L’autopsie après la mort de Jean Pormanove écarte « l’intervention d’un tiers »

Les médecins légistes n’ont constaté aucune lésion pouvant expliquer le décès du streamer Jean Pormanove.

Ce que révèle l’autopsie après la mort de Jean Pormanove (Le streamer Jean Pormanove est décédé lundi 18 août à Contes, localité au nord de Nice.)
TikTok Jean Pormanove
Ce que révèle l’autopsie après la mort de Jean Pormanove (Le streamer Jean Pormanove est décédé lundi 18 août à Contes, localité au nord de Nice.)

ENQUETE – On en sait plus sur la mort du streamer Jean Pormanove, décédé le 18 août « lors d’un live streaming » sur la plateforme Kick. Une autopsie a été réalisée ce jeudi 21 août sur la personne de Raphaël Graven de son vrai nom, 46 ans. À l’issue de celle-ci, les éléments ont permis d’écarter « l’intervention d’un tiers », a annoncé le parquet dans un communiqué.

« Les causes probables du décès apparaissent donc d’origine médicale et/ou toxicologique », est-il écrit. « À la lumière de ces éléments, les médecins experts considèrent que le décès n’a pas une origine traumatique et n’est pas en lien avec l’intervention d’un tiers », peut-on lire.

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Les médecins légistes n’ont constaté aucune « lésion traumatiques tant au niveau interne qu’externe (…) pouvant expliquer le décès », ni de lésions « correspondant à des brûlures », selon le procureur de Nice. Ils ont par ailleurs relevé la « présence de quelques ecchymoses et lésions cicatrisées plus particulièrement sur les membres inférieurs ».

Des analyses complémentaires, notamment toxicologiques, ont été demandées pour déterminer les causes du décès.

Un « business de la maltraitance en ligne »

La mort de Jean Pormanove a suscité l’émoi alors qu’elle est survenue en direct et sur fond de maltraitances de la part de deux autres streamers qui se filmaient avec lui.

Extraits vidéos à l’appui, les médias et les réseaux sociaux ont constaté que, sur la chaîne française la plus suivie de Kick – plateforme de diffusion connue pour sa modération permissive -, on pouvait encore voir la semaine dernière Jean Pormanove se faire frapper, étouffer ou humilier quotidiennement par ses co-streamers, surnommés Naruto et Safine.

Un spectacle macabre (mais scénarisé, se défend l’avocat de Naruto) suivi par près de 190 000 abonnés, et « plus de 15 000 spectateurs et spectatrices en direct, chaque soir », selon Mediapart, qui pointait un véritable « business de la maltraitance en ligne » et le comportement d’une communauté « assez engagée et complice des maltraitances ».