Piégée dans un mystérieux “orage de l’espace”, Mélanie Page confie avoir vécu l’une des plus grandes peurs de sa vie : un vacarme d’énergie venu d’on ne sait où, des lumières étranges dans le ciel, la sensation que le sol vibrait sous ses pieds, tandis que Nagui, d’abord amusé, a soudain compris que la situation dépassait largement une simple curiosité météorologique, au point de craindre que quelque chose d’invisible, d’incontrôlable, ne soit en train de les envelopper, révélant une nuit de terreur cosmique qu’aucun des deux n’a oubliée.

Piégée dans un mystérieux “orage de l’espace”, Mélanie Page confie avoir vécu l’une des plus grandes peurs de sa vie : un vacarme d’énergie venu d’on ne sait où, des lumières étranges dans le ciel, la sensation que le sol vibrait sous ses pieds, tandis que Nagui, d’abord amusé, a soudain compris que la situation dépassait largement une simple curiosité météorologique, au point de craindre que quelque chose d’invisible, d’incontrôlable, ne soit en train de les envelopper, révélant une nuit de terreur cosmique qu’aucun des deux n’a oubliée.

Pour comprendre cette scène presque irréelle, il faut revenir à cette soirée où tout semblait pourtant ordinaire. Mélanie Page et Nagui étaient alors en déplacement, loin des plateaux, loin du tumulte parisien, profitant d’un moment de calme dans une maison isolée. La journée avait été légère, presque paisible, et rien ne laissait présager que la nuit basculerait dans un registre digne d’un film de science-fiction.

Selon les confidences de Mélanie, tout commence au moment où le couple s’apprête à sortir observer les étoiles. Une activité simple, presque romantique, que ni l’un ni l’autre ne voyait comme un prélude à la frayeur. Mais en levant la tête, Mélanie aperçoit d’abord une lueur étrange, comme un halo sourd, ni tout à fait blanc ni vraiment bleu, flottant à la limite des nuages. Elle le mentionne à Nagui, qui préfère plaisanter : « C’est peut-être un drone de fan un peu trop motivé ». Ils rient. Une minute plus tard, ils ne rient plus du tout.

Le halo devient plus intense, puis se divise en plusieurs pointes lumineuses. Pas un bruit. Pas un souffle de vent. Une immobilité totale. Puis soudain, un grondement, profond, continu, qui semble sortir autant du ciel que du sol. Mélanie décrit ce moment comme « un tremblement sans mouvement », une contradiction qu’elle peine encore à expliquer. Le sol semblait vibrer, pourtant rien ne bougeait autour d’eux : ni les arbres, ni les meubles, ni la maison. Comme si la réalité elle-même tremblait sous une force extérieure.

Nagui, lui, sent immédiatement que quelque chose ne tourne pas rond. Il l’admet sans gêne aujourd’hui : son sourire amusé a disparu lorsqu’une seconde lueur est apparue, bien plus vive que la première, dessinant dans le ciel une sorte d’arche lumineuse qui n’avait rien d’un phénomène classique. « J’ai déjà vu des orages secs, des halos lunaires, des météores, mais ça… ça n’appartenait à aucune catégorie connue », raconte-t-il.

Ce qu’ils appelleront plus tard un “orage de l’espace” se déchaîne alors : pas de pluie, pas de tonnerre traditionnel, mais des pulsations lumineuses et des vibrations d’air irrégulières. Mélanie, prise de panique, se réfugie contre Nagui alors qu’un flash particulièrement puissant illumine la totalité du paysage pendant une fraction de seconde. La nuit redevient noire. Puis un autre flash. Et un autre. Chacun accompagné de ce bourdonnement grave qui semble traverser les corps plutôt que les oreilles.

Mélanie se souvient avoir pensé à un accident nucléaire, à un test militaire, voire à quelque chose de plus inquiétant encore. La panique est montée d’un coup, brutale, incontrôlable. Nagui tente de la rassurer, mais à mesure que l’intensité lumineuse augmente, lui-même commence à craindre un phénomène atmosphérique dangereux, rare, potentiellement destructeur. Ils décident de rentrer, mais même à l’intérieur, les flashs continuent de traverser les fenêtres, trop puissants pour n’être que de simples luminescences.

C’est finalement un bruit, un seul, qui met fin à l’apogée de la peur : un claquement sec, comme la rupture d’une tension électrique gigantesque. Puis le silence. Total. Un silence tellement pesant que Mélanie raconte avoir eu l’impression que l’air avait “disparu”. Plus de lumières. Plus de vibrations. Comme si tout s’était effondré d’un coup.

Pendant de longues minutes, aucun des deux ne bouge ni ne parle. Le calme revient, mais un calme étrange, presque anormal, qui les laisse glisser lentement vers une prise de conscience : ils viennent de vivre quelque chose d’inexplicable. Ce n’est qu’une heure plus tard, en réentendant les sons normaux de la nuit, qu’ils osent enfin ressortir. Rien. Pas la moindre trace de l’événement. Aucun impact, aucune brûlure, aucune lueur distante. Juste le noir complet.

Le lendemain, Mélanie tente de comprendre, fouille Internet, interroge des amis scientifiques. Aucun ne propose une explication parfaitement satisfaisante. Certains évoquent un phénomène électromagnétique rare, d’autres une aurore boréale inhabituelle, un orage magnétique, voire un effet ionosphérique lié à une tempête solaire. Mais rien ne correspond exactement à ce qu’ils ont vu. Nagui, lui, préfère en rire désormais : « C’était notre petit crossover entre National Geographic et X-Files ».

Pourtant, derrière l’humour, Mélanie avoue être restée secouée pendant plusieurs jours. Ce sentiment d’être confrontée à quelque chose de plus grand, de plus puissant, d’incompréhensible, l’a profondément marquée. Elle confesse aujourd’hui que ce moment a renforcé son lien avec Nagui : « Face à la peur, la vraie, on redevient primitif. On se rattache à ceux qu’on aime. »

Quant à l’orage de l’espace, il restera pour eux un mystère total. Un souvenir aussi terrifiant que fascinant, une parenthèse hors du réel qui les poursuit encore à travers quelques frissons nocturnes chaque fois que le ciel s’illumine un peu trop.

Et tout cela, simplement parce qu’ils voulaient… regarder les étoiles.