Il y a des moments de télévision qui suspendent le temps, non pas par leur gravité ou leur pertinence, mais par l’audace de leur absurdité, laissant le téléspectateur figé devant son écran, se demandant s’il assiste à une analyse politique sérieuse ou à une performance artistique d’avant-garde. C’est précisément ce sentiment d’irréalité qu’a provoqué Mathieu Bock-Côté, le sociologue et essayiste canadien omniprésent sur les plateaux de CNews, lors d’une de ses récentes envolées lyriques dont il a le secret. Avec son débit de mitraillette et son vocabulaire châtié, le chroniqueur a tenté une explication psychanalytico-politique du rejet dont Brigitte Bardot a pu faire l’objet de la part de la gauche française. Oubliez les prises de position controversées de l’ancienne actrice sur l’immigration, oubliez ses flirts avec l’extrême droite, oubliez ses déclarations à l’emporte-pièce sur la société contemporaine. Non, pour Mathieu Bock-Côté, si la “gauche haineuse” n’aimait pas Brigitte Bardot, c’est pour une raison bien plus primaire, presque biblique : elle était trop belle. Une théorie qui, par sa créativité débridée, laisse penser que le chroniqueur a peut-être, comme le suggèrent ironiquement certains internautes, un peu trop forcé sur le sirop d’érable avant de prendre l’antenne.

L’argumentaire déployé par le sociologue conservateur repose sur une prémisse fascinante de simplicité : la gauche, obsédée par l’égalité, ne supporterait pas l’inégalité naturelle la plus flagrante qui soit, celle de la beauté physique. Selon cette grille de lecture, Brigitte Bardot, icône absolue de la féminité triomphante, incarnation d’une beauté sauvage et insolente dans les années 50 et 60, constituait une insulte vivante au dogme égalitariste. En étant belle sans effort, en étant “l’aristocratie de la nature”, elle renvoyait les masses laborieuses et les militants progressistes à leur propre banalité. Bock-Côté dessine ainsi le portrait d’une gauche rongée par le ressentiment, non pas idéologique, mais esthétique. Les féministes, les socialistes, les intellectuels de gauche n’auraient pas combattu Bardot pour ce qu’elle disait ou représentait politiquement, mais parce qu’ils ne pouvaient pas supporter l’éclat de son visage et la perfection de sa silhouette. C’est une vision du monde où la lutte des classes est remplacée par la lutte des apparences, où Marx est jeté aux orties au profit d’un concours de miss univers politique.
Ce qui frappe dans cette démonstration, c’est l’incroyable capacité de Mathieu Bock-Côté à intellectualiser le vide, à bâtir des cathédrales rhétoriques sur des fondations de sable. En réduisant l’opposition à Brigitte Bardot à une simple jalousie de laideur face à la beauté, il évacue d’un revers de main des décennies d’histoire politique et culturelle. Il feint d’ignorer que si Brigitte Bardot a été critiquée, c’est d’abord parce qu’elle incarnait, à une certaine époque, une forme de libération sexuelle qui dérangeait la droite conservatrice (ironie du sort), avant de devenir, dans la seconde partie de sa vie, une figure tutélaire de la droite nationale, voire radicale, épousant des thèses sur le “grand remplacement” ou la maltraitance animale liée aux rites religieux. Réduire le rejet de ses idées à une haine de son physique est une pirouette intellectuelle qui confine à la malhonnêteté, ou à l’aveuglement volontaire. C’est transformer une opposition politique rationnelle en une pathologie émotionnelle, une tactique classique de la rhétorique réactionnaire qui vise à décrédibiliser l’adversaire en le traitant d’envieux ou d’aigri.

Le “sirop d’érable” évoqué par les moqueurs devient ici la métaphore d’une ivresse des mots, d’une déconnexion totale avec le réel. Mathieu Bock-Côté semble vivre dans un monde théorique où les concepts s’affrontent dans l’éther, loin des réalités terrestres. Dans son univers, la gauche n’est pas un courant politique avec ses valeurs de justice sociale ou de solidarité, mais une hydre grimacière qui veut “araser” tout ce qui dépasse, tout ce qui est beau, tout ce qui est grand. C’est une caricature grotesque qui prête à sourire tant elle est excessive. Dire que la gauche déteste la beauté, c’est oublier que l’art, la culture, le cinéma ont souvent été des bastions progressistes. C’est oublier que la beauté n’est pas le monopole de la droite ou de l’aristocratie. Mais peu importe la vérité historique pour le chroniqueur de CNews, l’essentiel est de dérouler le récit du “déclinisme” et de la “haine de soi” occidentale, quitte à utiliser Brigitte Bardot comme un bouclier humain esthétique.
Cette séquence illustre également la dérive de plus en plus marquée de certains éditorialistes qui, enfermés dans leur tour d’ivoire médiatique, finissent par croire à leurs propres fables. À force de vouloir tout expliquer par le prisme de la “guerre culturelle” et du “wokisme”, on en arrive à des absurdités. Si l’on suit la logique de Bock-Côté, faudrait-il en déduire que la droite, elle, adule la beauté et que ses représentants sont tous des apollons ? La théorie s’effondre d’elle-même dès qu’on la confronte à la réalité du personnel politique de tous bords. Mais la force de CNews et de ses têtes d’affiche est de ne jamais laisser le temps à la réflexion critique de s’installer. Le débit est rapide, les affirmations sont péremptoires, le ton est docte. On assène des vérités alternatives avec l’aplomb de ceux qui détiennent le savoir universel. Mathieu Bock-Côté, avec son accent chantant et ses costumes trois-pièces, joue parfaitement ce rôle du professeur tournesol de la réaction, capable de disserter sur le sexe des anges pendant que le monde brûle.

Il y a quelque chose de presque touchant dans cette obsession à vouloir défendre Brigitte Bardot non pas pour ses actions, mais pour son image d’antan. C’est une forme de nostalgie d’une France fantasmée, celle des années 60, insouciante et glamour, que la “méchante gauche” serait venue détruire avec sa grisaille égalitariste. Bock-Côté se fait le chevalier servant d’une icône figée dans le temps, refusant de voir la vieille dame acariâtre qu’elle est devenue pour ne retenir que la naïade de “Et Dieu… créa la femme”. C’est une vision sélective de l’histoire qui permet d’éviter les sujets qui fâchent. Car défendre la Bardot d’aujourd’hui sur le fond est une tâche ardue, même pour un conservateur aguerri, tant ses propos tombent souvent sous le coup de la loi. Alors, on préfère parler de son visage, de sa jeunesse, et accuser les autres de ne pas supporter cette splendeur passée. C’est une stratégie d’évitement, un écran de fumée (au sirop d’érable) pour ne pas parler du fond.
La réaction des réseaux sociaux ne s’est pas fait attendre, et elle a été impitoyable. Le ridicule de la démonstration a déclenché une vague de mèmes et de commentaires hilarants, soulignant que même l’analyse politique a ses limites que la décence intellectuelle devrait imposer. Voir un sociologue diplômé expliquer le plus sérieusement du monde que le socialisme est une maladie de la jalousie envers les jolies blondes restera comme l’un des grands moments de solitude télévisuelle de l’année. Cela pose la question de la crédibilité de ces plateaux d’opinion où tout se vaut, où une hypothèse farfelue est présentée comme une vérité sociologique. Le spectateur est pris en otage d’un délire argumentatif qui ne repose sur rien d’autre que les obsessions de son auteur.
Au final, cette sortie de Mathieu Bock-Côté nous en dit plus sur lui et sur l’état du débat public en France que sur Brigitte Bardot ou la gauche. Elle révèle une incapacité à penser l’adversaire politique autrement que comme un monstre moral ou psychologique. Elle montre que l’analyse a laissé place à la caricature, et que la complexité du monde est sacrifiée sur l’autel du buzz et de la petite phrase choc. Brigitte Bardot a été aimée, détestée, adulée et critiquée pour mille raisons : son talent (ou son absence de talent pour certains), sa liberté sexuelle, son engagement pour les animaux, ses dérapages racistes, sa solitude. La réduire à une simple victime de la “jalousie des moches” est une insulte à son parcours complexe et tumultueux. Mais pour Mathieu Bock-Côté, peu importe la nuance, pourvu qu’on ait l’ivresse de la démonstration, aussi sucrée et écœurante soit-elle. Le sirop d’érable a parfois un goût amer quand il est servi à la louche par des idéologues en roue libre.
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