Le monde des médias et de la culture française s’est réveillé avec une douleur sourde et une tristesse infinie en ce mois de juin 2025. La nouvelle est tombée comme un couperet, glaçant le sang de tous ceux qui, de près ou de loin, ont été bercés par l’élégance, la plume et la voix de Philippe Labro. Le journaliste, écrivain, cinéaste et parolier légendaire s’est éteint à l’âge de 88 ans, laissant derrière lui un vide que rien ne semble pouvoir combler. Mais au milieu de cet océan de condoléances officielles et d’hommages polis, un témoignage a littéralement brisé le cœur de la France entière : celui de Nagui. L’animateur vedette de France Télévisions et de RTL, d’ordinaire si prompt à la repartie et au sourire, est apparu dévasté, la gorge serrée par des sanglots qu’il ne cherchait plus à cacher. En direct, il a choisi de livrer les coulisses de leur ultime échange, révélant les derniers mots d’un homme qui, jusqu’à son dernier souffle, aura incarné la classe absolue.

Nagui et Philippe Labro, c’était bien plus qu’une simple relation de travail entre un animateur et son ancien patron. C’était une filiation spirituelle, une amitié de vingt ans forgée dans les couloirs de la rue Bayard, à l’époque glorieuse de RTL. Pour Nagui, Philippe Labro n’était pas seulement le directeur des programmes visionnaire qui lui avait donné sa chance ; il était un mentor, un guide, et par bien des aspects, une figure paternelle de substitution dans l’univers impitoyable de l’audiovisuel. “Il m’a tout apporté”, a martelé Nagui, la voix tremblante, lors d’une prise de parole qui restera dans les annales de l’émotion radiophonique. “Il m’a apporté vingt ans de radio, il m’a apporté son amitié, sa fidélité. C’était l’élégance, c’est toujours pour moi l’élégance. Je n’ai pas envie de parler de lui au passé.”

Le moment le plus poignant de ce témoignage est survenu lorsque Nagui a évoqué leur toute dernière communication. Dans un monde saturé de longs discours et de formules ampoulées, Philippe Labro a choisi la sobriété la plus pure pour dire adieu à son protégé. Nagui, les yeux embués de larmes, a consulté son téléphone comme pour s’assurer que ce n’était pas un rêve. “Le dernier texto qu’il m’a envoyé, c’était un ‘je t’aime’. Voilà”, a-t-il lâché, provoquant un silence de plomb dans le studio. Ce message de trois mots, d’une simplicité désarmante, résonne aujourd’hui comme le testament émotionnel d’un homme que l’on disait parfois distant ou trop cérébral, mais qui cachait en réalité une tendresse infinie pour ceux qu’il estimait.

N'oubliez pas les paroles : “Merci pour l'autre soir”, Nagui inte ...

Pour comprendre l’impact de cette disparition sur Nagui, il faut mesurer l’immensité de la carrière de Philippe Labro. Né en 1936, Labro était un touche-à-tout de génie. Correspondant aux États-Unis à une époque où le rêve américain fascinait encore la vieille Europe, il avait couvert l’assassinat de John F. Kennedy, un événement qui avait marqué sa plume à jamais. Il avait réalisé des films cultes avec Jean-Paul Belmondo, écrit des romans qui avaient raflé tous les prix, et surtout, il avait été le parolier de l’ombre de Johnny Hallyday, signant des textes devenus des hymnes pour des millions de fans. C’était cet homme-là, ce monument de la culture française, qui prenait le temps, chaque matin ou après chaque émission, de débriefer avec Nagui.

Nagui s’est remémoré avec une nostalgie douloureuse ces “débriefs de la Bro”, comme il les appelait. Philippe Labro était un perfectionniste obsessionnel. Il n’hésitait pas à reprendre Nagui sur une tournure de phrase, sur une intonation ou sur un choix d’invité. “Il me disait : ‘Non, pas comme ça. Vous méritez mieux, ne tombez pas dans la facilité’”, s’est souvenu l’animateur. C’était une exigence bienveillante, une volonté de tirer son poulain vers le haut, vers cette fameuse “élégance” qui était le maître-mot de Labro. Nagui reconnaît que sans cette rigueur, sans ces conseils avisés prodigués avec une “jeunesse incroyable”, il ne serait jamais devenu l’animateur qu’il est aujourd’hui. Labro savait tout avant tout le monde, connaissait les derniers auteurs à la mode, les derniers films, les dernières chansons. Il comprenait les artistes comme personne d’autre.

L’annonce du décès de Philippe Labro à l’âge de 88 ans, des suites d’un long comb

Mort de Philippe Labro : l'animateur Nagui en larmes, que contient le dernier texto que lui a envoyé son mentor ? - midilibre.frat contre la maladie, a provoqué une onde de choc nationale. Mais c’est le visage de Nagui, défait par le chagrin, qui est devenu le symbole de cette perte. En révélant ce dernier SMS, Nagui a brisé l’image de l’homme de média intouchable pour montrer l’être humain blessé. Il a rappelé que derrière les records d’audience de N’oubliez pas les paroles ou de Taratata, il y avait toujours ce besoin de validation de la part de son mentor. “Il regardait mes émissions, il m’appelait derrière. C’était un être humain exceptionnel qui nous quitte”, a-t-il ajouté, incapable de retenir ses larmes plus longtemps.

Cette disparition marque la fin d’une époque, celle d’une certaine télévision et d’une certaine radio où la culture, le respect et la classe passaient avant le buzz et la rentabilité immédiate. Philippe Labro était le dernier des géants, capable de passer de la direction d’une station de radio comme RTL à la réalisation d’un polar sombre ou à l’écriture d’une ballade romantique pour une idole des jeunes. Nagui, en partageant ses derniers mots, a offert au public une leçon de gratitude. Il a montré que la plus belle des réussites n’est rien si elle n’est pas partagée avec ceux qui nous ont ouvert la porte. Le “Je t’aime” de Philippe Labro est devenu, en quelques heures, le message le plus commenté de France, rappelant à chacun l’importance de dire les choses avant qu’il ne soit trop tard.

Les obsèques de Philippe Labro, qui se sont déroulées au cimetière du Montparnasse, ont vu défiler tout ce que la France compte de personnalités influentes, de la politique aux arts. Mais c’est la présence de Nagui, discret mais dévasté, qui a le plus marqué les esprits. On l’a vu échanger quelques mots avec les proches de l’écrivain, le regard perdu, semblant encore attendre cet appel ou ce SMS qui ne viendra plus. La “plume” de Labro s’est arrêtée, son sourire “marqué à vie” dans la mémoire de Nagui s’est éteint, mais l’héritage qu’il laisse derrière lui est immense. L’animateur a promis de continuer à respecter les conseils de son maître, à fuir la facilité et à chercher toujours l’élégance, même dans le divertissement le plus populaire.

La force de ce témoignage réside aussi dans ce qu’il révèle de Nagui lui-même. On connaissait le producteur aguerri, l’animateur aux mille punchlines, on découvre un homme d’une fidélité rare. Dans un milieu réputé pour son amnésie et son ingratitude, Nagui prouve que l’on peut rester l’élève humble de celui qui nous a tout appris, même après trente ans de carrière au sommet. “Je n’ai pas envie de parler de lui au passé”, disait-il. Et en effet, tant que Nagui sera à l’antenne, une part de Philippe Labro continuera d’exister à travers lui. Chaque mot choisi avec soin, chaque silence respectueux, chaque éclat de rire élégant sera un hommage vivant à celui qui, par un simple texto, a résumé une vie de complicité.

En conclusion, la mort de Philippe Labro n’est pas seulement la fin d’un grand nom du journalisme, c’est une blessure ouverte pour Nagui. En révélant ces derniers mots échangés, il a transformé un deuil national en un moment d’intimité universelle. Le “Je t’aime” final de Labro n’était pas seulement pour Nagui, il était pour cette culture française qu’il a tant aimée, pour cette radio qu’il a tant servie et pour ce public qu’il a toujours respecté. Nagui, en larmes, nous a rappelé que l’essentiel ne se trouve pas dans les chiffres de vente ou les parts de marché, mais dans ces quelques mots d’affection envoyés à l’aube d’un grand départ. L’élégance de Philippe Labro aura été de partir comme il a vécu : avec une classe folle et un amour infini pour les êtres humains.

Souhaitez-vous que je prépare une rétrospective détaillée sur les plus grandes chansons écrites par Philippe Labro pour Johnny Hallyday, en analysant l’influence de sa plume sur la carrière du rocker ? Would you like me to …