C’est un dossier qui colle à la peau d’Emmanuel Macron comme un sparadrap indélébile depuis son passage à Bercy. L’affaire Alstom, symbole pour ses détracteurs du démantèlement industriel de la France, vient de connaître un nouveau rebondissement spectaculaire. Jean-Philippe Tanguy, député du Rassemblement National et fin connaisseur du dossier pour avoir présidé une commission d’enquête sur la souveraineté économique, a décidé de “lâcher une bombe” médiatique. Dans un réquisitoire incendiaire, il accuse le président de la République de trahison nationale au profit d’intérêts étrangers.

Le point de crispation majeur reste la vente du pôle énergie d’Alstom au géant américain General Electric (GE) en 2014, une opération validée par Emmanuel Macron alors qu’il était ministre de l’Économie. Pour Jean-Philippe Tanguy, il ne s’agit pas d’une simple erreur stratégique, mais d’une faute politique majeure. “Il a vendu les bijoux de famille, nos turbines nucléaires Arabelle, celles qui font tourner nos centrales, à une puissance étrangère”, martèle le député avec une virulence qui a glacé le plateau de télévision.

Tanguy s’appuie sur des éléments qu’il qualifie de “preuves accablantes” concernant les promesses non tenues de General Electric, notamment sur la création d’emplois. Mais au-delà des chiffres, c’est la méthode Macron que le député RN fustige. Il décrit un système de “portes tournantes” entre la haute fonction publique et les banques d’affaires, suggérant que le démantèlement d’Alstom aurait servi des intérêts bien loin de ceux des ouvriers de Belfort. “C’est du paranormal politique : on nous explique qu’on renforce la France en la vidant de sa substance”, a-t-il lancé ironiquement.

Le “moment de vérité” choisi par Tanguy n’est pas anodin. Alors que la France tente de racheter ces fameuses turbines via EDF, la facture s’annonce salée, et les délais techniques s’allongent. Pour l’opposition, c’est la preuve ultime de l’échec de la vision macroniste. Le réquisitoire de Tanguy pointe également du doigt le rôle de certains cabinets de conseil et de lobbyistes proches du pouvoir, dessinant une toile d’influence complexe qui aurait facilité cette transaction contestée.

L’impact de ces révélations est immense sur les réseaux sociaux, où la vidéo de l’intervention de Tanguy cumule déjà des millions de vues. Si l’Élysée renvoie systématiquement à la complexité du marché mondial de l’époque pour justifier ses choix, l’argumentaire du RN semble infuser de plus en plus profondément dans l’opinion publique. Pour Tanguy, Alstom est le “péché originel” d’un président qu’il juge plus proche des marchés financiers que de la souveraineté nationale.

La tension est telle que chaque nouvelle sortie sur le sujet fragilise la crédibilité industrielle du gouvernement. En balançant ces éléments “lourds” sur les coulisses de la vente, Jean-Philippe Tanguy ne cherche pas seulement à rouvrir un vieux dossier, il veut transformer Alstom en le procès permanent de la macronie. Entre colère froide et démonstrations techniques, le duel entre le député et le président tourne au règlement de comptes historique.

La “bombe” de Tanguy laisse derrière elle un parfum de scandale qui ne demande qu’à s’embraser à nouveau. Dans cette guerre de communication, les turbines Alstom sont devenues les instruments d’une bataille pour l’âme économique de la France. Et Jean-Philippe Tanguy semble bien décidé à ne pas laisser Emmanuel Macron oublier le prix de ce qu’il appelle, sans détour, une trahison.

Souhaitez-vous que je vous liste les points clés du rapport de la commission d’enquête sur Alstom mentionnés par Tanguy ? Voudriez-vous connaître les détails financiers du rachat actuel des turbines par EDF ?