excessive, pas d’excitation visible, mais une rigueur presque méthodique dans l’exécution des chansons. Il connaît son répertoire sur le bout des doigts, et même lorsqu’il doute, il reste dans une forme de calme étonnant. C’est d’ailleurs ce qui a le plus impressionné Nagui : « Il a quelque chose de très rare. Une sorte de sérénité intérieure qui le rend redoutable », a déclaré l’animateur à l’antenne.

Nagui, toujours très impliqué dans les trajectoires de ses maestros, n’a pas tari d’éloges sur ce nouveau champion. À plusieurs reprises, il a souligné l’intelligence du jeu de Pierre-Yves, sa maîtrise technique, mais aussi — et surtout — son humilité. « On sent qu’il ne cherche pas à briller, qu’il ne joue pas pour la caméra. Il est là parce qu’il aime la musique, et ça change tout », a-t-il commenté. Pour un animateur comme lui, qui place l’authenticité au cœur de sa vision de la télévision, c’est un véritable coup de cœur.

Le public, de son côté, n’a pas tardé à réagir. Sur les réseaux sociaux, les messages d’encouragement affluent. Certains parlent déjà de “révélation”, d’autres de “nouvelle star discrète”. De nombreux internautes comparent son style à celui de Margaux, Kevin ou Renaud, anciens maestros qui ont marqué durablement l’histoire de l’émission. L’émotion de voir un candidat aussi calme dominer le jeu crée une forme de suspense inédit.

Pierre-Yves lui-même semble un peu dépassé par cet engouement. Dans une brève interview en coulisses, il confiait : « Je ne m’attendais pas à tout ça. Je suis venu pour le plaisir, pour le challenge personnel. Je regarde l’émission depuis longtemps, mais être sur le plateau, c’est autre chose. » Il ajoute qu’il ne se fixe pas d’objectif précis. « Chaque victoire est déjà un cadeau. Je préfère avancer sans pression. »

Il n’empêche : les chiffres parlent d’eux-mêmes. En seulement une dizaine de participations, Pierre-Yves a éliminé plusieurs challengers redoutables et prouvé qu’il savait naviguer dans tous les styles musicaux — de la chanson française classique à la variété plus moderne. Il maîtrise aussi bien Sardou que Vianney, en passant par Gainsbourg ou Clara Luciani. Une polyvalence rare.

Selon certains membres de la production, c’est justement cette capacité d’adaptation qui pourrait faire de lui un candidat historique. « Il n’a pas de faille visible pour le moment », glisse un technicien. « Et il est très fort dans les textes longs, ce qui est souvent un point faible chez d’autres candidats. »

Nagui, prudent mais enthousiaste, commence déjà à évoquer la suite. Pourra-t-il intégrer les Masters, cette compétition de fin d’année réservée aux meilleurs maestros ? Si son parcours se poursuit à ce rythme, il ne fait aucun doute qu’il figurera bientôt parmi les invités incontournables du tournoi. Et pourquoi pas viser les sommets ? Certains anciens champions, comme Margaux ou Louis, ont prouvé qu’un début fulgurant pouvait déboucher sur une carrière dans la musique ou l’audiovisuel.

Pierre-Yves, lui, garde les pieds sur terre. Il continue à répéter chaque soir, à revoir les textes, à s’entraîner comme s’il venait juste de commencer. « Je sais que tout peut s’arrêter d’un jour à l’autre. Il suffit d’une erreur, d’un trou de mémoire. Alors je savoure chaque moment. » Cette lucidité le rend encore plus attachant.

La relation qui se tisse entre lui et Nagui est également remarquable. L’animateur, habituellement très joueur, semble ici sincèrement impliqué. Il n’hésite pas à l’encourager, à le féliciter chaleureusement, parfois même à lui poser des questions personnelles. Un lien d’estime réciproque semble s’être créé, au fil des émissions.

Et puis il y a cette question qui plane : jusqu’où ira Pierre-Yves ? Deviendra-t-il l’un des rares maestros à dépasser les 400 000 euros ? Entrera-t-il dans le cercle très restreint des champions médiatisés, invités sur d’autres plateaux, ou même contactés par des producteurs ? Pour l’instant, personne ne peut le dire. Mais tout indique que son nom n’a pas fini de résonner dans les couloirs de France 2.

En attendant, chaque nouvelle émission est suivie avec attention. Le public retient son souffle, les challengers se préparent, et Pierre-Yves continue, serein, de gravir les échelons. Avec lui, “N’oubliez pas les paroles” retrouve ce frisson d’incertitude, cette magie qui naît lorsque le talent pur rencontre la bienveillance d’un animateur et la fidélité d’un public.

Une chose est sûre : on n’a pas fini d’entendre parler de lui.