“J’aimerais mourir…”, Vincent Cassel jeune papa, il se prépare désormais à sa fin de vie

"J'aimerais mourir...", Vincent Cassel jeune papa, il se prépare désormais à sa fin de vie © Edward Berthelot
“J’aimerais mourir…”, Vincent Cassel jeune papa, il se prépare désormais à sa fin de vie

À 58 ans, Vincent Cassel, papa pour la quatrième fois, s’est confié à La Tribune dimanche sur son rapport à la mort et son attachement viscéral au Brésil.

Actuellement sous le feu des projecteurs grâce au film Les Linceuls de David Cronenberg, Vincent Cassel fait actuellement le tour des plateaux télévisés et des médias pour en faire la promotion. Il a d’ailleurs profité de cette actualité pour livrer des confidences rares. Dans un entretien accordé à La Tribune dimanche ce 27 avril, l’acteur de 58 ans a évoqué sans détour sa vision de la mort et la manière dont il mettrait en scène son propre départ.

Celui qui vient d’accueillir son quatrième enfant avec sa compagne Narah Baptista, un petit garçon prénommé Caetano, ne fuit pas les questions existentielles. Au contraire, il les aborde avec un mélange de lucidité et de philosophie. “J’aimerais mourir épuisé de la vie, fracassé de fatigue. Un peu comme quand on a passé une grosse soirée, ce qui m’arrive de moins en moins, je dois avouer !” confie-t-il avec son franc-parler habituel.

Vincent Cassel : “Je me verrais bien incinéré, avec mes cendres balancées…”

Vincent Cassel a une idée très précise de ce qu’il souhaite pour son dernier voyage, et il n’a pas peur d’en parler. Loin des tombeaux et des hommages traditionnels, il imagine une fin plus libre, à son image. “Je me verrais bien incinéré, avec mes cendres balancées dans la mer, sûrement au Brésil”, a-t-il lâché, dans les colonnes de nos confrères.Un choix qui n’a rien d’anodin pour l’acteur. Le Brésil, où il a longtemps vécu et où il a noué de profonds liens, est pour lui bien plus qu’un simple décor.

Les raisons ont dû changer en cours de route. Il y a la beauté du pays, sa grandeur… Mais surtout une façon d’appréhender l’existence et de tracer sa route que les Brésiliens appellent le jeitinho ou la ginga. Une sorte de swing, une manière de rester ludique, de prendre du recul et de ne pas se poser en victime, même quand c’est la merde.

Cette philosophie de vie, empreinte de légèreté malgré les difficultés, a profondément influencé l’ex-compagnon de Monica Belluci. Et c’est cette même approche qu’il souhaite adopter pour aborder la mort : avec recul, simplicité et, surtout, sans peur.

Le Brésil, un refuge éternel pour Vincent Cassel

Si Vincent Cassel évoque aujourd’hui son envie de reposer au Brésil, ce n’est pas par hasard. Sa connexion à ce pays est profonde, presque viscérale. Marié un temps à Tina Kunakey, avec qui il a eu sa fille Amazonie, il a choisi de donner à sa petite dernière un prénom qui reflète cet amour du territoire brésilien. Ce rapport au Brésil, il le partage aussi avec ses autres enfants, Léonie et Deva, nées de son union avec Monica Bellucci. Aujourd’hui en couple avec Narah Baptista, la mère de son fils Caetano, Vincent Cassel continue de cultiver ce lien unique entre sa famille et sa terre d’adoption.

Dans Les Linceuls, où il incarne un homme brisé par la perte de son épouse, Vincent Cassel livre une performance à la hauteur de ce que l’on lui connaît, teintée de la même quête d’apaisement qu’il évoque dans ses réflexions personnelles. Un rôle qui fait écho à ses confidences sur la vie, la mort et l’importance de vivre pleinement. Comme il le résume parfaitement : “Ce n’est pas important de savoir comment on finit. Ce qui compte, c’est d’avoir vécu intensément.