23 ans, encore massé par sa mère, en quête d’une brune drôle mais allergique aux pizzas : le candidat Dimitri a-t-il tout pour plaire ou cache-t-il un syndrome de Peter Pan qui a fait éclater de rire Jean-Luc et le public ? La vérité ici…

Article – “Les 12 Coups de Midi” : quand le divertissement vire à la confession publique

Sur le plateau ensoleillé des « 12 Coups de Midi », ce samedi n’était pas un jour comme les autres. Rires francs, confidences gênantes, erreurs savoureuses, et surtout… un champion au bord de l’épuisement. Le décor est planté, et Jean-Luc Reichmann n’a rien perdu de son art d’animer, déclenchant tour à tour l’émotion, le rire et la tension en une seule émission.

Tout commence avec l’arrivée d’Asdine, le maître de midi au sourire timide et au cœur grand ouvert. “Il est jeune, il est beau, il est célibataire”, annonce Jean-Luc avec son entrain légendaire. Mais derrière ce portrait flatteur, une réalité surprenante s’invite à table : Asdine confie avoir abandonné ses déjeuners quotidiens avec sa mère depuis onze jours pour pouvoir participer à l’émission. Une « infidélité » que Jean-Luc s’empresse de souligner avec humour, mais qui en dit long sur l’attachement du jeune homme à sa maman.

Et ce n’est pas la seule confidence du champion. Sous les projecteurs, Asdine parle de ses nuits sans sommeil, de ses sueurs froides avant l’émission, mais aussi de sa passion improbable pour les mots fléchés, qu’il peut contempler pendant des heures pour une simple définition. Lorsqu’il donne « maîtresse » comme synonyme de « femme de grande classe », tout le plateau explose de rire, et Jean-Luc en profite pour saluer « la coquetterie » d’Asdine, toujours impeccable avec ses chemises bien repassées.

Mais cette atmosphère bon enfant va rapidement basculer dans l’absurde et le savoureux, grâce à l’arrivée de Dimitri, jeune candidat venu de Rennes. Responsable d’un magasin de déco, il avoue d’emblée chercher “une jolie brune rigolote”, ce qui semble attendrir le public. Jusqu’à ce qu’il lâche une bombe inattendue : “J’aime me faire gratter le dos par ma maman.” À 23 ans.

Loin de s’en cacher, il en parle avec un naturel désarmant. Mieux encore : sa mère, présente dans le public, confirme en souriant. La salle explose. Jean-Luc, lui, tente tant bien que mal de garder son sérieux : “Il va falloir lâcher sa mère un jour quand même !” Et lorsque Dimitri avoue ne manger que dans le restaurant familial parce qu’il n’aime pas tester de nouveaux lieux, le diagnostic semble tomber : syndrome de Peter Pan en pleine lumière.

Mais Dimitri ne s’arrête pas là. Dans la rubrique « j’aime/j’aime pas », il partage aussi son aversion pour les GPS retardataires et… pour les pizzas. “Je bosse dans une pizzeria, mais je n’aime pas les pizzas.” De quoi désarçonner même les animateurs les plus aguerris.

L’émission continue sur ce rythme complètement déjanté : Véronique, candidate pétillante, se révèle fan de belote, de lotos et… de dessins animés. Lorsqu’elle entonne le générique de “Dora l’exploratrice” en direct, le plateau se transforme en kermesse. Wopa, autre candidate, confesse sa peur panique des chats, au point de grimper sur la table dès qu’elle en voit un. Ambiance !

Et puis il y a les moments de suspense, les vrais : les questions pièges, les réponses à contre-pied, les couleurs qui passent du vert à l’orange, du rouge au noir. Lorsqu’Asdine confond “Musclor” avec un héros de manga, la tension monte. Mais il se rattrape sur des questions improbables – le “cordon ombilical”, le “dormant” d’une fenêtre, ou encore Paul le poulpe, célèbre pieuvre devin de la Coupe du monde 2010.

C’est aussi l’occasion de voir l’étendue culturelle des candidats : entre ceux qui confondent Albi avec Nantes et ceux qui voient Patrick Bruel dans Le Grand Pardon, le public jubile de voir ces dérapages inattendus. Et toujours, Jean-Luc veille, réactif, moqueur, bienveillant et joueur.

Le moment phare de l’émission survient dans le duel final. Dimitri, après une belle prestation, choisit d’affronter Véronique. La tension est palpable. Il choisit un thème : “Rendez-vous en terrain connu”. La question tombe : “Quelle ville se situe dans le Tarn ?” Albi, bien sûr. Véronique donne la bonne réponse. Dimitri, impuissant, voit sa cagnotte s’envoler.

À la fin, tout le monde repart avec quelque chose : un casque audio Bluetooth pour Dimitri, une escapade romantique pour Véronique, et pour Asdine ? Une cagnotte à 42 900 €, un coup de maître réussi, cinq bonnes réponses et un pas de plus vers l’étoile mystérieuse.

L’émission se conclut sur un feu d’artifice de bonne humeur, avec peluches géantes, cadeaux, chansons et sourires. Mais derrière cette ambiance festive, une vérité s’impose : « Les 12 Coups de Midi » ne sont plus qu’un simple jeu télé. C’est un théâtre des confidences, une comédie humaine en direct où s’entrechoquent les émotions, les maladresses et les éclats de rire.

Et quand Jean-Luc lâche un dernier clin d’œil au public avant de dire au revoir, on se dit qu’il a tout compris : faire rire, émouvoir, et surtout… donner envie de revenir le lendemain.