Les obsèques de Claudia Cardinale se sont tenues à Paris ce mardi 30 septembre. Sa fille Claudia Squitieri a livré un témoignage bouleversant sur ses derniers instants.

Claudia Cardinale
© Action Press / Bestimage

Ce mardi 30 septembre, la mémoire de Claudia Cardinale a été honorée en l’église Saint-Roch à Paris. Disparue le 23 septembre à l’âge de 87 ans, l’icône du cinéma a reçu un hommage simple et émouvant, entourée de ses proches, de personnalités du spectacle et de nombreux admirateurs. Dans la nef, le “thème de Jill“, tiré du film Il était une fois dans l’Ouest, a accompagné l’entrée du cercueil. Le souvenir de la grandeur de son inoubliable carrière.

De Patrick Préjean à Georges Beller, en passant par Yvan Attal, Nicolas Bedos, Jack Lang, Nikos Aliagas ou encore Rachida Dati et Valérie Pécresse, beaucoup avaient tenu à être présents. À l’extérieur, des fans ont applaudi l’arrivée du cercueil de l’actrice. Elle était la dernière grande figure d’une génération marquée par Jean-Paul Belmondo, Alain Delon, Marcello Mastroianni ou encore Burt Lancaster.

Mort de Claudia Cardinale : sa fille évoque ses derniers instants

Sollicitée avant la cérémonie par Le Parisien, Claudia Squitieri, fille de l’actrice et du réalisateur Pasquale Squitieri, a confié avec émotion l’attachement multiforme de sa mère à ses racines. “Elle était Française, sa première culture dans son enfance à Tunis. Italienne, bien sûr. Et aussi Tunisienne. Elle était Européenne et Méditerranéenne”, a-t-elle expliqué auprès de nos confrères. Avant d’ajouter que Claudia Cadinale était “partie comme ça, de manière subite, comme elle l’a toujours fait (…) Deux jours avant, on s’est promenées en voiture, on parlait, on riait. Mais à 87 ans…”.

Durant la cérémonie, la fille de l’actrice a également pris la parole devant l’assemblée, malgré l’émotion qui la submergeait. “Je le savais, que je ne pourrais pas aller plus loin”, a-t-elle avoué devant les journalistes, avant de conclure par un hommage lumineux : “Ma mère, votre Claudia, a été entourée d’amour jusqu’à son départ, qu’elle a attrapé comme elle l’a toujours fait, comme un train en marche. Merci, Grazie, Choukrane”. Trois mots, trois langues, comme un condensé de l’héritage universel de Claudia Cardinale.

“Elle voulait être la fille du coin de la rue”

L’écrivain René de Ceccatty, proche de l’actrice, lui aussi, aussi pris la parole pour rappeler la trajectoire hors norme de Claudia Cardinale, de “la plus belle Italienne de Tunisie” jusqu’aux plateaux de cinéma du monde entier. Il a évoqué une vie parfois chaotique, marquée par des blessures personnelles, mais aussi par la quête de sérénité que l’actrice avait enfin trouvée à Nemours, entourée de ses enfants. “Elle voulait être la fille au coin de la rue, pas une star, a-t-il souligné.

Le Père Laurent Chauvin, aumônier des artistes, a pour sa part confié un souvenir personnel : “En 2009, à la Cinémathèque Française, je l’avais vue seule en fin de soirée. Elle avait préféré prendre le bus plutôt qu’un taxi. Quand je lui ai demandé quel film l’avait le plus marquée, elle m’a répondu : la femme infidèle dans le Jésus de Nazareth de Zeffirelli”. En sortant de l’église, ses anciens partenaires, Patrick Préjean et Georges Beller, ont aussi livré leur émotion : “Dans Les Pétroleuses, nous jouions ses frères. Claudia, c’était une lumière extraordinaire. Quand elle vous donnait son affection, c’était du lourd, pas du pipeau”, a confié Georges Beller. La foule a alors applaudi… comme pour saluer une dernière sortie de scène.