« Il ne reste plus rien : alors que le Vietnam est englouti sous des inondations d’une violence jamais vue, des villages entiers disparaissent, des familles sont arrachées en pleine nuit, et les autorités parlent d’un “phénomène exceptionnel”… mais une vérité troublante, cachée depuis des années, commence enfin à émerger parmi les survivants, révélant peut-être la véritable cause de ce désastre dévastateur — cliquez sur le lien pour tout comprendre »

Il ne reste plus rien. C’est la phrase que répètent, en boucle, les habitants des provinces du Centre Vietnam alors qu’ils arpentent les rues devenues méconnaissables, recouvertes de boue, de débris et d’un silence lourd. Les pluies diluviennes qui se sont abattues sur la région pendant plusieurs jours ont transformé villages et rizières en un océan brun, emportant maisons, bétail et parfois même des familles entières. Mais derrière l’image dramatique de la catastrophe naturelle, une autre vérité, plus dérangeante encore, commence à émerger — une vérité qui laisse le pays sous le choc.

Ce que les premières vidéos postées sur les réseaux montrent est déjà insoutenable : des toits dépassant à peine du niveau de l’eau, des familles réfugiées dans les combles pendant des heures, des enfants hurlant à l’aide, agrippés à des branches d’arbres. Des scènes d’apocalypse que personne n’aurait imaginées à une telle échelle. Les autorités locales parlent d’un « phénomène exceptionnel ». Les habitants, eux, parlent simplement de peur.

Depuis des décennies, la saison des pluies est redoutée, mais elle fait partie du cycle naturel du pays. Ce qui s’est produit ces derniers jours, en revanche, dépasse toutes les prévisions. Des pluies trois fois plus fortes que la moyenne, une montée des eaux fulgurante, et surtout une imprévisibilité totale. « On n’a rien vu venir, rien du tout », témoigne Hoa, une habitante de Quang Binh qui a perdu sa maison en une nuit. « Avant, on avait le temps de se préparer. Cette fois, l’eau est entrée comme un mur. »

Pourtant, les météorologues avaient bien émis des alertes, mais personne ne s’attendait à un phénomène aussi brutal. La question qui brûle les lèvres aujourd’hui est simple : comment une région habituée aux intempéries a-t-elle pu être prise au dépourvu ?

La réponse, malheureusement, ne se résume pas à un simple caprice de la nature. Plusieurs experts interrogés par les médias vietnamiens et internationaux pointent du doigt une combinaison explosive : le changement climatique, certes, mais aussi une urbanisation anarchique et un phénomène de déforestation massif qui a fragilisé la région au point de la rendre vulnérable au moindre choc climatique.

« C’est un cocktail mortel », explique le professeur Nguyen Thai Son, spécialiste en risques environnementaux. « La forêt jouait autrefois le rôle d’éponge naturelle. Aujourd’hui, elle a disparu à 60 % dans certaines zones. Il ne reste rien pour retenir l’eau. »
Une affirmation confirmée par des images satellites montrant que, via les années, les collines autrefois recouvertes d’arbres sont devenues nues, transformées en terrains exploités pour le bois, le caoutchouc ou la construction. Résultat : dès que la pluie s’abat, elle ne s’infiltre plus. Elle dévale. Elle détruit.

Mais ce n’est pas tout. Les rivières du Centre Vietnam, connues pour leur débit rapide, ont été encadrées ces dernières années par une série de barrages hydroélectriques. Si certains ont effectivement protégé des zones urbaines en retardant la crue, d’autres, selon plusieurs sources anonymes, auraient relâché de grandes quantités d’eau au pire moment. Les autorités démentent. Les habitants, eux, en doutent fortement.

Trong, un agriculteur de la région de Ha Tinh, affirme avoir entendu les sirènes du barrage voisin en pleine nuit, juste avant que le niveau de l’eau n’explose. « On ne dit rien officiellement, mais tout le monde le sait ici », confie-t-il, encore tremblant. « Ils ont ouvert les vannes. L’eau est arrivée si vite que même les buffles n’ont pas eu le temps de bouger. »

En parallèle, les routes construites à la hâte pour répondre à la croissance économique auraient bloqué ou détourné les flux naturels, transformant certains villages en véritables bassins de rétention improvisés. Une faute d’aménagement que certains experts qualifient déjà de « négligence criminelle ».

Ainsi, derrière les images de familles sinistrées se dessine peu à peu une réalité bien plus dérangeante : la catastrophe n’est peut-être pas seulement le résultat de pluies exceptionnelles, mais aussi celui d’années d’erreurs humaines, d’aveuglement politique et de priorités économiques mal placées.

Sur les réseaux sociaux vietnamiens, la colère monte. Les hashtags demandant une enquête indépendante se multiplient. « On ne peut plus accepter qu’à chaque saison des pluies, des gens meurent alors que tout cela pourrait être anticipé », écrit un internaute. Un autre ajoute : « La nature est violente, mais ceux qui la détruisent le sont encore plus. »

Pendant ce temps, les secours continuent de s’organiser. Les hélicoptères de l’armée déposent vivres et médicaments dans les zones les plus reculées. Les ONG locales, débordées, appellent à un soutien massif. Les écoles et centres culturels sont devenus des abris d’urgence. Des images montrent des enfants frigorifiés enveloppés dans des couvertures d’aluminium, leurs yeux grands ouverts, comme s’ils tentaient encore de comprendre ce qui leur est arrivé.

La solidarité, elle, est bien là. Comme toujours au Vietnam. Des centaines de bénévoles affluent des grandes villes pour aider à nettoyer, à cuisiner, à réconforter. Des collectes alimentaires ont été lancées partout dans le pays. Et malgré la désolation, les habitants trouvent encore la force de se serrer les coudes.

Mais une certitude demeure : pour beaucoup, rien ne redeviendra jamais comme avant. La catastrophe a tout emporté, même les illusions. Plus personne ne croit à la version simple d’un « phénomène naturel exceptionnel ». Trop de questions restent sans réponse. Trop de signaux d’alerte avaient été ignorés.

Le Vietnam est en deuil, mais il est aussi en colère. Et la colère, lorsqu’elle grandit dans un pays jeune, connecté et déterminé, peut devenir un moteur puissant. Un moteur de changement — ou un moteur de rupture.

Car aujourd’hui, la question qui hante tout le pays n’est plus seulement : « Quand l’eau redescendra-t-elle ? »
Mais plutôt : « Qui est vraiment responsable de ce désastre ? »

Et cette question-là, personne ne pourra l’engloutir.