Horreur à Hong Kong : un incendie d’une violence inouïe ravage la résidence Wang Fuk Court à Tai Po, propulsé en urgence au niveau 5 alors que des familles paniquées fuient dans la fumée étouffante — cliquez pour en savoir plus

L’après-midi semblait parfaitement ordinaire dans le quartier tranquille de Tai Po. Les résidents de la résidence Wang Fuk Court, habitués à la routine quotidienne d’un samedi, s’affairaient à leurs courses, au ménage ou à la préparation du dîner. Rien n’annonçait le cauchemar qui allait soudain s’abattre sur l’immeuble et transformer un jour ordinaire en scène d’horreur absolue. À 15 h 12, selon les premières informations des autorités de Hong Kong, une colonne de fumée noire s’est échappée d’un appartement situé dans la tour C, marquant le début d’un incendie dont personne n’imaginait qu’il grimperait en quelques minutes seulement jusqu’au niveau 5, le niveau le plus élevé du système d’urgence du territoire.

Les premiers témoins décrivent une situation d’une brutalité spectaculaire. Plusieurs résidents racontent avoir entendu un bruit sec, suivi d’un crépitement anormal, avant que les alarmes incendie ne commencent à hurler dans tout le bâtiment. Les couloirs, normalement silencieux en cette heure de l’après-midi, se sont emplis de cris et d’un chaos indescriptible. Les portes s’ouvraient dans un vacarme métallique, des familles entières sortaient précipitamment, certaines les mains vides, d’autres serrant contre elles des enfants encore en pyjama ou en train de faire la sieste. En quelques secondes, la fumée s’est engouffrée dans les étages supérieurs, étouffante, opaque, piquante, rendant la visibilité quasiment nulle.

Selon les pompiers, contactés immédiatement, le feu a évolué avec une vitesse anormalement élevée. Il a fallu moins de dix minutes pour que les autorités déclarent l’incendie de niveau 3, puis seulement quatre minutes supplémentaires pour atteindre le niveau 5, un classement rare, habituellement réservé aux sinistres majeurs susceptibles de provoquer un effondrement ou des pertes massives. Ce passage éclair au niveau maximal a déclenché la mobilisation immédiate de plus de 200 pompiers, 40 véhicules d’urgence et plusieurs équipes spécialisées en sauvetage vertical, déployées en urgence depuis différents quartiers de Hong Kong.

Une femme de 42 ans, habitante du 21e étage, raconte avoir dû ramper sur le sol avec son fils de six ans pour éviter d’inhaler trop de fumée. Elle explique que la chaleur était si intense qu’elle avait l’impression que les murs vibraient sous la pression du feu, et que les cris d’autres résidents se mêlaient au grésillement des flammes. Selon plusieurs témoignages concordants, les ascenseurs se seraient arrêtés très tôt dans l’incident, forçant les habitants des étages supérieurs à descendre par les escaliers, déjà envahis par la fumée. Certains n’ont pas pu aller jusqu’au rez-de-chaussée et ont été secourus depuis les fenêtres, suspendus à des harnais par des équipes spécialement formées à ce type d’opérations.

Les images diffusées par les réseaux sociaux montrent une façade complètement engloutie par les flammes, des éclats de verre tombant en pluie depuis les fenêtres fracturées, et des pompiers luttant de toutes leurs forces contre un incendie qui semblait défier toutes les tentatives de maîtrise. Plusieurs vidéos montrent également des colonnes de fumée s’élevant à plusieurs centaines de mètres dans le ciel de Tai Po, visibles depuis des quartiers voisins.

Les premières analyses évoquent plusieurs hypothèses possibles : un appareil électrique défectueux, une explosion de batterie lithium-ion, ou encore l’accumulation de matériaux inflammables dans l’appartement où le feu aurait probablement démarré. Pour l’instant, les autorités se gardent de toute conclusion, préférant attendre les données de l’enquête en cours. Ce qui est certain, en revanche, c’est que la rapidité de propagation du feu interroge et inquiète, dans un contexte où les accidents domestiques liés aux batteries et à la surchauffe d’appareils électroniques ont augmenté de manière significative ces dernières années à Hong Kong.

Une autre question majeure émerge : pourquoi le système de ventilation de l’immeuble n’a-t-il pas empêché la fumée de se répandre aussi vite dans les couloirs ? Plusieurs résidents affirment que les alarmes incendie n’ont fonctionné que dans certaines zones, ce qui pourrait rendre la situation encore plus critique et susciter de lourdes responsabilités pour l’administration du bâtiment. S’il s’avère que des défaillances dans la maintenance ou dans les dispositifs de sécurité ont contribué à aggraver le drame, les propriétaires et les gestionnaires pourraient faire face à une controverse de grande ampleur dans les jours à venir.

Au moment où les pompiers poursuivent leur lutte contre les foyers résiduels, les familles évacuées se rassemblent à proximité, enveloppées dans des couvertures distribuées par la Croix-Rouge locale. Certaines ne savent pas encore si leur appartement existe toujours ou s’il a été complètement ravagé. D’autres attendent avec anxiété des nouvelles de proches qui n’ont pas encore été retrouvés. Une atmosphère de choc, de stupeur et d’incompréhension règne, tandis que les sirènes continuent de retentir dans un écho sinistre.

L’incendie de Wang Fuk Court restera sans doute comme l’un des plus impressionnants et traumatisants de ces dernières années à Hong Kong. Alors que l’enquête commence à peine et que les habitants sont encore secoués, le territoire tout entier retient son souffle, dans l’attente de comprendre comment un simple après-midi a pu se transformer, en quelques minutes, en un véritable cauchemar collectif.