💣 “Je suis Française et je le resterai !” – Le cri du cƓur de Nadia Hai contre le Rassemblement national secoue l’AssemblĂ©e nationale. ⚡ Quand le parti d’extrĂȘme droite propose un amendement discriminant les binationaux, l’ex-ministre se lĂšve, la voix tremblante, pour dĂ©fendre “tous ceux qu’on veut faire taire”. Entre applaudissements, huĂ©es et tensions explosives, la sĂ©ance vire Ă  la tempĂȘte politique. DerriĂšre ce moment de vĂ©ritĂ© se cache une question brĂ»lante : la double nationalitĂ©, fiertĂ© ou faute dans la RĂ©publique française ? đŸ‡«đŸ‡· Le dĂ©bat ne fait que commencer


Le 12 novembre, une scĂšne rare s’est jouĂ©e dans l’hĂ©micycle de l’AssemblĂ©e nationale : celle d’une femme qui, face aux mots froids d’un amendement, a dĂ©cidĂ© de laisser parler son cƓur. Nadia Hai, ancienne ministre de la Ville sous Emmanuel Macron, s’est levĂ©e, la voix tremblante mais ferme, pour dĂ©noncer ce qu’elle appelle “une attaque insidieuse contre la France telle qu’elle est aujourd’hui, multiple et fiĂšre de sa diversitĂ©â€.

Tout commence lorsque le Rassemblement national dĂ©pose un amendement visant Ă  restreindre l’accĂšs Ă  certaines fonctions publiques pour les citoyens binationaux. Un texte rĂ©digĂ© avec un ton sec, administratif, mais dont la portĂ©e symbolique frappe de plein fouet. L’idĂ©e : Ă©viter que des personnes “liĂ©es Ă  des puissances Ă©trangĂšres” puissent occuper des postes sensibles dans l’administration, la dĂ©fense ou la diplomatie. Pour ses dĂ©fenseurs, il s’agit d’une “mesure de sĂ©curitĂ© nationale”. Pour ses opposants, d’une “stigmatisation Ă  peine voilĂ©e”.

Lorsque le texte est lu à haute voix, un silence pesant s’abat sur la salle. Puis, un murmure. Et enfin, la voix de Nadia Hai, claire, vibrante : “Je suis Française et je le resterai, quoi que vous disiez !”

Les camĂ©ras se braquent sur elle. Le ton monte. Face Ă  la dĂ©putĂ©e RN qui soutient l’amendement, elle rĂ©pond avec une colĂšre contenue : “Vous n’avez pas le monopole de l’amour de la France. Vous n’avez pas Ă  dĂ©cider qui mĂ©rite ou non d’ĂȘtre Français.” L’hĂ©micycle explose. Certains applaudissent Ă  tout rompre, d’autres huent. Le prĂ©sident de sĂ©ance tente de ramener le calme, en vain.

Dans les minutes qui suivent, la tension atteint son paroxysme. Nadia Hai Ă©voque ses parents, arrivĂ©s du Maroc dans les annĂ©es 1970, leur travail acharnĂ©, leur foi dans les valeurs rĂ©publicaines. “Ils ont Ă©levĂ© leurs enfants dans l’amour de la France, dans le respect de sa langue, de ses lois, de sa culture. Et aujourd’hui, vous osez leur dire qu’ils n’auraient pas le droit de servir ce pays ?”

La salle retient son souffle. Pour beaucoup, c’est un moment de vĂ©ritĂ©, un instant rare oĂč le politique laisse place Ă  l’humain.

Mais pour d’autres, c’est une mise en scĂšne Ă©motionnelle, une rĂ©cupĂ©ration politique. Certains dĂ©putĂ©s du RN ironisent, d’autres quittent mĂȘme la salle. “Toujours les mĂȘmes leçons de morale”, lĂąche un Ă©lu d’extrĂȘme droite, visiblement agacĂ©.

Dans les couloirs du Palais Bourbon, aprĂšs la sĂ©ance, les rĂ©actions se multiplient. Plusieurs Ă©lus de la majoritĂ© saluent “le courage et la dignitĂ©â€ de Nadia Hai. À gauche, on parle d’un “acte nĂ©cessaire face Ă  la banalisation de la haine”. À droite, certains reconnaissent une “prise de parole sincĂšre, mĂȘme si excessive”.

Nadia Hai, elle, refuse de s’excuser. Sur les rĂ©seaux sociaux, elle publie un message sobre : “Ce n’est pas une question de politique. C’est une question d’identitĂ©, de dignitĂ© et de loyautĂ© envers notre pays.”

Son intervention devient virale. En quelques heures, la vidĂ©o dĂ©passe le million de vues. Les commentaires affluent : des messages de soutien, de gratitude, mais aussi des insultes, des attaques. “Tu n’es pas Française, retourne chez toi”, peut-on lire sous certains posts. À quoi elle rĂ©pond calmement : “Je suis chez moi.”

Cette phrase, trois mots simples, rĂ©sume Ă  elle seule le cƓur du dĂ©bat. Que signifie ĂȘtre Français ? La nationalitĂ© est-elle un simple passeport, ou un lien d’appartenance plus profond ? Et surtout, la RĂ©publique peut-elle se permettre de diviser ses citoyens selon leurs origines ?

Les historiens rappellent que la France a toujours Ă©tĂ© un pays de mĂ©tissage. Des officiers binationaux ont servi la nation pendant des guerres, des diplomates issus de familles mixtes ont reprĂ©sentĂ© la France Ă  l’étranger. “Vouloir exclure les binationaux, c’est renier une partie de notre histoire”, Ă©crit un Ă©ditorialiste du Monde.

Mais pour le Rassemblement national, le dĂ©bat est d’ordre sĂ©curitaire. “Nous ne visons personne, nous protĂ©geons la nation”, dĂ©clare un dĂ©putĂ© RN. Une justification qui peine Ă  convaincre, tant le climat Ă©motionnel est lourd.

Dans cette bataille de mots et de symboles, Nadia Hai est devenue, malgrĂ© elle, le visage d’une rĂ©sistance tranquille. Une femme debout dans un hĂ©micycle divisĂ©, rappelant que la France, avant d’ĂȘtre un drapeau, est une promesse : celle de l’égalitĂ©.

Dans une interview donnĂ©e plus tard, elle confie : “J’ai grandi en entendant mes parents dire que la France est belle parce qu’elle accueille. Aujourd’hui, j’ai peur qu’on oublie ce que cela signifie.”

Ses mots rĂ©sonnent comme un avertissement. Car au-delĂ  de la polĂ©mique, c’est bien le rapport au “vivre ensemble” qui est en jeu. La colĂšre de Nadia Hai n’est pas seulement celle d’une Ă©lue, mais celle d’une gĂ©nĂ©ration qui refuse d’ĂȘtre suspectĂ©e Ă  cause de ses racines.

Et lorsque la sĂ©ance s’achĂšve, dans un silence presque solennel, on comprend que cette journĂ©e ne s’effacera pas de sitĂŽt.