Animateur et producteur de l’une des émissions musicales les plus prisées de l’audiovisuel français, notre invité de la semaine a connu le pire et meilleur de la célébrité. Déborah Grunwald reçoit Nagui !

Alors que Nagui continue de fêter les 30 ans de Taratata avec la sortie du Livre d’or du grand concert à La Paris Défense Arena aux éditions Michel Lafon, il fait également le bilan au micro de Déborah Grunwald de sa carrière.

À l’image de l’émission musicale culte encensée puis déprogrammée pour revenir en grâce quelques années plus tard, le parcours de Nagui n’a pas été un long fleuve tranquille et ce n’est pas plus mal : “Le seul remerciement que je fais à tous ceux qui m’ont viré, écarté, insulté, conspué…. c’est qu’ils m’ont poussé à devenir meilleur et à travailler uniquement, dans un premier temps, pour les emmerder. Je ne suis pas tombé dans la suffisance de dire que ce que j’ai fait est forcément bien. Je me suis donné confiance en me disant ‘travaille et ce que tu feras finira par payer’.

Et ça a payé, mais dans des conditions particulières : “Au bout de 20 ans de radio, je suis viré. Et en quinze jours on me propose un jeu [Tout le monde veut prendre sa place] et de refaire de la radiola vie bascule à nouveau. Et vous vous demandez pourquoi. Il y a ceux qui croient au destin et il y a aussi des moments où vous êtes au bon endroit au bon moment, vous répondez au téléphone et vous allez au rendez-vous. D’autres fois, vous n’avez pas le temps. Il faut saisir sa chance et la respecter quand elle est là“.

C’est donc les 30 ans de Taratata que fête Nagui cette année avec, notamment, ce Livre d’or du grand concert anniversaire dont les bénéfices sont allés à la recherche contre le cancer, tout comme ceux du livre. Un don avec un poids particulier pour l’animateur qui rend hommage à Patrice Cramer, ingénieur du son et pièce maîtresse de la création de Taratata, mort des suites d’un cancer en 2016 : “On essaye de lui donner de l’espoir en disant que ça se soigne et que les chercheurs sont forts. Et pour avoir eu tellement de personnes autour de moi que j’aime et qui ne sont plus là, je sais à quel point la force de caractère a son importance dans les soins. C’est une forme d’injustice totale parce que toutes les formes de cancer ne se soignent pas de la même manière. Là, on parle de personnes qui travaillait pour Air Prod [sa société de production]. Quand on est patron de quelqu’un, intermittent, qui vient vous voir en disant qu’il va arrêter pour se soigner… On dit ‘non, tu vas pas arrêter. On va faire un CDI’”.

Dans le reste de l’émission

“Ce n’est pas le titre qui fera l’émission, c’est l’émission qui fera le titre”
“L’humour, aujourd’hui, a bien pris en compte d’autres phénomènes”
“C’est quoi le mieux ? Que Bowie soit content de vous revoir pour une interview ou que des mecs super branchés ne vous aime pas ?”