Quand Nagui, figure emblématique du paysage audiovisuel français, sort de sa réserve pour interpeller le gouvernement, ce n’est jamais anodin. Cette fois, c’est une décision explosive qui le pousse à réagir avec une rare intensité : la possibilité de fixer l’âge du consentement sexuel à seulement 13 ans. Dans un message poignant, il supplie les décideurs de « se souvenir de l’enfant qu’ils ont été ». Pourquoi une telle mesure est-elle envisagée ? Quels intérêts se cachent derrière ? Et pourquoi tant de personnalités publiques gardent-elles le silence ? Cliquez sur le lien pour découvrir l’appel bouleversant de Nagui.

«Souvenez-vous de l’enfant que vous étiez» : Nagui «supplie» l’exécutif de ne pas fixer l’âge du consentement sexuel à 13 ans

C’est une prise de parole qui a fait trembler les réseaux sociaux, mais aussi les couloirs du pouvoir. Nagui, animateur historique de la télévision française, connu pour ses émissions à succès mais aussi pour ses engagements humanistes, a décidé de sortir de sa réserve. Dans une publication sobre mais bouleversante, il s’adresse directement à l’exécutif, et plus particulièrement au garde des Sceaux et à la Première ministre, pour leur demander de renoncer à une idée qui fait frémir une partie de la population : fixer l’âge légal du consentement sexuel à 13 ans.

« Souvenez-vous de l’enfant que vous étiez », écrit-il. Une phrase simple, presque enfantine, mais d’une puissance émotionnelle rare. Car derrière cette phrase se cache une indignation sincère, et une peur profonde pour l’avenir de la jeunesse. Pour Nagui, cette proposition ne relève pas d’un simple ajustement juridique, mais d’un glissement dangereux, à la fois moral, culturel et politique.

L’idée d’abaisser l’âge du consentement sexuel à 13 ans est apparue récemment dans le cadre d’un débat parlementaire sur la révision du code pénal. Officiellement, il s’agirait d’harmoniser certains textes, de clarifier les critères juridiques et d’éviter les “zones grises” dans les procédures. Mais pour de nombreux citoyens, et désormais pour Nagui, cette justification technique masque une réalité bien plus inquiétante : une banalisation insidieuse de la sexualité infantile, et une menace directe pour les plus vulnérables.

Dans sa publication, partagée des milliers de fois, Nagui interpelle directement les décideurs : « À 13 ans, on n’a pas la maturité pour comprendre ce que signifie un acte sexuel avec un adulte. Vous le savez. Je vous en supplie : ne laissez pas cette ligne rouge être franchie. » Il évoque également les risques de pression psychologique, d’emprise, et d’exploitation, que cette nouvelle législation pourrait involontairement légitimer.

Le message de Nagui a suscité de vives réactions. De nombreuses personnalités du monde culturel ont salué son courage. L’actrice Alexandra Lamy a commenté : « Enfin une voix forte qui ose dire tout haut ce que beaucoup pensent tout bas. » Des associations de protection de l’enfance, comme La Voix de l’Enfant ou Innocence en Danger, ont également exprimé leur soutien. Pour elles, cette mobilisation médiatique est bienvenue dans un climat politique qu’elles jugent trop tiède sur ces sujets.

Mais tout le monde ne partage pas cet avis. Certains juristes rappellent que l’âge du consentement ne signifie pas une autorisation générale à des relations sexuelles entre mineurs et adultes. D’après eux, d’autres éléments, comme l’autorité, la différence d’âge, ou la contrainte, sont déjà pris en compte dans la loi pour qualifier un viol ou une agression sexuelle. Ils accusent Nagui de simplifier à outrance un débat juridique complexe, et de nourrir une panique morale.

Nagui, pour sa part, assume pleinement son rôle de figure publique. Il dit ne pas parler en tant que juriste, mais en tant que père, citoyen, et ancien enfant lui-même. Dans une interview accordée à un média en ligne, il déclare : « Je ne suis pas expert, mais j’ai une conscience. Et cette conscience me dit qu’on ne protège pas les enfants en abaissant leur seuil de protection. »

La polémique survient dans un contexte particulier. Ces dernières années, la France a été secouée par plusieurs scandales liés à la pédocriminalité. L’affaire Matzneff, relancée par le livre de Vanessa Springora, a réveillé des plaies collectives, mettant en lumière l’impunité dont certains auteurs ont longtemps bénéficié. Dans ce climat de méfiance, toute réforme touchant à la sexualité des mineurs devient explosive.

La ministre de la Justice s’est exprimée sur la question, affirmant qu’« il n’est pas question de faciliter l’impunité des prédateurs sexuels », tout en appelant au calme et à une lecture rigoureuse des textes. Elle promet que la loi continuera à protéger les mineurs avec fermeté. Mais les explications peinent à rassurer une opinion publique de plus en plus sensibilisée aux enjeux de protection de l’enfance.

Pour Nagui, la prudence ne suffit pas. Il appelle à un sursaut moral. « Ce n’est pas une bataille politique. C’est une bataille pour l’enfance. Si nous, adultes, ne les protégeons pas, qui le fera ? » Il conclut son message par une formule simple mais dévastatrice : « À 13 ans, on ne dit pas “oui”, on dit “je ne comprends pas”. »

Les réactions continuent d’affluer. Une pétition a été lancée dans la foulée de son intervention, recueillant en quelques jours plus de 250 000 signatures. Sur les plateaux télé, le sujet devient central. Dans l’opinion, une fracture semble se dessiner entre ceux qui appellent à une réforme encadrée et ceux qui dénoncent une dérive grave.

Mais une chose est certaine : Nagui, en brisant le silence, a ouvert un débat que beaucoup voulaient éviter. Par son statut et son humanisme reconnu, il a déplacé la discussion du juridique vers l’éthique, de la technique vers le sensible. Et son appel, porté par la mémoire de l’enfant que chacun fut, résonne comme un avertissement : il y a des limites qu’une société ne peut franchir sans se trahir elle-même.