✍️ Le “Casse du Siècle” : Tanguy Accuse Macron de Mensonge

C’est le dossier qui hante la présidence. L’affaire Alstom revient tel un boomerang, lancée par un Jean-Philippe Tanguy plus offensif que jamais. Lors de la commission d’enquête (ou d’une intervention à l’Assemblée), le député a lâché une véritable bombe politique. Il ne parle plus d’erreur stratégique, mais d’une faute lourde, voire d’une “trahison” des intérêts de la France au profit des États-Unis.

La vérité qui éclate au grand jour est celle d’un abandon de souveraineté. Le détail explosif ? Tanguy met en lumière comment Emmanuel Macron, alors à Bercy (ou à l’Élysée), aurait validé ce “pacte faustien” en toute connaissance de cause, malgré les avertissements. Ce témoignage politique, appuyé par des archives, est le premier signe que l’affaire Alstom est loin d’être close. Pour Tanguy, le Président doit rendre des comptes sur ce qu’il qualifie de “plus grand scandale industriel” de la Ve République.

L’histoire industrielle de la France est marquée par des succès éclatants, mais aussi par des tragédies qui laissent un goût amer de renoncement. Parmi ces dossiers qui brûlent les doigts des politiciens, celui d’Alstom occupe une place singulière, une place où se mêlent intérêts géopolitiques, pressions judiciaires internationales et décisions de cabinet qui semblent, avec le recul, frôler l’irrationnel ou, pire, la trahison. Aujourd’hui, Tanguy lâche une véritable bombe médiatique, remettant sur le devant de la scène les coulisses sombres de la vente du pôle énergie d’Alstom à l’américain General Electric. C’est un récit de pouvoir, de faiblesse et de conséquences dévastatrices pour la souveraineté française.

Pour comprendre l’ampleur du choc, il faut revenir à l’époque où Emmanuel Macron n’était pas encore le président de la République, mais le conseiller économique influent puis le ministre de l’Économie à Bercy. L’affaire Alstom n’est pas qu’une simple transaction commerciale ; c’est le démantèlement d’un géant qui produisait les turbines équipant nos centrales nucléaires. En acceptant cette vente, la France a, d’une certaine manière, confié les clés de son indépendance énergétique à une puissance étrangère. Tanguy pointe du doigt cette responsabilité directe, accusant un manque de vision à long terme ou, de manière plus provocatrice, une volonté délibérée de satisfaire des intérêts transatlantiques au détriment du patrimoine industriel national.

Le scandale repose également sur les méthodes employées. On se souvient de l’arrestation de Frédéric Pierucci, haut dirigeant d’Alstom, aux États-Unis, utilisé comme “otage économique” par la justice américaine pour faire pression sur l’entreprise française. À cette époque, l’État français, sous l’impulsion de ceux qui sont aujourd’hui au sommet, aurait pu dire non. Il aurait pu bloquer la vente au nom de l’intérêt supérieur de la nation. Pourtant, la décision finale a été de céder. Pourquoi un tel empressement ? Pourquoi avoir ignoré les alertes de ceux qui, comme Arnaud Montebourg, criaient au loup ? Les révélations actuelles suggèrent que les promesses de General Electric, notamment sur la création de 1 000 emplois, n’étaient que de la poudre aux yeux, un écran de fumée pour faire passer une pilule empoisonnée.

L’émotion est vive car, derrière les chiffres et les contrats, il y a des milliers d’ouvriers à Belfort et ailleurs qui ont vu leur outil de travail être bradé. Tanguy met en lumière le sentiment d’abandon de ces travailleurs qui sont les victimes collatérales de ce qu’il qualifie de “trahison”. La perte de savoir-faire est irrémédiable. Chaque brevet qui part, chaque ingénieur qui s’en va, c’est une parcelle de la puissance française qui s’étiole. Ce dossier Alstom est devenu le symbole d’une France qui ne se bat plus pour ses usines, une France qui préfère la finance aux boulons, le marketing politique à la réalité du terrain industriel.

Le récit ne s’arrête pas à la vente. Il s’étend à la tentative de rachat ultérieure, une sorte de “rétropédalage” coûteux et humiliant. Vouloir racheter ce que l’on a vendu quelques années plus tôt, à un prix fort et dans des conditions dégradées, démontre une absence totale de stratégie cohérente. Tanguy insiste sur ce point : comment peut-on prétendre diriger une grande puissance tout en commettant des erreurs stratégiques aussi monumentales ? Est-ce de l’incompétence ou un calcul politique dont les citoyens français font les frais ?

La bombe lâchée par Tanguy n’est pas seulement une critique partisane ; c’est un cri d’alerte sur la souveraineté. Dans un monde de plus en plus instable, où l’énergie est une arme, avoir cédé Alstom apparaît chaque jour un peu plus comme une faute historique. Les discussions sur les réseaux sociaux s’enflamment, car cette affaire touche au cœur de l’identité française : celle d’un pays inventeur, bâtisseur, capable de rivaliser avec les plus grands. Voir ce fleuron découpé par appartement avec l’aval des plus hautes autorités de l’État provoque une colère légitime.

Le dossier Alstom reste une plaie ouverte dans le paysage politique français. Les explications fournies par l’Élysée au fil des ans peinent à convaincre face à la réalité des fermetures de sites et de la perte de contrôle technologique. L’intervention de Tanguy vient rappeler que le passé finit toujours par rattraper le présent. Pour beaucoup, c’est le procès d’une certaine vision de la mondialisation, une vision où la France se laisse dépouiller sans réagir, sous couvert de modernité et d’accords internationaux.

En conclusion, l’affaire Alstom est bien plus qu’une polémique médiatique passagère. C’est le miroir d’une époque et d’une gouvernance. Alors que la France tente aujourd’hui de parler de “réindustrialisation”, le spectre de la vente d’Alstom plane comme une ombre gênante. Le travail de rappel et de dénonciation effectué par des voix comme celle de Tanguy est essentiel pour que de telles erreurs ne se reproduisent plus. La question demeure : qui rendra des comptes pour la perte de notre souveraineté énergétique ? Le débat est ouvert, et il promet d’être long et douloureux pour ceux qui ont signé ces accords. La France mérite une industrie forte, protégée et respectée, loin des compromissions de cabinet qui sacrifient l’avenir sur l’autel de l’immédiateté politique.