Le paysage politique et sportif algérien vient de connaître un séisme d’une magnitude inédite. Dans une démarche aussi audacieuse qu’inattendue, le président Abdelmadjid Tebboune a pris son téléphone pour contacter directement la légende mondiale, Zinedine Zidane. Ce n’était pas un simple appel de courtoisie, mais une proposition urgente et concrète : devenir l’ambassadeur officiel du football algérien pour propulser le pays vers une nouvelle ère d’excellence.

Un appel “homme à homme” au-delà des protocoles

Tout commence dans l’effervescence du palais d’El Mouradia. Le président Tebboune, fort de sa vision de modernisation de l’image de l’Algérie, a décidé de court-circuiter les voies diplomatiques classiques. Son objectif ? Convaincre l’enfant d’Aguemoun, celui dont le père, Smaïl, a quitté la Kabylie en 1953, de mettre son expertise au service de la terre de ses ancêtres.

Lors de cette conversation historique, le ton est direct. Tebboune ne parle pas à une star internationale, mais à un fils de l’Algérie. “L’Algérie a besoin de vous”, lance-t-il sans détour. La proposition est colossale : diriger une révolution technique, superviser la création d’académies ultra-modernes à Alger, Oran et Constantine, et servir de pont avec la diaspora.

Un projet à 200 millions d’euros : L’ambition d’une nation

Loin d’être une simple manœuvre politique, le projet présenté par le chef de l’État est chiffré et structuré. Un budget de 200 millions d’euros sur cinq ans est évoqué pour bâtir les infrastructures nécessaires au développement des jeunes talents. Tebboune veut que l’Algérie devienne la plaque tournante du football en Afrique et au Maghreb, et qui mieux que l’ancien entraîneur du Real Madrid pour incarner cette exigence ?

L’aspect émotionnel a joué un rôle prépondérant. Le choix récent de Lucas Zidane, le fils de Zinedine, de représenter officiellement les Fennecs a agi comme un catalyseur. “Si le fils choisit l’Algérie, pourquoi pas le père pour un rôle d’ambassadeur ?”, a argumenté le président avec une logique implacable.

Le pèlerinage aux sources : L’émotion d’Aguemoun

Pour Zidane, la décision ne pouvait se prendre qu’après un retour sur place. Sa visite officielle, marquée par une ferveur populaire incroyable, l’a mené jusque dans les montagnes de Kabylie. À Aguemoun, au milieu des oliviers et des murs en pierre de la maison ancestrale, “Zizou” a retrouvé les traces de son père. Les larmes aux yeux, il a écouté les récits des anciens qui ont connu Smaïl avant son départ pour Marseille.

C’est là, face à la majesté du paysage et à la passion des jeunes villageois, que le déclic s’est produit. Tebboune a même proposé d’implanter une académie spécifique dans cette région, transformant un projet sportif en un symbole puissant de réconciliation et de fierté nationale.

Abdelmadjid Tebboune, président algérien aux deux visages | France Inter

Une nouvelle ère pour les Fennecs

L’impact de cette nomination est déjà mondial. En acceptant ce rôle, Zidane ne se contente pas de prêter son nom ; il apporte une crédibilité internationale qui attire déjà les plus grands sponsors et investisseurs. Pour les jeunes binationaux hésitant entre plusieurs sélections, Zidane devient l’argument ultime : l’Algérie est désormais une destination d’excellence.

Aujourd’hui, l’Algérie ne rêve plus seulement de victoires ponctuelles, elle construit son avenir sous la houlette de son architecte le plus illustre. Le pari de Tebboune est réussi : il a ramené l’idole à la maison pour offrir à la jeunesse algérienne les clés du monde.

L’histoire est en marche, et comme l’a murmuré Zidane en regardant la Méditerranée : “Mon père serait fier.”

Zidane, sélectionneur de l'Algérie?