Pour des millions de personnes à travers le monde, il est et restera l’unique Don Diego de la Vega. Guy Williams, l’homme derrière le masque de Zorro, fut une icône des années 1950, une superstar mondiale créée par l’empire Disney. Puis, dans les années 60, il a conquis la science-fiction avec “Lost in Space” (Perdus dans l’Espace). Et soudain, plus rien. Au sommet de sa gloire, Guy Williams a tourné le dos à Hollywood, a disparu en Amérique du Sud et a, volontairement, laissé les projecteurs s’éteindre.
Pendant des décennies, les rumeurs ont circulé. Était-ce une crise de la quarantaine ? Une fuite ? Un caprice de star ? Aujourd’hui, sa fille, Toni Williams, confirme enfin ce que beaucoup soupçonnaient : ce ne fut ni une fuite, ni un échec, mais l’acte de rébellion ultime d’un homme qui avait compris le jeu d’Hollywood et avait décidé de le gagner en partant avec la caisse. L’histoire de la “disparition” de Guy Williams n’est pas une tragédie, c’est celle d’une vengeance froide, calculée et incroyablement réussie.

Pour comprendre son départ, il faut d’abord comprendre l’homme. Il n’est pas né Guy Williams. Il est né Armando Joseph Catalano, le 14 janvier 1924, à New York, de parents immigrés siciliens. D’une beauté saisissante et mesurant 1m90, le jeune Armando aspirait à devenir acteur. Mais le système des années 40 était brutal. Son agent, le célèbre Henry Wilson, lui fit comprendre que son nom était “trop ethnique”. Il fallait paraître séduisant, “sombre”, mais surtout pas “non américain”. Armando Catalano devint donc “Guy Williams”, un nom plus facile à commercialiser.
Cette première concession au système a forgé chez lui un réalisme à toute épreuve. Contrairement à d’autres acteurs qui flambaient leurs gains, Guy Williams était un gestionnaire. L’historien Geoffrey Marc le souligne : “Guy Williams était très réaliste quant au monde du showbusiness.” Il a travaillé comme soudeur et vendeur avant de percer. Il savait la valeur de l’argent.
Puis vint Zorro, en 1957. Le succès fut instantané, planétaire. Disney avait trouvé sa star parfaite : séduisant, athlétique, et excellent escrimeur. Williams devint l’idole d’une génération. Mais ce succès fut aussi une prison. Dès 1958, il craignait d’être “catalogué”. “Quand je ne suis pas Zoro, je suis Diego”, confiait-il. Il avait raison. Le public et les producteurs ne voyaient plus que le masque.
La situation s’envenima lorsque la série prit fin en 1959 à cause d’une bataille juridique entre Disney et ABC. Williams, toujours sous contrat avec Disney, se retrouva piégé : il ne pouvait travailler pour personne d’autre, mais Disney ne produisait plus d’épisodes. Il continuait de recevoir son salaire intégral, mais sa carrière était gelée. Il était payé pour rester chez lui, regardant sa propre image de Zorro lui fermer toutes les portes.
Après une brève tentative de diversification dans “Bonanza” (où son personnage fut évincé après 5 épisodes suite au retour inattendu d’un autre acteur), Williams crut enfin tenir sa revanche avec “Lost in Space” en 1965. Il avait le rôle principal, celui du patriarche et héros, le professeur John Robinson. C’était l’occasion de montrer sa polyvalence, de se libérer de la cape et de l’épée.
Ce fut, en réalité, sa plus grande humiliation.
La série, initialement un drame de survie spatial, a radicalement changé de ton à mi-parcours de la première saison. Les producteurs, suivant les courriers des fans, ont décidé de se concentrer sur le trio comique : le Dr Smith (Jonathan Harris), le jeune Will Robinson (Bill Mumy) et le Robot. Guy Williams, la star, l’acteur principal pour lequel la série avait été vendue, fut “marginalisé”.
D’un coup, le héros devint un simple élément du décor. “Tout le monde avait en gros trois répliques par épisode”, note un commentateur. Pour un acteur de sa stature, c’était un “gaspillage”. Imaginez passer de Zorro, le héros absolu, à un rôle de figuration dans votre propre série. Williams, toujours professionnel, n’a jamais fait de scandale public. Il gardait son mécontentement pour lui, se plaignant en privé au producteur Irwin Allen. Mais la décision était prise : le public préférait la comédie, et Guy Williams n’était plus la star.

C’est ici que la “confirmation” de sa fille prend tout son sens. Pourquoi Guy Williams a-t-il tout quitté en 1968, à la fin de “Lost in Space” ? Pour deux raisons fondamentales.
La première : il le pouvait. “Il était occupé à faire fructifier son argent”, note l’historien. Il avait pris ses revenus de “Zorro” et de “Lost in Space” et les avait investis avec un “vrai talent pour faire croître sa richesse”. Lorsque la série s’est terminée, Guy Williams était un “homme très riche”. Il n’avait plus besoin de travailler. Il n’avait certainement plus besoin de supporter l’humiliation de rôles secondaires à Hollywood.
La deuxième raison est la plus savoureuse. En 1973, il fut invité en Argentine. Ce qu’il y découvrit le laissa “stupéfait”. À Hollywood, il était un acteur catalogué, une relique des années 50, un faire-valoir dans sa propre série. Mais à Buenos Aires, il était un Dieu. L’admiration pour “Zorro” était intacte, “écrasante”. Les fans l’adoraient.
Le choix fut simple. Pourquoi rester à Hollywood et se battre pour des miettes, en suppliant pour des rôles, quand il pouvait être un roi de l’autre côté de l’équateur ?
Guy Williams a donc fait ses valises. Il n’a pas fui, il a choisi. Il s’est installé en Argentine et y a trouvé un bonheur qu’Hollywood ne pouvait plus lui offrir. Il y vivait une “vie épanouie”, savourant sa renommée, participant à des performances en direct où il enfilait à nouveau le costume de Zorro devant des foules en délire. Il y trouva “la solitude” et la “tranquillité personnelle”. Il était respecté.
Il s’est éloigné de son ex-femme, Janice Cooper (dont il a divorcé en 1983), mais est resté en Amérique du Sud, vivant sa meilleure vie, loin du système qui l’avait d’abord créé puis trahi.
Sa fin fut tragique et solitaire. En mai 1989, il est décédé d’un anévrisme cérébral dans son appartement de Buenos Aires. Il a été retrouvé une semaine plus tard. Il avait 65 ans. Dans un ultime hommage de sa terre d’adoption, ses cendres furent conservées un temps au cimetière de la Société des acteurs argentins, un privilège rare. Finalement, son fils Steven réalisa son dernier souhait : disperser ses cendres dans l’océan Pacifique à Malibu et dans les montagnes de Californie.
La vérité confirmée par sa famille est donc celle-ci : Guy Williams n’a pas “disparu”. Il s’est retiré. Il a fait le “choix délibéré” de quitter une industrie qui ne le méritait plus. Il a gagné la partie. Il a pris l’argent, a refusé l’humiliation, et a choisi de passer les vingt dernières années de sa vie là où il était vraiment aimé. L’homme derrière le masque avait accompli la vengeance parfaite : le silence, et le bonheur.

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