Ce devait être une célébration. Un grand spectacle en direct de la Place de la Comédie à Montpellier, un soir d’été, pour célébrer “les tubes et le soleil”. Et ce le fut. Mais ce que les millions de téléspectateurs et les dizaines de milliers de spectateurs présents ont vécu, ce fut bien plus que cela. Ce fut une soirée de contrastes saisissants, une véritable montagne russe émotionnelle où la fête la plus débridée a côtoyé les larmes les plus crues et la colère sociale la plus vive. Derrière les paillettes, la Fête de la Musique 2014 a révélé deux moments de vérité inattendus, poignants, qui ont marqué la soirée au fer rouge : le craquage en direct de Patrick Sébastien et le coup d’éclat des intermittents du spectacle.
La scène était plantée pour une “fiesta” mémorable. Les animateurs, Patrick Sébastien, roi de la fête populaire, et Aïda Touihri, rayonnante, ont lancé les festivités. La foule était en feu. Et pour cause : le plateau était un condensé de ce qui faisait vibrer la France. On a vu un jeune homme, à peine sorti de “The Voice” mais déjà roi, faire chavirer les cœurs avec sa guitare gipsy : Kendji Girac, pour sa première grande scène, a livré des versions enflammées de “Bella” et “Color Gitano”, confirmant son statut de phénomène.
L’énergie est montée d’un cran avec les machines à tubes : Magic System a fait lever les mains en l’air, Collectif Métissé a fait “tomber la chemise”, et Patrick Sébastien lui-même a transformé la Place de la Comédie en plus grande guinguette de France. L’événement était aussi international : Conchita Wurst, la sensation barbue de l’Eurovision, offrait sa toute première performance sur une scène française, livrant un “Rise Like a Phoenix” puissant et symbolique. Indila, émue, est venue recevoir un triple disque de platine pour son succès fulgurant. Bref, la mécanique était parfaitement huilée.
Et puis, soudain, la mécanique s’est grippée. L’émotion brute a fait irruption.

Le premier tournant est venu après la performance de Christophe Maé. L’artiste, lui aussi enfant du pays, a interprété “Charlie”, une chanson hommage à une jeune fille de 14 ans emportée par la maladie. L’émotion était déjà palpable. Mais c’est ce qui s’est passé ensuite qui a tout figé. Patrick Sébastien a repris le micro. L’homme des “Sardines” et des “petites girouettes” n’était plus là. Son visage était fermé, sa voix chargée. “Je voulais juste revenir 2 secondes sur la chanson,” commence-t-il. Il explique alors que le départ d’un enfant n’est “jamais normal”. Et là, il lâche la bombe, sa voix se brisant : “J’aime beaucoup cette ville de Montpellier… parce que sur la route de la Grande Motte, là-bas pas très loin, moi j’ai perdu mon petit garçon il y a 23 ans”.
Le silence. La foule, si bruyante, s’est tue. L’animateur, les larmes aux yeux, a partagé sa douleur la plus intime, son drame personnel, sur la scène de la plus grande fête de France. Il a regardé la caméra et a livré un message d’espoir bouleversant à tous ceux qui souffrent : “Quand quelque chose comme ça arrive, c’est pas la fin de quelque chose, c’est toujours le début d’autre chose. Soyez solides, soyez courageux et continuez à les aimer.”. Le masque du fêtard venait de tomber, révélant l’homme, le père, dans une séquence d’une humanité déchirante, totalement improvisée.
La soirée aurait pu reprendre son cours, mais un autre grain de sable allait enrayer la machine. Un grain de sable social, cette fois. Bien plus tard dans la soirée, Patrick Sébastien, décidément au centre de tous les événements, a de nouveau arrêté la musique. “La direction de France 2, la production… ont décidé de donner la parole aux intermittents,” annonce-t-il. Et là, stupéfaction : un groupe de manifestants, calmes mais déterminés, est monté sur scène.
Ce fut le deuxième “choc” de la soirée. Une porte-parole, Stéphanie, a pris le micro pour une déclaration politique en direct. “Nous nous battons comme des lions contre cet accord scandaleux qui pénalise les plus fragiles, qui appauvrit les pauvres,” a-t-elle lancé, sa voix portant sur toute la place. Elle a dénoncé un système “aux ordres du MEDEF et de la finance”. Le contraste était total : quelques minutes avant, on dansait sur la pop acidulée d’Alizée ; maintenant, la colère sociale s’exprimait en prime time.
Patrick Sébastien, loin de calmer le jeu, a enfoncé le clou. Après avoir défendu les “gens normaux” du métier, il s’est tourné vers la caméra pour un message personnel au Président de la République : “Mon cher François, puisqu’on se tutoie… tu m’as promis que l’humain prendrait le pas sur tout… c’est maintenant qu’il faut le faire !”. Une prise de position sidérante, un moment de télévision surréaliste où la fête populaire devenait une tribune politique.

Après ces deux déflagrations, le show a dû reprendre. La musique est revenue. Patrick Fiori a chanté l’amour, Julie Zenati a livré une balade puissante, et la fête a retrouvé ses droits, culminant, bien sûr, avec l’inévitable “Les Sardines” pour clore trois heures et demie d’émission.
Mais le cœur n’y était plus tout à fait de la même manière. Cette Fête de la Musique restera comme une édition à part. Une soirée qui a prouvé que la musique n’est pas qu’une simple distraction. Elle est un catalyseur. Elle a servi de toile de fond à la fois à la joie la plus pure, incarnée par la nouvelle idole Kendji, mais aussi à la douleur la plus intime, celle d’un père endeuillé, et à la colère la plus sourde, celle d’un corps de métier en lutte. C’était une soirée de paillettes et de larmes, de tubes et de slogans. Une soirée, en somme, profondément humaine.
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