À 79 ans, Mireille Mathieu vit recluse à Avignon : la diva du monde entier choisit le silence, ses proches brisent enfin le secret sur sa nouvelle vie loin des projecteurs – Ce que la star cache derrière les volets fermés va vous bouleverser…

À 79 ans, Mireille Mathieu vit loin du tumulte. La légendaire « demoiselle d’Avignon », celle qui a fait battre le cœur de la France et du monde entier avec sa voix d’or, a choisi le silence. Depuis quelque temps, elle s’est retirée dans une petite maison de sa ville natale, à Avignon. Une maison modeste, entourée de fleurs et de souvenirs, où elle vit selon ses propres règles, loin des projecteurs et des plateaux de télévision.

Pour le grand public, cette nouvelle a eu l’effet d’un choc. Comment une star planétaire, habituée aux scènes les plus prestigieuses, aux dîners d’État et aux voyages diplomatiques, a-t-elle pu se retirer ainsi, presque en secret ? Pour ceux qui la connaissent bien, la réponse est simple : Mireille n’a jamais été une femme d’apparence. Derrière les robes de scène et la coiffure légendaire, il y a toujours eu une âme simple, une fille du peuple fidèle à ses racines.

Sa maison, nichée au cœur d’un quartier tranquille d’Avignon, est à son image : sobre, chaleureuse, pleine de souvenirs. Des photos d’elle aux côtés de Charles Aznavour, de Dalida, du pape Jean-Paul II ornent les murs. Sur une commode, un petit crucifix en argent, un souvenir de sa mère. Car la foi, pour Mireille, a toujours été essentielle. « Elle prie chaque matin, raconte un voisin. Et quand elle chante, même pour elle seule, on dirait qu’elle prie encore. »

Loin des caméras, son quotidien s’est transformé. Elle fait son marché elle-même, parle avec les commerçants, salue les habitants avec ce sourire reconnaissable entre mille. « Elle ne veut pas qu’on la traite comme une star », confie une boulangère du quartier. « Elle demande juste son pain et un peu de tranquillité. Mais quand elle dit ‘merci’, on sent tout de suite la douceur d’une grande dame. »

Ce retrait n’a rien d’une fuite. Il s’agit plutôt d’un retour à l’essentiel. Après plus de soixante ans de carrière, plus de 120 millions de disques vendus, Mireille Mathieu a ressenti le besoin de se retrouver. « J’ai tout donné à la chanson, confiait-elle il y a quelques années. Aujourd’hui, je veux donner du temps à la vie. »

Elle n’a jamais cessé d’aimer la musique, mais elle ne court plus après la gloire. Parfois, les voisins l’entendent fredonner, derrière les volets entrouverts. Un air ancien, une mélodie d’amour ou de nostalgie. « Sa voix n’a pas changé », murmure une voisine âgée. « C’est toujours la même émotion, la même pureté. »

Mireille vit simplement. Elle lit beaucoup — des biographies, des ouvrages d’histoire, et surtout la Bible. Elle jardine aussi, passionnément. Ses roses, dit-elle, lui rappellent les foules de Moscou, où elle fut accueillie en reine, et les jardins de l’Élysée, où elle a chanté pour les présidents successifs.

Elle reçoit peu de monde, mais garde contact avec ses proches et quelques amis de longue date. Parmi eux, une ancienne maquilleuse et un chef d’orchestre qui lui rend visite de temps en temps. Ils prennent le thé ensemble, écoutent de vieux enregistrements et évoquent « le bon vieux temps ».

Ce qui frappe, c’est sa sérénité. À 79 ans, Mireille Mathieu semble en paix. Elle ne parle ni de retraite ni d’adieu. « Une artiste ne prend jamais sa retraite », a-t-elle dit un jour. « Tant qu’il y a de la voix et de l’âme, il y a de la musique. »

Pourtant, derrière cette paix apparente, il y a une mélancolie douce. Ses proches racontent qu’elle regarde souvent les vieilles vidéos de ses concerts, avec un léger sourire. « Ce n’est pas de la nostalgie, explique son ami. C’est de la reconnaissance. Elle sait qu’elle a eu une vie extraordinaire, mais elle n’a jamais oublié d’où elle vient. »

Les rares fois où elle sort pour des événements publics, Mireille attire toujours autant d’attention. En 2023, elle était apparue brièvement lors d’une messe commémorative à Avignon, vêtue d’un manteau noir et d’un chapeau assorti. Le public, ému, s’était levé pour l’applaudir. « Elle rayonnait de dignité, raconte une spectatrice. Elle n’avait rien perdu de sa prestance. »

Pourtant, cette nouvelle vie discrète n’est pas exempte de solitude. Certains jours, dit-on, Mireille ressent le manque de la scène, des applaudissements, de la communion avec le public. « C’est un vide qu’aucune maison, même remplie d’amour, ne peut combler », confie une source proche. Mais elle l’accepte avec philosophie.

Dans une lettre récente adressée à un fan-club allemand, elle écrivait : « Je ne suis pas partie, je me suis simplement posée. Les chansons vivent encore, même quand on ne les chante plus. » Une phrase d’une beauté simple, qui résume à merveille son état d’esprit.

Mireille Mathieu n’a jamais cherché à choquer ou à provoquer. Son existence est à l’image de sa carrière : droite, fidèle, généreuse. Même aujourd’hui, alors que la plupart des stars de son époque ont quitté la scène ou sombré dans l’oubli, elle demeure un symbole de constance et d’élégance.

Les habitants d’Avignon le savent bien : croiser Mireille au coin d’une rue, c’est comme rencontrer un morceau vivant d’histoire. Elle sourit, salue, puis disparaît derrière sa porte, là où l’attendent ses souvenirs, ses disques, et cette paix qu’elle a si longtemps cherchée.

Et quand la nuit tombe sur la vieille ville, certains affirment encore entendre une voix s’élever doucement, au détour d’une ruelle. Une voix pure, vibrante, reconnaissable entre toutes. Celle de Mireille Mathieu, la demoiselle d’Avignon, qui n’a jamais cessé de chanter — même quand le monde croyait qu’elle s’était tue.