Les Jumelles Françaises qui Partageaient un Esclave… Jusqu’à ce qu’Elles Tombent Enceintes

Deux sœurs jumelles, un homme, un secret si interdit qu’il a failli détruire une dynastie aristocratique française. Imaginez la Martinique en 1765. Deux jeunes femmes de la haute société parisienne, belles, riches, intouchables, arrivent dans les Antilles pour diriger un empire colonial.

 Et parmi les centaines d’esclaves qui travaillent dans leur plantation, elle remarque un homme, un seul homme, grand, intelligent, magnifique et sans se consulter, sans même se parler, les deux sœurs prennent la même décision. Elles vont le partager. Ce qui commence comme une transgression interdite va se transformer en cauchemar quand les deux tombent enceintes du même homme au même moment. Ce que vous allez entendre aujourd’hui n’est pas seulement l’histoire d’un scandale colonial.

 C’est l’histoire de deux femmes prises entre l’amour, le pouvoir, la jalousie et la trahison. Une histoire où personne ne gagne, où tout le monde perd. Restez jusqu’à la fin parce que la lettre que Thomas enverra depuis son exil va vous briser le cœur. Avril 1765, le port de Saint-Pierre Martinique. C’est le port le plus animé des Antilles françaises.

 Des dizaines de navires à costent chaque semaine. Des bateaux chargés de sucre, de Rome, de cafés qui partent vers la France. des bateaux chargés d’esclaves qui arrivent d’Afrique, des bateaux transportant des aristocrates français venus chercher fortune dans les colonies. Et aujourd’hui, un navire particulier vient d’Acoster, le beau séjour.

 À son bord, deux jeunes femmes qui vont changer l’histoire de cette île à jamais. Célestine et Marguerite de Valmont, des jumelles, 23 ans, identique physiquement. Cheveux chatin bouclés, yeux noisette, peau pâle protégé du soleil tropical. par des ombrelles en dentell robe en soi française aux couleurs pastelles ressemblent à des poupées de porcelaines fragiles délicates mais sous cette apparence se cache deux personnalités très différentes.

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 Célestine est la rêveuse, la romantique, celle qui lit Rousseau et qui croit en l’amour. Marguerite est la pragmatique, la calculatrice, celle qui lit Maiavel et qui croit au pouvoir. Ensemble, elles forment un duo redoutable. Elles descendent du navire accompagné de leurs serviteurs, de leur mâle rempli de robes parisiennes, de livres, de parfums.

 Les habitants de Saint-Pierre les regardent avec curiosité. Ces demoiselles de Valmont sont les nouvelles propriétaires de l’habitation Bellevue, une des plantations les plus prospères de la Martinique, 800 hectares de cannes à sucre, 250 esclaves, une fortune estimée à plus d’un million de livres.

 Leur père, le baron Auguste de Valmont, est mort subitement il y a 3 mois à Paris d’une attaque d’apoplexie. Il avait ans. Il laisse derrière lui ses deux filles célibataires. Pas de fils, pas d’héritier mâle. Selon son testament, les jumelles héritent de tout à condition qu’elle gère elle-même la plantation pendant au moins 2 ans avant de pouvoir la vendre.

 Les jumelles montent dans une calèche qui les conduit de Saint-Pierre vers l’intérieur de l’île. Le chemin serpente à travers les montagnes verdoyantes. Elle passe devant des champs de cannes à sucre qui s’étendent à perte de vue. Des centaines d’esclaves travaillent sous le soleil brûlant, coupant, chargeant, transportant. C’est la première fois que Célestine et Marguerite voient l’esclavage de leurs propres yeux.

 À Paris, c’était une abstraction, une ligne dans les livres de compte de leur père. Ici, c’est réel, c’est des corps, des visages, des souffrances visibles. Célestine détourne le regard mal à l’aise. Marguerite observe avec froideur, calculant déjà comment optimiser la production. Après deux heures de route, elles arrivent à l’habitation Bellevue. La grande case se dresse au sommet d’une colline.

 C’est une magnifique demeure coloniale. Deux étages, des balcons en bois sculptés, des jardins à la française, des fontaines, une vue imprenable sur la mer des Caraïbes. C’est un paradis bâti sur l’enfer de 250 personnes réduites en esclavage. Monsieur Baumont, le régisseur les accueille.

 C’est un homme de 50 ans rouge transpirant abondamment dans son costume européen inadapté au climatical. Il s’incline profondément. Mdemoiselles de Valemont, soyez les bienvenus à Bellevue. Votre père, que Dieu et son âme serait fier de vous voir ici. Il fait visiter la demeure aux jumelles, les salons, la bibliothèque immense remplie de livres que leur père collectionnait, les chambres, la salle à manger pouvant accueillir 30 convives, les cuisines, les quartiers des domestiques.

 C’est dans les quartiers des domestiques que cela se produit. Le moment où tout bascule. Les jumelles inspectent le personnel de maison. Il y a Marie Rose, la cuisinière créole de ans au visage rond et souriant. Il y a Justine et Amélie, les femmes de chambre. Il y a Pierre, le majord d’homme âgé. Et il y a Thomas. Thomas se tient légèrement en retrait.

 Il est grand, très grand, près d’un mètre, large d’épaule, une peau d’ében qui contraste avec la chemise blanche impeccable qu’il porte, des traits nobles, des yeux intelligents qui observent sans baisser le regard de manière servile comme les autres. Il a 28 ans et il est magnifique. Monsieur Baumont explique : “Voici Thomas.

 Votre père l’a personnellement formé pour gérer la bibliothèque et assister avec les comptes. Il sait lire, écrire et calculer en français, en anglais et en latin. C’est notre esclave le plus précieux. Célestine et Marguerite regardent Thomas. Quelque chose passe entre eux. Une électricité, une reconnaissance.

Les sœurs jumelles d'Alabama partageaient le même esclave… Les deux  tombèrent enceintes - YouTube

 Thomas soutient leur regard un instant puis baisse les yeux. Mais cet instant a suffi. Les deux sœurs ont ressenti la même chose, une attraction immédiate, troublante, interdite. Le soir, dans leurs chambres adjacentes, les jumelles se préparent pour le dîner. Elle ne parle pas de Thomas, mais elle pense toutes les deux à lui. C’est une caractéristique étrange des vrais jumeaux.

 Cette connexion psychique, cette capacité à savoir ce que l’autre ressent sans avoir besoin de mots. Célestine et Marguerite ont toujours eu cela. Depuis l’enfance, elles finissent les phrases l’une de l’autre. Elles savent quand l’autre est triste, heureuse, en colère. Et ce soir, elles savent toutes les deux ce que l’autre ressent du désir pour le même homme. Les premiers jours à Belleevue passent rapidement.

 Les jumelles s’installent, elles rencontrent les planteurs voisins. Elles assistent à des réceptions. Elles apprennent à gérer la plantation. Monsieur Baumont leur enseigne les rudiments. Comment évaluer la qualité de la canne ? Comment gérer les esclaves, comment maximiser les profits ? Marguerite absorbe tout comme une éponge.

 Elle pose des questions précises sur les rendements, les coûts, les marchés. Célestine est plus distraite. Elle observe les esclaves, elle voit leur épuisement, leur souffrances et elle se sent mal. Un soir de mai, deux semaines après leur arrivée, Célestine ne peut pas dormir. Il fait chaud, étouffant. Elle se lève, enfile une robe de chambre légère et descend à la bibliothèque.

 La bibliothèque était le sanctuaire de son père. C’est une grande pièce avec des étagères du sol au plafond rempli de milliers de livres. Célestine allume une bougie et commence à parcourir les titres : Voltaire, Rousseau, Didro, Montesqueux. Son père était un homme des lumières. Il croyait en la raison, en la liberté. Et pourtant, il possédait des esclaves. Cette contradiction troublait Célestine.

Elle tire un volume de candide du rayon et c’est alors qu’elle entend une voix derrière elle. Voltaire, un excellent choix, mademoiselle. Célestine sursaute et se retourne. C’est Thomas. Il se tient près de la porte, tenant lui-même un livre.

 Célestine devrait être choquée, un esclave qui ose adresser la parole sans y être invité, mais elle ne l’est pas. Elle demande que lisez-vous ? Thomas hésite puis montre le livre Les essais de Montaigne. Votre père me permettait d’emprunter des livres la nuit quand mon travail était terminé. Célestine s’assoit dans un fauteuil. Asseyez-vous, parlons. Thomas hésite. C’est inapproprié, mademoiselle.

 Je ne devrais pas. Asseyez-vous, répète Célestine plus fermement. Thomas obéit. Il s’assoit mal à l’aise sur le bord d’une chaise et il commencent à parler de livres, de philosophie, de la nature humaine. Thomas parle avec une éloquence qui surprend et captive Célestine. Voici un homme réduit en esclavage qui comprend Montaigne mieux que la plupart des aristocrates parisiens qu’elle a rencontré.

JUMELLES ESCLAVES ABUSÉES PAR 20 HOMMES EMPOISONNENT LA CAVE DU FERMIER EN  VENGEANCE - YouTube

 Qui était-il avant ? D’où vient-il ? Thomas raconte, il est né dans une famille noble au Sénégal. Son père était un marabou, un érudit musulman. Thomas a été éduqué. Il parlait arabe, peu et français, appris par des missionnaires. À 18 ans, il a été capturé lors d’une guerre tribale, vendue à des marchands d’esclaves français, amenés à la Martinique il y a 10 ans.

 Le baron de Valmont l’a acheté, a reconnu son intelligence et l’a formé. Au lieu de travailler dans les champs, Thomas est devenu le bibliothécaire, le comptable, l’assistant intellectuel du baron. C’était une vie meilleure que celle des esclaves des champs, mais c’était toujours l’esclavage. Célestine écoute, fasciné et horrifié.

 Comment supportez-vous cela ? Comment vivez-vous en sachant que vous êtes prisonnier ? Thomas la regarde directement dans les yeux. On survit, mademoiselle, parce qu’on n’ pas le choix. On trouve de petits moments de beauté comme lire montaigne à minuit, comme parler avec quelqu’un qui nous voit comme un être humain, même si ce n’est que pendant quelques minutes.

 Leur regard se maintiennent. Quelque chose de profond et de dangereux se passe entre eux. Célestine se lève brusquement. Je dois retourner dans ma chambre. Bonne nuit Thomas. Bonne nuit mademoiselle. Célestine remonte dans sa chambre le cœur battant. Elle vient de franchir une ligne invisible mais importante.

 Elle vient de voir Thomas non pas comme une propriété mais comme un homme. Et elle sait que c’est dangereux. Le lendemain matin au petit-déjeuner, Marguerite observe sa sœur. “Tu n’as pas bien dormi ?” Célestine rougit légèrement. “Non, il faisait trop chaud.” Marguerite sourit. un sourire qui dit qu’elle sait parce que les jumelles savent toujours ce soir-là, c’est Marguerite qui descend à la bibliothèque et elle trouve Thomas là lisant. Elle n’est pas surprise.

 Elle savait qu’il serait là parce que Célestine lui a raconté. Non, parce qu’elle le sentait. Thomas se lève immédiatement surpris. Mademoiselle Marguerite. Marguerite ferme la porte derrière elle. Ma sœur m’a dit que vous êtes un excellent conversateur. J’aimerais en juger par moi-même. Thomas comprend immédiatement ce qui se passe. Les deux sœurs, toutes les deux intéressés.

 C’est une situation impossible, dangereuse, mais il n’a aucun pouvoir de refuser. Marguerite est différente de Célestine. Elle ne parle pas de philosophie ou d’humanité. Elle pose des questions directes sur le pouvoir, sur la gestion, sur la nature de la domination et de la soumission. C’est une conversation intellectuelle mais soutendue par quelque chose de beaucoup plus primaire. Marguerite teste Thomas.

 Elle évalue son intelligence, sa force, sa capacité à la tenir tête intellectuellement et elle est impressionnée, très impressionnée. Avant de partir, elle dit : “Vous viendrez dans mes appartements demain soir pour m’aider à classer certains documents de mon père. C’est un ordre déguisé en requête.” Thomas ho la tête. Oui, mademoiselle.

 Si vous trouvez cette histoire fascinante, si vous voulez savoir jusqu’où cette transgression va aller, abonnez-vous maintenant parce que ce qui va suivre va briser tous les tabous imaginables. Le lendemain soir, Thomas se présente aux appartements de Marguerite. Elle lui montre effectivement des documents, des lettres, des contrats. Il travaille pendant une heure. Puis Marguerite dit, “C’est suffisant pour ce soir, mais j’auraiis besoin de votre aide régulièrement. Il serait plus pratique si vous aviez une chambre plus proche.

Thomas reste silencieux. Il sait ce qui se passe. Le lendemain, Monsieur Baumont informe Thomas qu’il est transféré dans une petite chambre adjacente aux appartements des jumelles. Officiellement, c’est pour être disponible à toute heure pour gérer les documents et la bibliothèque. En réalité, tout le monde dans la maison comprend que quelque chose d’inhabituel se passe, mais personne n’ose questionner. La première nuit dans sa nouvelle chambre, Thomas entend un coup discret à sa porte. Il ouvre, c’est

Célestine. Elle entre sans dire un mot. Elle porte une chemise de nuit blanche. Ses cheveux sont détachés. Elle est magnifique et terrifiée. Elle dit simplement : “Je ne peux pas arrêter de penser à vous. Thomas devrait refuser. Il devrait la renvoyer.

 Mais comment refuser quand on a aucun pouvoir ? Et honnêtement, il ne veut pas refuser parce qu’il ressent la même chose. Malgré l’impossibilité de la situation, malgré le déséquilibre de pouvoir, il y a une connexion réelle entre eux. Cette nuit-là, Célestine et Thomas franchissent la ligne ultime. Ce qui se passe entre eux n’est pas une simple transaction de pouvoir. C’est quelque chose de plus complexe.

 Il y a du désir mutuel, de la tendresse. Célestine ne traite pas Thomas comme un objet. Elle le traite comme un amant. Elle l’embrasse, elle le touche avec douceur. Elle murmure son nom. Et Thomas, malgré toutes les raisons de résister, se laisse aller parce que dans ce moment volé, il se sent humain, désiré, aimé même.

Célestine reste jusqu’à l’aube puis retourne discrètement dans sa chambre. Le soir suivant, c’est Marguerite qui frappe à la porte de Thomas. Thomas ouvre encore troublé par ce qui s’est passé avec Célestine et voilà sa sœur jumelle identique physiquement mais totalement différente dans son énergie. Marguerite entre, elle ne dit rien d’abord. Elle regarde Thomas avec une intensité calculatrice.

 Puis elle dit : “Ma sœur est venue hier soir, n’est-ce pas ?” Thomas ne sait pas quoi répondre. Marguerite sourit. Ne vous inquiétez pas, je ne suis pas jalouse. En fait, j’ai une proposition. Nous pouvons partager, elle, vous et moi, un arrangement discret, civilisé. Thomas est choqué.

 Vous voulez dire que Marguerite l’interrompt ? Je dis exactement ce que vous pensez. Célestine vous aura certains soirs. Je vous aurai d’autres soirs. Nous établirons un calendrier. Personne n’a besoin de savoir et tout le monde obtient ce qu’il veut.

 C’est logique, non ? Thomas ne sait pas si c’est de la folie ou du génie pragmatique, mais il réalise qu’il n’a aucune voix dans cette décision. Marguerite a déjà tout décidé. Cette nuit-là, Marguerite prend ce qu’elle est venue chercher. Mais contrairement à Célestine, il n’y a pas de tendresse. Marguerite traite cela comme une transaction, comme un exercice de pouvoir. Elle prend son plaisir efficacement puis part.

 Thomas reste allongé dans son lit, se demandant dans quel cauchemar surréaliste il vient d’entrer. Les jours suivants, les jumelles établissent leur calendrier sans même consulter Thomas. Célestine le lundi, mercredi et vendredi. Marguerite le mardi, jeudi et samedi. Dimanche repos.

 Thomas se retrouve pris dans un arrangement bizarre qui défie toute logique mais qui, d’une manière étrange, fonctionne pendant quelques semaines parce que les humains sont complexes et les émotions ne suivent pas les calendriers. Célestine commence à développer des sentiments réels pour Thomas. Elle ne vient plus seulement pour le sexe. Elle vient pour parler, pour rire, pour être avec lui. Elle lui apporte des livres, des friandises de la cuisine, des petits cadeaux.

 Elle lui pose des questions sur sa vie au Sénégal, sur sa famille, sur ses rêves. Elle le voit comme une personne et Thomas, malgré lui, commence à l’aimer aussi. C’est dangereux, c’est impossible, mais c’est réel. Marguerite, de son côté maintient une distance émotionnelle stricte.

 Pour elle, Thomas est un plaisir, une transgression excitante, une affirmation de son pouvoir, mais elle ne s’attache pas. Elle ne se permet pas de s’attacher parce qu’elle sait que ce serait une faiblesse et Marguerite ne se permet jamais d’être faible. Mais elle commence à remarquer quelque chose. Thomas est différent avec Célestine, plus ouvert, plus souriant.

 Il y a une intimité entre eux que Marguerite ne partage pas et cela lentement commence à la déranger. Un soir de juin, Marguerite entend des rires venant de la chambre de Thomas. Elle s’approche silencieusement. C’est le soir de Célestine. Elle entend sa sœur rire, un rire joyeux et spontané qu’elle n’a pas entendu depuis des années. Elle entend Thomas aussi. Leurs voix sont intimes, complices.

 Marguerite sent quelque chose de laine naître en elle, de la jalousie. Pas parce qu’elle aime Thomas, mais parce que Célestine a quelque chose qu’elle n’a pas, une connexion réelle. Et Marguerite déteste ne pas avoir quelque chose que sa sœur possède. Les semaines deviennent un mois puis deux mois. L’arrangement continue.

Mais des fissures commencent à apparaître. Thomas devient de plus en plus attaché à Célestine et de plus en plus distant avec Marguerite. Il remplit son devoir les soirs de Marguerite mais sans passion. Marguerite le ressent et elle le déteste. Les jumelles qui ont toujours été incroyablement proches commencent à se regarder différemment. Il y a maintenant un secret entre elles.

Elle partage un homme, mais elle ne partage pas les mêmes sentiments pour lui. Début septembre 1765, quelque chose d’inhabituel se produit. Les jumelles prennent leur petit- déjeuner ensemble comme chaque matin. Marie-ose apporte du café et des fruits. Célestine prend sa tasse de café, renifle et grimace. Elle la repose. Je ne peux pas boire ça.

 L’odeur me donne la nausée. Marguerite la regarde. Elle prend sa propre tasse, renifle et a exactement la même réaction. Elle la repose aussi. Moi non plus. Leur regard se croise. Et dans ce regard, elles savent. Toutes les deux. Simultanément, elles sont enceintes, elles attendent que Marie- Rose sorte.

 Puis Célestine dit à voix basse : “Tu ne peux pas être Marguerite ferme les yeux.” “Si toi aussi.” Célestine hoche la tête. “Oui, il y a un long silence.” Puis Marguerite dit ce qu’elle pense toutes les deux. Nous sommes enceintes toutes les deux du même homme. Un esclave. C’est un désastre. C’est plus qu’un désastre. C’est la fin de tout. Si quelqu’un découvre, elles seront socialement détruites, exclus de la société.

 Leurs enfants seront métises, illégitimes. Elles perdront tout. Pendant les jours suivants, les jumelles évitent Thomas. Elles ont besoin de réfléchir, de planifier. Elles s’enferment dans leurs appartements, elles discutent pendant des heures. Marguerite est pragmatique. Nous devons nous débarrasser des bébés.

Il y a des moyens, des herbes, des procédures. Célestine refuse catégoriquement. Non, je ne peux pas tuer mon enfant. C’est mon bébé et celui de Thomas. Marguerite explose. Tu es amoureuse de lui. C’est ça le problème. Tu as développé des sentiments. Célestine ne nie pas. Oui, je l’aime.

 Et alors ? Tu ne ressens rien ? Marguerite se détourne. Ce que je ressens n’a pas d’importance. Ce qui compte, c’est notre survie, notre réputation, notre avenir. Nous ne pouvons pas avoir ces enfants. Célestine se lève tremblante. Je vais avoir mon bébé avec ou sans ton aide. Marguerite réalise qu’elle ne peut pas convaincre sa sœur d’avorter. Alors, elle propose un compromis. D’accord.

Nous aurons les bébés, mais nous ne pouvons pas les garder. Nous les placerons discrètement et nous continuerons nos vies. Célestine pleure les placer, les donner, ce sont nos enfants. Marguerite est froide. C’est ça où la destruction totale choisis. Liquez cette vidéo si vous réalisez à quel point cette situation est impossible parce que cela va empirer.

 Célestine finit par accepter à contre-cœur. Elle décide qu’elles ont besoin d’aide. Elle convoque Marie Rose. Marie- Rose est loyale. Elle a travaillé pour leur père pendant 20 ans. Elle connaît tous les secrets de Belleevue et elle a de la compassion.

 Quand les jumelles lui révèlent leur situation, Marie- Rose ne les juge pas. Elle dit simplement, “Je vais vous aider. J’ai des contacts, une sage femme créole de confiance, des familles qui pourrait adopter discrètement. Et il y a un couvent à fort royal qui prend des enfants sans poser de questions. Laissez-moi organiser tout, mais il reste un problème.

” Thomas ! Que faire de Thomas ?” Marguerite dit : “Nous devons l’éloigner immédiatement. Nous ne pouvons pas continuer cet arrangement. C’est trop dangereux.” Célestine proteste mais il va se demander pourquoi. Il va savoir Marguerite est implacable qu’il se demande. Il est notre propriété. Il n’a pas droit à des explications.

 Le lendemain, monsieur Baumont informe Thomas qu’il est réaffecté au champ de Canne. Le travail le plus brutal de la plantation. Thomas est choqué, confus, blessé. Qu’est-ce que j’ai fait ? Pourquoi ce changement soudain ? Baumont hausse les épaules. Les demoiselles ont décidé que votre éducation a fait de vous un domestique arrogant. Un peu de travail durra à votre place. C’est un mensonge cruel.

Thomas sait que ce n’est pas la vraie raison. Il demande à voir les jumelles. Sa demande est refusée. Cette nuit-là, Thomas dort dans les cases des esclaves des champs. C’est la première fois en 10 ans. C’est un retour à l’enfer. Le lendemain matin, il rejoint les équipes qui coupent la canne sous le soleil brûlant.

 Ses mains, habituées aux livres et aux plumes, se couvre rapidement d’ampoule. Son dos, habitué au fauteuil de bibliothèque, hurle de douleur. Mais le pire, c’est la confusion et la douleur émotionnelle. Pourquoi ? Qu’a-t-il fait de mal ? Les semaines passent, les grossesses des jumelles progressent. Elles porte des robes amples.

 Elles prétendent être malades et restent principalement dans leurs appartements. Elles refusent les visites. Les planteurs voisins trouvent cela étrange, mais ils n’insiste pas. Les femmes et leur mystère, disent-il. Marie-ose s’occupe de tout. Elle apporte des tisanes pour les nauser. Elle ajuste leurs vêtements. Elle prépare un plan pour l’accouchement.

 En octobre, Thomas, épuisé par le travail dans les champs, réussit à intercepter Marie-Rose. S’il vous plaît, dites-moi ce qui se passe. Pourquoi les demoiselles m’ont-elles rejeté ainsi ? Qu’ai-je fait ? Marie-ose le regarde avec compassion. Elle ne peut pas lui dire la vérité, mais elle dit “Thomas, tu n’as rien fait de mal.

 Parfois les maîtres changent d’avis, c’est tout. Essaie de survivre. C’est tout ce que tu peux faire. Thomas voit dans ses yeux qu’elle cache quelque chose, mais il n’insiste pas. Que pourrait-il faire de toute façon ? En décembre, Marguerite prend une décision unilatérale. Sans consulter Célestine. Elle convoque monsieur Baumont. Je veux que Thomas soit vendu immédiatement.

 Baumont est surpris. Vendu mais il est très précieux. Où voulez-vous que je me fiche d’où ? Trouver un acheteur sur une autre île, loin d’ici. Faites-le rapidement et discrètement. Baumont à Kiès, il connaît un planteur brutal à Sainte-Lucci qui cherche des esclaves forts. Il négocie pour un prix dérisoire car la vente doit être rapide.

Le marché est conclu. Une nuit de décembre, des hommes viennent chercher Thomas pendant son sommeil. Il le réveille brutalement. Il l’enchaîne. Thomas résiste. Que se passe-t-il ? Où m’emmenez-vous ? Personne ne répond. Il est traîné hors de la case. Il voit la grande case au loin. Il crie : “Célestine, Marguerite, s’il vous plaît, dites-moi pourquoi.

” Mais aucune lumière ne s’allume dans les appartements des jumelles. En réalité, Célestine est là. Elle entend. Elle pleure silencieusement dans l’obscurité, mais elle ne bouge pas parce que Marguerite est dans sa chambre, la retenant, la forçant à rester silencieuse. Tu ne peux pas intervenir, c’est pour notre bien, pour notre survie.

 Thomas est emmené au port de Saint-Pierre avant l’aube, chargé sur un bateau avec 10 autres esclaves destinés à Sainte Lucie. Il ne sait toujours pas pourquoi. Il ne comprend toujours pas ce qu’il a fait de mal. Le bateau part. Thomas regarde la Martinique disparaître à l’horizon. Il pense à Célestine, à leur conversation, à ses sourires, à la tendresse qu’il a cru voir dans ses yeux.

 Était-ce un mensonge ? Était-il juste un objet pour elle aussi ? Il ne sait plus. Et cette incertitude est presque pire que les chaînes à ses poignets. À Bellevue, Célestine s’effondre. Elle confronte Marguerite. Comment as-tu pu faire ça ? Comment as-tu pu le vendre sans me le dire ? Marguerite est froide. J’ai fait ce qui était nécessaire. Il était une menace, une preuve vivante de notre transgression. Maintenant, il est parti. Nous sommes en sécurité.

Célestine la gifle. Fort. Nous ne sommes pas en sécurité. Nous sommes monstrueuses. Tu es monstrueuse. Je ne te pardonnerai jamais. Marguerite touche sa joue rouge. Peut-être pas, mais tu me remercieras quand nos enfants naîtront et que personne ne fera le lien avec Thomas parce qu’il est à 1000 kilomètres d’ici.

 Les jumelles ne se parlent presque plus pendant les semaines suivantes. Elles vivent sous le même toit mais dans un silence glacial. Janvier 1766 arrive puis février. Les grossesses sont maintenant très avancées. Marie-ose a tout organisé. Il y a une case isolée dans les mornes, les montagnes au-dessus de Belles Vues. C’est là que les accouchements auront lieu, loin des regards, une sage femme créole, mama Joséphine, s’occupera de tout. Mi-février, les contractions de Célestine commencent.

 Marie- Rose l’emmène discrètement à la case isolée. Marguerite les accompagne. L’accouchement est difficile. Célestine souffre pendant 12h. Maman Joséphine fait de son mieux avec les moyens limités. Finalement, le bébé naît. Un garçon. Un magnifique petit garçon à la peau caramel, aux cheveux bouclés noirs. Célestine le prend dans ses bras et pleure. Il est parfait.

 Il a les yeux de Thomas. Elle nomme secrètement en murmurant à son oreille : “Anntoine ! Tu t’appelles Antoine. Deux jours plus tard, c’est autour de Marguerite. Son accouchement est plus rapide mais tout aussi douloureux.

 Elle donne naissance à une fille, une petite fille à la peau légèrement plus claire qu’Antoine mais avec les mêmes traits métissés indiable. Marguerite la regarde avec un mélange de fascination et d’horreur. Elle murmure Élise ! Puis elle l’attend à maman Joséphine. Prenez-la, je ne peux pas la regarder plus longtemps. Célestine, épuisée, tenant toujours Antoine, regarde sa sœur avec dégoût. Tu ne ressens rien, c’est ta fille. Marguerite se détourne.

 Je ressens ce que je dois ressentir pour survivre. C’est une faiblesse que je ne peux pas me permettre. Fais comme tu veux avec le tien, moi je respecte le plan. Célestine Berce Antoine pendant trois jours. Trois jours volé, trois jours où elle la lette, le regarde dormir, mémorise chaque détail de son visage. Elle sait que c’est tout ce qu’elle aura jamais. Marie- Rose vient le troisème jour avec des larmes aux yeux.

 Il est temp, mademoiselle Célestine. La famille est prête. Ce sont des gens bons, des créoles libres. Ils élèveront Antoine comme leur fils. Il aura une bonne vie. Célestine embrasse son fils une dernière fois. Elle murmure : “Je t’aime. Je t’aimerai toujours. Pardonne-moi.” Puis elle le donne à Marie-ose et une partie d’elles meurt ce jour-là.

 Élise est emmenée au couvent de Fort Royal le même jour. Les religieuses l’apprendront, elles l’élèveront. Elle deviendra peut-être religieuse elle-même un jour. Marguerite ne demande même pas de la voir une dernière fois. C’est fait. Les bébés sont partis, les preuves sont effacées. Les jumelles retournent à Bellevue. Elles reprennent leur rôle de planteur aristocratique.

 Elles organisent des réceptions. Elles gèrent les affaires. Elles sourit, elles rit. Personne ne sait jamais qu’elles ont donné naissance à des enfants. Le secret est parfait, mais le prix est énorme. Célestine tombe dans une dépression profonde. Elle passe des heures à regarder par la fenêtre. Elle refuse de manger. Elle pleure la nuit.

 Marguerite est préoccupée malgré elle. Célestine, tu dois te ressaisir. Les gens vont remarquer. Célestine la regarde avec des yeux vides. Je m’en fiche. J’ai perdu mon fils. J’ai perdu Thomas. J’ai tout perdu. Les mois passent. mars, avril, mai 176, Célestine survit mais ne vit pas vraiment. Puis un matin de mai, un événement inattendu se produit.

 Un bateau arrive de Sainte-Lucie. Il apporte du courrier et parmi les lettres, il y en a une adressée aux demoiselles de Valmont, habitation Bellevue. L’écriture est élégante, cultivée. Marie- Rose apporte la lettre aux jumelles pendant le petit-déjeuner. Célestine l’ouvre. Elle reconnaît immédiatement l’écriture. C’est Thomas.

Sa main tremble alors qu’elle lit. Chè mademoiselle Célestine et Marguerite, j’espère que cette lettre vous trouve en bonne santé. Je vous écris de Sainte-Lucci où je travaille maintenant pour Monsieur Dufren. Les conditions ici sont difficiles mais je survis. Ce n’est pas la raison pour laquelle j’écris.

Pendant les mois que j’ai passé à Bellevue, pendant les semaines où nous avons partagé une intimité que je n’aurais jamais cru possible, j’ai ressenti quelque chose que je pensais avoir perdu pour toujours. Mon humanité, vous m’avez vu pas comme un esclave, mais comme un homme. Pour cela, je vous suis reconnaissant.

 Même maintenant, même après avoir été vendu et envoyé loin sans explication, j’ai eu beaucoup de temps pour réfléchir et j’ai compris. Je pense savoir pourquoi vous m’avez éloigné si soudainement. Je pense comprendre ce qui a dû se passer. Et si je ne me trompe pas, si mes suspicions sont correctes, alors je veux que vous sachiez quelque chose. Je ne vous en veux pas. Je ne vous juge pas. Les circonstances de nos vies, votre statue, mon esclavage, ont créé une situation impossible. Vous avez fait ce que vous pensiez devoir faire pour survivre. Je ne peux pas vous blâmer pour cela.

 Si j’ai raison dans mes suppositions, si quelque part il existe des enfants qui portent mon sang, alors sachez que je pense à eux chaque jour. Je prie pour qu’ils aient une vie meilleure que la mienne. Qu’ils soient libre, heureux, aimé.

 Célestine, car je sais que c’est probablement vous qui lisez ceci avec le plus d’attention. Je veux que vous sachiez que ce que nous avons partagé était réel. Pour moi, au moins, vous étiez plus qu’une maîtresse. Vous étiez une amie, une âme sœur dans un monde qui ne nous permettait pas d’être ensemble. Je chérirai ses souvenirs jusqu’à mon dernier souffle.

 Marguerite, je vous remercie aussi pour votre pragmatisme, pour avoir pris les décisions difficiles que Célestine ne pouvait pas prendre. Vous nous avez tous protégé à votre manière. Je ne sais pas si je reverrai jamais la Martinique. Je ne sais pas combien de temps je vivrai.

 Mais je voulais vous écrire ceci pour que vous sachiez que je comprends que je ne suis pas en colère, que je vous souhaite le meilleur. Vivez bien. Soyez heureuse si vous le pouvez. Et si vous pensez parfois à moi, souvenez-vous que je pense à vous aussi. Avec respect et affection. Thomas Célestine termine la lettre avec des larmes coulants sur ses joues. Elle l’attend à Marguerite sans dire un mot. Marguerite la lit.

 Pour la première fois depuis des mois, son masque de froideur se fissure, ses yeux deviennent humides. Elle pose la lettre. Elle reste assise en silence pendant de longues minutes. Puis Célestine dit doucement : “Il savait. Il a deviné et il nous a pardonné.” Marguerite murmure : “Nous ne méritons pasdon.

” Célestine la regarde : “Non, nous ne le méritons pas, mais il nous l’a donné quand même parce qu’il est meilleur que nous ne le serons jamais.” Cette lettre change quelque chose entre les jumelles. Elles commencent à se parler à nouveau, pas comme avant, jamais comme avant. Trop de choses se sont passées, trop de trahisons, mais elles trouvent une forme de réconciliation, une acceptation silencieuse de ce qu’elles ont fait, du prix qu’elles ont payé.

 Elles décident silencieusement qu’elles ne se marieront jamais, qu’elles vivront ensemble le reste de leur vie, gérant belle vue, vieillissant ensemble, gardant leur secrets. Les années passent. Les jumelles deviennent des figures respectées de la société Martiniicaise. Des femmes d’affaires redoutables, des bienfaitrices de l’église, des autres de salon littéraire. Personne ne sait jamais leur secret.

 Mais elle porte ce poids chaque jour. Célestine se rend parfois discrètement à fort royal. Elle fait des dons généreux au couvent. Elle entrevoit parfois de loin une jeune fille aux cheveux bouclés. Élise, sa niès, elle ne s’approche jamais mais elle regarde de loin. Elle envoie également de l’argent anonymement à la famille Créole qui a adopté Antoine pour son éducation, pour son avenir.

 En 178, 23 ans après les événements, Célestine reçoit une autre lettre de Sainte Lucie. Ce n’est pas l’écriture de Thomas, c’est quelqu’un d’autre. La lettre informe que Thomas est mort. d’une fièvre, il avait 51 ans. La lettre dit qu’avant de mourir, Thomas a demandé que ces quelques possession soit envoyé à Célestine de Valmont à la Martinique.

 Parmi ces possessions, il y a le livre de Montagne qui lisait cette première nuit dans la bibliothèque. Et une lettre, une dernière lettre. Célestine l’ouvre avec des mains tremblantes. Thomas écrit qu’il a pensé à elle jusqu’à la fin, qu’il espère qu’elle a trouvé le bonheur, qu’il espère que leurs enfants ont eu de bonnes vies. Il termine en citant montaigne “La vie de l’homme n’est qu’un songe.

” Il dit que son rêve allait été bref, mais qu’il a contenu des moments de beauté grâce à elle. Célestine pleure pendant trois jours. Marguerite la trouve un soir tenant la lettre le livre de montagne serré contre sa poitrine. Marguerite s’assoit à côté d’elle. Elles ne disent rien mais Marguerite prend la main de sa sœur et elle reste ainsi.

 deux vieilles femmes liées par un secret, par une culpabilité, par un amour partagé pour un homme qu’elle ne pouvait pas avoir. Célestine et Marguerite de Valmont meurent à quelques mois d’intervalle en 1803. Elles ont 61 ans. Elles sont enterrées côte à côte dans le cimetière de Saint-Pierre. Leur tombe porte l’inscription sœur dans la vie et dans la mort.

 Elles ont emporté leur secrets dans la tombe. Personne ne l’a jamais su. Jusqu’à ce qu’en longtemps après l’abolition de l’esclavage, un historien découvre les lettres de Thomas dans les archives personnelles de Célestine. L’histoire est révélée. Trop tard pour changer quoi que ce soit, mais pas trop tard pour se souvenir.

 Qu’est-il arrivé à Antoine et Élise ? Antoine a grandi dans une famille créole aimante. Il est devenu enseignant. Il a participé aux mouvements abolitionnistes des années ne sait jamais que ses vrais parents sont Célestine de Valmont et Thomas. Mais il a vécu une vie bonne, libre, significative. Il est mort en 1848, l’année de l’abolition finale, à l’âge de 82 ans. Élise est devenue sœur Élisabeth au couvent.

 Elle a consacré sa vie à aider les pauvres et les malades. Elle ne se marie jamais, ne quitte jamais le couvent. Elle meurt en an comme Antoine, elle ne sait jamais la vérité sur ses origines. Mais il y a des descendant. Antoine a eu des enfants. Élise, bien qu’elle soit restée célibataire, avait des frères et sœurs adoptifs qui ont eu des enfants.

 Aujourd’hui, en 2025, il y a potentiellement des milliers de personnes en Martinique, en France, dans les Caraïbes qui portent le sang de Thomas, Célestine et Marguerite sans le savoir. C’est l’héritage caché de cette histoire interdite. Cette histoire nous dit quelque chose d’important. Elle nous dit que l’esclavage a créé des situations impossibles, des amours impossibles, des choix impossibles.

Célestine aimait vraiment Thomas, mais elle ne pouvait pas être avec lui. Pas dans ce monde, pas dans cette société. Marguerite a fait ce qu’elle pensait nécessaire pour survivre. Était-elle cruelle ? Oui. Était-elle monstrueuse ? Peut-être.

 Mais elle était aussi une femme piégée par son époque, par les règles de sa société, par les limitations de son pouvoir qui, malgré sa richesse, restait limité parce qu’elle était une femme. Et Thomas Thomas était la vraie victime, un homme brillant, sensible, aimant, réduit en esclavage, utilisé, vendu, écarté. Et pourtant, il a trouvé en lui la capacité de pardonner, de comprendre, de maintenir sa dignité.

 et son humanité jusqu’à la fin. C’est peut-être la leçon la plus importante de cette histoire que même dans les pires circonstance, l’humanité peut survivre, l’amour peut exister, le pardon est possible. Si cette histoire vous a touché, si elle vous a fait réfléchir sur les complexités de l’histoire, sur la nature de l’amour et du pouvoir, partagez cette vidéo.

 Commentez en me disant de quel pays ou de quelle ville vous nous écoutez. Abonnez-vous pour plus d’histoires vraies qui explorent les coins sombres et complexes de l’histoire de l’esclavage. Des histoires qui ne sont pas simples, qui ne sont pas en noir et blanc, mais qui sont humaines profondément, douloureusement, humaine.

 Célestine, Marguerite et Thomas sont morts il y a plus de 200 ans, mais leur histoire vit parce que nous la racontons, parce que nous refusons de simplifier, de juger trop facilement, de oublier que derrière chaque histoire d’esclavage, il y a des êtres humains complexes avec des désirs, des peurs, des amours, des regrets, des moments de beauté volés dans l’horreur.

 Merci d’avoir écouté jusqu’au bout. À bientôt pour une nouvelle histoire.